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Messianisme de la Pleurniche internationale Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 17-04-2013 23:18

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Amour, Anarchie, Argent, Banques, Bourgeois, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragons, Eau, Église, Esprit, Europe, Feu, France, Goulag, Gouvernement, Guerre, Homéopathie, Illusion, Inquisition, Internet, Jardin, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Magie, Médecine, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Nature, Opinion, Pagan, Paradis, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Rire, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Terreur, Transformation, Vide, Volonté, Yokaï

 
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Messianisme de la Pleurniche internationale
ou
Les obsédés de l’Avenir en Flèche du Temps qui lave plus Blanc (Instant)


Page dédiée au Saint Vide
 
 
 
 
Tout d’abord rien n’est écrit, aucune équerre et compas ou Torah, ou Bible ou Coran ; il n’existe que le VIDE. Il n’existe pas de compas-équerre nommé : déterminisme. Il n’existe que ce que je nomme « Fixation cavalante » et qu’on nomme aussi « Probabilité ». Si nous pouvions définir un truc compas-équerre en forme de déterminisme établissant une base de vie, nous serions déjà tous mort depuis longtemps ! Car la Vraie Connaissance ne s’exprime JAMAIS en mots ou en chiffres ; ce qui se traduit en matière dans notre monde spatio-temporel, et n’est que de l’ILLUSION, de l’OPINION, donc des trucs par ci par là ou de l’a peu près physique : toute imprécision dans la détermination initiale de tous systèmes, de tous « ismes », s’amplifie dans la trame évolutionniste de la flèche du temps ou fuite en avant et perte totale énergétique.
 
Même chose pour le TEMPS : il est du domaine du mental, comme par exemple le « diapason » mondialiste détruisant les heures locales en imposant la dictature du « Méridien de Greenwich ». Le reste n’est qu’opinion dans ce monde duel de la relation Sujet et Objet ; ce qui n’empêche pas d’émettre des opinions de base pouvant aider ; et l’Alchimie en est un formidable outil. Mais ce ne seront toujours que des émanations du mental et donc de l’ego. Malheureusement il existe depuis longtemps des personnes qui manipulent les autres sous prétexte qu’elles « ont le pouvoir », comme si elles avaient une maladie, ou des bœufs ou un compte en banque, et elles imposent la « démocratie », formidable attrape-couillons, et en y joignant la « religion mondiale » nous aurons un monde en un seul État totalitaire imposant son INQUISITION afin de garder les DOGMES de l’élite rongé par le pouvoir. Et ceux qui ne seront pas d’accord avec les dogmes en place seront considérés comme des « brigands », des « terroristes », car tout dogme est une opinion ou géométrie du mental qui, pour l’accusation, est censée être implicitement acceptée par tout le monde (comme la laïcité imposée à tous par automatisme), comme un centre dont on ne doit pas s’écarter sous peine de raisonnement faux (la fameuse raison du siècle des lumières et de 1789). Si la pointe du compas dérape, la circonférence, le raisonnement et les actes qui les suivent, sont nécessairement faux. Tout accusé qui se reconnaît lié à la foi d’une religion (par exemple à la prochaine religion mondiale du Noachisme, ou d’un parti politique) est supposé avoir parfaitement conscience d’avoir contrevenu au dogme, sauf dérangement mental. Aussi il est logique que le tribunal lui demande : « Sais-tu pourquoi tu es là ? ». S’il le sait, il ne subit pas une condamnation imposée, une injustice, il se condamne lui-même par auto-critique. S’il ne le sait pas, c’est qu’il est fou, et avec les drogues modernes la barbarie sera à son comble, bien pire que l’ancienne Inquisition qui brûlait ses possédés de Satan. C’était moins barbare que les hôpitaux psychiatriques. Ne jamais oublier les hôpitaux psychiatriques spéciaux du post-stalinisme.

Il est aussi un fait que le monde a été créé en mesure, nombre et poids et c’est vrai pour l’éternité. Rien de nouveau sous le soleil. Il n’y a de nouveau que ce qui a déjà été oublié.
Aussi je remet tel un refrain le passage fondamental de Jean Coulonval, dans Synthèse et Temps Nouveaux, qui avait tout compris, sans le demander, par la grâce divine d’une instantané et brutale révélation.
 
 
« Je ne suis pas maçon, mais ouvrier d’usine. Je vais donc employer un symbolisme de mes outils.
1. Le tour, ou toute autre machine pour usiner le métal avec des outils de coupe. Il possède une essence : la conjonction de deux mouvements, l’un circulaire de la pièce à usiner, et l’autre de translation de l’outil sur la pièce (ou l’inverse). Cette conjonction, ou sa possibilité, existe de toute éternité dans les essences de la Création, avant même qu’aucun homme ait eu l’idée, dans le temps et l’espace, de construire un tour. Les tours, fraiseuses, perceuses, imaginés à partir de ces essences géométriques pour une multitude de besoins particuliers, je les appellerai des « accidents ». Il se trouvera toujours un imbécile pour essayer de faire fonctionner la machine à l’envers, c’est-à-dire renverser l’ordre essences-accidents. Résultat : il bousille quelque chose.
La révolte de Lucifer, le péché originel, ce n’est rien de plus. C’est simple comme le fil à couper le beurre.
2. L’équerre à centrer [dessin ci-dessus]. C’est un outil qui sert à trouver le centre approximatif d’une surface qui ressemble plus ou moins à une circonférence. A la façon dont on a décidé que Bourges est le centre géométrique de la France.
La circonférence fort irrégulière représente la section d’une barre d’acier plus ou moins cylindrique. En portant l’appui des tétons en plusieurs points on trace autant de lignes AB. On obtient un petit polygone irrégulier qui est le centre approximatif. Ce sont les accidents externes du contour de la pièce qui en ont décidé. En quelque sorte, ils l’ont imaginé, fabriqué. C’est ce que fait le mode de pensée qu’on appelle « opinion », scientifique, métaphysique, ou même religieuse, quand l’homme se fait de l’Absolu une conception qui convient à ses appétits, dans le monde des accidents, du spatio-temporel.
Le discours logique qui cherche les essences au travers des accidents opère à la façon de l’équerre à centrer qui ne peut tenir compte de toutes les lignes AB possibles pour la simple raison qu’elles sont en nombre inépuisable, in-défini (ce qu’on appelle à tort l’infini). Pas plus que l’équerre à centrer, il ne peut tenir compte de tous les accidents existants ou possibles dans le spatio-temporel, et en conséquence aucun discours logique (tous les philosophismes sont des discours logiques) ne peut atteindre à la vision de l’Absolu. Il est toujours couillonné. L’Homme ne peut atteindre l’Absolu que si l’Esprit vient lui-même le chercher pour le placer au centre, c’est-à-dire en LUI.

Tous les philosophismes [y compris les religions du Livre : Thorah, Bible, Coran, etc.], avec leur miroitement verbal, sont des miroirs à alouettes qui ne sont guère dangereux tant que leurs promoteurs se contentent de pondre des bouquins, mais sont des catastrophes quand ils s’incarnent dans des structures politiques concrètes, dans des « Partis » qui n’existent en tant que tels que parce qu’ils prétendent être détenteurs de la Vérité, du centre de toutes choses, ce qui fait que tous sont des dictatures, des totalitarismes, en acte ou en puissance.
La Vérité, pour l’Homme et pour chaque homme, c’est l’idée qu’il se fait de sa nature d’homme. Et il se trouve que, de même que l’équerre à centrer situe le centre d’une façon subjective, par approximation imaginative, aucune idée de l’Homme acquise par le discours logique, et qu’on appelle « opinion », n’a de valeur scientifique, quoi qu’elle en prétende.
En fait, la connaissance par l’Homme de sa nature humaine ne peut être une science puisque toute science naît d’un dialogue entre un sujet qui étudie et un objet étudié ; et que par ailleurs l’Homme étant ontologiquement, en ses essences, le résumé, la globalité de l’Être et de l’ex-istant, il est de ce fait dans l’impossibilité de se poser comme sujet étudiant d’un « Univers » qui lui serait extérieur. C’est, géométriquement, impossible. C’est pure illusion satanique fondée sur le renversement des rôles entre essences et accidents.
La politique est la science de la gestion des sociétés selon l’idée qu’on se fait de l’Homme (au sens générique). En conséquence, elle implique, de la part de ceux qui exercent le pouvoir politique, la connaissance des essences de l’Homme, de son ontologie. Connaissance qui ne peut s’acquérir à partir des accidents, pas plus que l’équerre à centrer ne peut définir un centre absolu, géométriquement vrai, lequel ne peut absolument pas être une opinion.
L’Absolu, c’est ce que toutes les religions appellent Dieu, l’Être source de tout ex-istant. Ce besoin de perception de l’Absolu régit tous les individus, ceux qui se disent civilisés et ceux qu’on dit sauvages ; mais il est vrai aussi que l’homme a toujours été tenté de rechercher cet absolu au travers des accidents du spatio-temporel et qu’il est difficile d’atteindre la perception pure de « Je suis celui qui est ». Les civilisations se sont toujours construites sur des compromis entre l’Absolu et les perceptions, contingentes et limitées, du spatio-temporel. Le règne de l’opinion en tant que critère de vérité politique n’a pris valeur dogmatique qu’avec la révolution de 1789, et le communisme en est la maturation historique en se parant des prédicats de l’Absolu, ce qui en fait une religion à l’envers, comme l’envers d’un cuivre repoussé. Il ne faut pas s’étonner d’entendre dire par ceux qui ont quitté le communisme qu’ils ont perdu la foi.
Le communisme est la dictature aussi radicale que possible d’un philosophisme, d’une idéocratie. Il professe le dogme que les accidents engendrent les essences. C’est une naïveté infantile mais le monde en crève. Il est bien connu que les enfants sont cruels.
Le renversement des rôles entre essences et accidents est la marque infaillible du satanisme. Les constructeurs de systèmes intellectuels, de « ismes », ont bouffé la pomme. Les autorités de l’Église sont aussi en train de la bouffer en réduisant la religion au sentimentalisme social et politique (progressistes), ou au conservatisme des formes rituelles (Lefebvre et traditionnalistes).
Le discours logique ne vaut que pour juger des accidents entre eux (J’opine pour telle ou telle explication), comme le fait la science expérimentale. Mais il se trouve que la science parvenue à son terme, ayant atteint la suture du physique et du métaphysique, rencontre la logique de l’illogique. Elle en est abasourdie ».


Donc sont criminels ceux qui veulent imposer leurs idées, grandes ou petites, aux autres. Ce fut le cas surtout des Chrétiens détruisants et assassinants les Anciennes religions de ce qu’ils nommaient les Païens ou Pagans (habitants des campagnes). En 390 de notre ère, les Chrétiens incendièrent pour la seconde fois la Grande Bibliothèque d’Alexandrie, cherchant ainsi à détruire les témoignages des Pagans et d’effacer d’un seul coup la multitude d’ouvrages gnostiques, qui évidemment ne nous sont jamais parvenus. Cet incendie fut le plus grave de tous ; et j’ai eu l’occasion d’en écrire une histoire sous forme de conte : Légende du Chat au miroir ou Premier incendie de la Bibliothèque d’Alexandrie.

Le drame de 390 provient évidemment du messianisme remis au goût du jour par le Jésus. Ce qui était antérieur, comme ce qui était antérieur à 1789 pouvait être rejeté sans hésitation, comme pour donner « raison » à l’impossibilité de « remonter le temps ». Cette attitude binaire se retrouve toujours de nos jours, voir la mode du terroriste de l’après 11 septembre 2001 ou du « brigand » de 1792 en Vendée. Le Coran devait aussi être brûlé puisque « étranger à l’Islam », toujours dans le même lieu de la Grande Bibliothèque d’Alexandrie, incendie ordonnée en 641 par le Calife Omar. Les religions sont donc synonyme de MÉPRIS et sont donc des OPINIONS comme n’importe quelles opinions. C’est toujours le MÉPRIS DE CE QU’IL Y AVAIT AVANT ; et aujourd’hui nous allons vers la même répétition du cycle infernal avec le projet déjà bien avancé, surtout aux USA, avec les Lois Noachides des Yahvistes pour imposer leur religion au monde entier sous forme de « religion mondiale », supprimant du même coup « ce qu’il y avait avant » !!!

J’en viens au messianisme et à l’Arbre de Vie ou des Séphiroth. Arbre de Vie non spécifiquement juif ou yahviste mais UNIVERSEL ; ne pas oublier non plus de le regarder avec SES DEUX COURANTS ÉVOLUTION et INVOLUTION. Toutes les traditions antiques connaissaient les dix stations de l’Arbre de Vie (dix stations ou CONTENANT et CONTENU) ; Jean Coulonval en a rêvé et en fut initié instantanément sans jamais l’avoir demandé ; j’en ai rêvé aussi sous une forme plus abstraite dans un TORE de Couleurs (à ce propos voir les conférences de Nassim Haramein et la Fleur de Vie).
Dans la Kabbale (ou Cabbale), les dix Séphiroth sont : Kéther (Couronne, Unité), Hochmah (Sagesse), Binah (Raison), Chésed (Miséricorde), Géburah (Force), Thiphéreth (Beauté), Netzah (Victoire), Hod (Gloire), Yésod (Fondement, Secret Divin), Malkuth (Royaume, Terre).

L’Arbre de Vie étant universel on le retrouve dans l’Alphabets des Touareg composant les dix signes de l’Arbre de Vie disposés d’une façon identique aux Séphiroth des Yahvistes.
En Scandinavie l’Arbre de Vie correspond au cycle des Ases (les Dieux), dans l’ordre : Odin, Borel, Besla, Ve, Vile, Ymer, Lada, Hoener, Ask, Embla.
Chez Aristote nous avons : Individuation, Quantité, Puissance, Nombre, Qualité, Étendue, Passion, Action, Relation, Substance.
Dans la tradition druidique nous avons : Amour (Keugant), Sagesse, Force, Bien, Justice, Beauté, Accroissement, Déclin, Génération, Monde (Abred, Annwin) [disposition selon Marc Haven et en référence à L’Alphabet des Dieux, de Jean Haab].
Comme l’écrit si bien Jean Haab, le caractère universel de l’Arbre de Vie en fait un incomparable instrument de travail spirituel. Mais quelle en est l’origine ? Bien-sûr l’Alchimie découle de l’Arbre de Vie puisque dans l’Un comme dans l’Autre il ne peut être question que de l’INSTANT ou SOI.
Le vrai sens du Christianisme s’approche beaucoup de l’Alchimie à cause de la symbolique du Christ ou Instant. Mais le Vrai Sens du Christianisme est perdu depuis longtemps, surtout après le passage de l’empire Romain sous l’habit de Jules César, le tripatouillage des Yahvistes qui saccagent tout ce qu’ils pensent. Le triomphe de l’Église de Rome c’est l’arrivé du règne du Saint Fric.
On comprendra peut-être à lire les pages de ce site que ma religion ne peut être que celle de l’ancienne religion : les PAÏENS ou PAGANS, ces chercheurs de l’Abime ou de la Caverne. Le labour est difficile de nos jours car alimenté par plus de deux millénaires d’illusions et de faux d’OPINIONS d’ABRAHAM.


Maintenant j’en viens à la « Pleurniche internationale », parce qu’il s’agit bien de cela : Apocalypse ou Catastrophe (fin des temps ou eschatologie), Rédemption (DORG ou Demain On Rase Gratis, ou nostalgie de l’Âge d’Or), tous cela dans la ligne droite de l’évolutionnisme et son « Royaume de Dieu (des Juifs) sur Terre » pour, non pas recommencer l’Âge d’Or perdu, mais pour en fabriquer un nouveau, évidement plus beau (voir la série télé Real Humans pour en avoir un avant goût) ; aussi bienheureux les ‘Madame Irma’, ces prophètes des fêtes foraines et leur bouboule prédisant « l’avenir ». Bienvenue à celui ou celle qui peut « voyager dans le temps ».
Dans cette nostalgie de l’Âge d’Or on peut y inclure les dangereuses dérives comme le transhumanisme illustré en ce moment par la mauvaise série suédoise : Real Humans. À la vitesse où vont les choses de la technologie, bientôt nous connaitrons « la Pensée de Dieu » comme dirait Stephen Hawking, soit la science du voyeur judéo franc-maçonnique de la religion de l’homme se prenant pour Dieu.

Le DORG est donc le eyes candy comme par exemple les détails de la Jérusalem future et d’une vie idéale, avec des « sages » se consacrant à l’étude compas-équerres ou Torah. On est donc dans une UTOPIE MESSIANIQUE et un total éloignement de l’Instant : tout est en projet, dans le futur, ce qui reflète bien cette obsession de la « croissance » et de la folie technologie. On est dans le cycle de basarder tout ce qui était avant : diabolisation du « C’était mieux avant ». On a toujours la maladie de « réécrire le passé » au mépris total des Anciens, comme s’ils n’avaient jamais existé.

Catastrophisme et Rédemption en eyes candy ou utopie sont le messianisme ayant racine dans la prophétie de l’Ancien Testament de la tradition rabbinique, l’un dans la vision de fin des temps (cas d’Isaïe), et l’autre dans la vision du Seigneur (cas d’Amos). Chez les Yahvistes du Moyen-Âge ces deux courants cheminent dans leur propre monde.
Des érudits yahvistes s’efforcérent de dissocier le courant apocalyptique yahviste rabbinique et de l’associer exclusivement au christianisme ; si bien qu’ils ont contribué à la falsification moderne de l’histoire juive et à l’occultation de l’une des dynamiques les plus puissantes en forme des deux courants évolution et involution.

L’Arbre de Vie influença directement la pensée religieuse yahviste des 16è et 17è siècles, surtout avec Isaac Louria Achkenazi (1534-1572). Notez le son « nazi » à la fin du nom.... Comme il fallait « gagner sa vie », l’étude de la Cabbale et de l’Arbre de Vie et de toute philosophie exigeait du « temps libre », des recherches, et donc c’étaient les riches aristocrates qui pouvaient ainsi se masturber le mental. De plus la Cabbale devenait à la mode suite aux drames de l’époque, surtout la condamnation des Yahvistes en Espagne en 1492. Nous entrions de plein pieds dans la Pleurniche internationale avec création de la nouvelle Diaspora, avec le pourquoi de cette Apocalypse qui s’abattit sur leur dos : « une douleur de l’enfantement du messie ». La Cabbale leur offrait de quoi s’occuper la cervelle au lieu de penser à l’Apocalypse et à l’exile. Les réponses illuminaient le sens de l’exil et de la rédemption « et plaçaient la condition historique unique d’Israël dans un cadre cosmique digne de la création ».

La Torah se manifeste sous deux aspects : l’Arbre de Vie et la dualité du Bien et du Mal ou du pur et de l’impure (caractérisé par la période de l’exil).
Le drame d’Espagne fit beaucoup d’exilés, surtout à Safed, et c’est là que l’on peut parler de « diaspora » yahviste. Là se créèrent des écoles d’études cabbalistes. C’est à Safed que se développa le courant de pensée cabbaliste à la sauce Isaac Louria. Le Lourianisme se répandit sans distinction de classe : on le retrouve également chez les millionnaires d’Amsterdam comme chez les mendiants les plus pauvres de la diaspora. Évidemment tout cela est chargé du messianisme avec la tension nécessaire pour permettre la « libération ».

Maïmonide était anti Apocalypse. Dans son livre « compas-équerre » il parle de « guerres de Dieu », de reconstruire le temple en son lieu et de réunir les exilés d’Israël ; et du nouveau messie avec un nouveau monde et toujours cette destruction de l’Ancien. Toujours cette fuite en avant comme le « Vu à la Télé » de nos modernes publicités. Maïmonide c’est la même chose : « Et le monde ne s’occupera que de la connaissance de Dieu. C’est pourquoi les enfants d’Israël seront de grands sages. Ils connaîtront les choses cachées et parviendront jusqu’au degré de connaissance du Créateur possible à l’homme ». Toujours cette maladie du voyeur.

Donc la « nouvelle Kabbale » lourianique conquit le yahvisme et remplaça, comme toujours, tous les systèmes précédents, surtout dans les milieux aspirant à un « Vu à la Télé » (marchant à la nouveauté). Dès 1650 le lourianisme prit corps avec une suprématie sans précédent : la Cabbale lourianique représentait la théologie yahviste de l’époque, toujours sur les bases de l’Apocalypse en forme d’exil, et de la rédemption ou eyes candy. « Exil et rédemption sont les deux pôles autour desquels s’inscrit le système lourianique ».
La Cabbale lourianique a dessiné la base du mouvement sabbataïste.


[En référence partielle à Gershom Scholem : Sabbataï Tsevi - Le messie mystique]
 
 

Dernière mise à jour : 19-04-2013 19:04

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