Accueil arrow News arrow Dernières news arrow NIS L’ÉGYPTIEN 11
NIS L’ÉGYPTIEN 11 Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 11-07-2016 18:32

Pages vues : 2248    

Favoris : 315

Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : ADN, Amour, Anarchie, Argent, Banques, Behaviorisme, Bourgeois, Cacapitalistes, Chefferie, Communisme, Conte, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragon, Dualité, Égrégore, Égypte, Esprit, État, Étatisme, Europe, Famille, Génocide, Histoire, Humain, Illusion, Image, Inquisition, Instant, Islam, Jardin, Jeu, Judaïsme, Labyrinthe, Laïcité, Légende, Libéralisme, Liberté, Lucifer, Lumière, Manipulation, Matrice, Médecine, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Nature, Oligarchie, Opinion, Or, Ovni, Païen, Paix, Ptah, Paysan, Père, Peur, Philosophie, Pierre, Politique, Porte, Pouvoir, Prisons, Raison, Religions, République, Révolution, Royauté, Russie, Sagesse, Saint, Satan, Science, Sécurité, Serpent, Sexe, Silence, Spirale, Stargate, Tao, Télépathie, Temps, Ténèbres, Terreur, Terriens, Tradition, Transformation, Transhumanisme, Tyrannie, Vide, Volonté, Yokaï

 
femmes_egypt470.jpg
 
 
NIS L’ÉGYPTIEN 11
 
 
Publication d’un projet de long métrage comportant plusieurs chansons.
Précédemment Nis n’a pas pu ramener sa femme Sataï du Pays des Morts. Il veut revenir dans son pays d’Égypte et délègue ses pouvoirs à son serviteur et ami Iri.

SÉQUENCE 33.
(Retour en Égypte).
Le jour, sur la place du village d’Aïa. Panoramique sur une vingtaine d’habitants, 6 gardes, Iri avec 2 chiens en laisse, 2 servantes avec Jeb et Sa.
Nis est habillé de vêtements très ordinaires et un peu usés, il salue Iri avec les 2 mains sur les genoux et va pour l’embrasser.
Iri confie les 2 chiens à un garde et embrasse Nis longuement.
Les 2 servantes conduisent Jeb et Sa vers le chariot attelé à 2 chevaux ; elles les font monter. Dans le chariot se trouvent coffres, ballots et jarres de toutes tailles.
Nis salue tout le monde avec les 2 mains sur les genoux, il salue également le messager se trouvant à côté du chariot. Nis embrasse une servante et monte dans le chariot avec l’autre servante ; puis le convoi s’en va lentement. Les villageois acclament une dernière fois Nis. On le suit un instant.
 
Fortification le jour : le mur en partie éboulé est pavoisé avec plusieurs mats sur lesquels flottent des oriflammes. Il n’y a qu’une dizaine de soldats sur le haut du mur. 5 autres soldats sont bien alignés au pied du mur de la frontière. Leur chef Meki est en conversation avec Yamourap. Celui-ci va relancer le pigeon voyageur du messager d’Aïa. On suit un instant le vol du pigeon jusqu'à apercevoir à vol de pigeon le chariot de Nis roulant sur un chemin poussiéreux.

En vue des fortifications : vision subjective depuis le chariot sur la frontière s’approchant rapidement.

Fortifications de jour : sur le haut du mur, il n’y a que 2 soldats. Les autres sont alignés au pied de la frontière. Meki est devant ses hommes. Yamourap vient à la rencontre du chariot que l’on aperçoit s’approcher.
Yamourap aide Nis à descendre du chariot et le salue respectueusement. Nis va aider la servante à descendre, puis ils font descendre Jeb et Sa. Yamourap prend le petit Sa dans ses bras et l’embrasse, il embrasse aussi Jeb. Meki fait une haie d’honneur : ses soldats frappent avec leur lance sur leur bouclier comme pour applaudir.
- YAMOURAP : Seigneur Nis, veux-tu passer la nuit ici ou bien partir dès maintenant à la Grande Maison de Mur-Blanc ?
- NIS : Pour les enfants, je préfère passer la nuit ici et nous repartirons demain à l’aube.
Nis et Yamourap passent entre la haie d’honneur des soldats, derrière suivent Jeb, Sa et la servante.

Le matin. Fortification et palmeraie. Travelling sur le haut du mur dans une lumière orangé, avec derrière le haut des mats avec les oriflammes ; quelques torches et lampes à huile fument encore. 3 soldats dorment encore et 2 autres montent la garde ; suite et fin du travelling pour aboutir sur le chariot tiré par ses 2 chevaux : devant Nis et Yamourap, derrière, la servante et les 2 enfants. Meki accompagné de 4 hommes salue les occupants du chariot.
Le chariot s’avance vers la porte rudimentaire percée dans le mur de la frontière. Les 2 gardiens ouvrent les battants, le chariot franchit la porte, acclamé une dernière fois par les soldats. Les ombres sur le sol sont longues, le soleil est encore bas sur l’horizon. Le chariot s’enfonce dans la palmeraie déjà vue, on le suit un moment.
De jour, jour, entrée dans Mur-Blanc. Travelling d’accompagnement du chariot, il roule dans le passage conduisant à la Grande Maison de Djeser. (Sorte de bâtiment ressemblant à ceux du complexe funéraire de Djéser à Saqqarah).
6 soldats courent à côté du chariot pour l’escorter, et quelques dizaines d’habitants les acclament. Le chariot s’arrête devant la Grande Maison.

Le jour, la Grande Maison de Djéser. Nis fatigué et un peu sale, et Yamourap pénètrent dans l’entrée où les laissent passer 2 gardes, qui les saluent alternativement en s’agenouillant et en touchant le sol de leur front. La servante avec Jeb et Sa est derrière. Un scribe accompagné de 2 courtisans vient à leur rencontre. Toute la procession s’avance dans le couloir conduisant à la grande salle. On les accompagne un court moment.

La grande salle avec ses gros piliers carrés. Djeser est assis sur le siège royal, la Reine et un Grand Prêtre à jupe plissée se tiennent à ses côtés.
Entrée de Nis et Yamourap suivit du scribe et des 2 courtisans. La servante a du mal à contenir Jeb et Sa.
Yamourap salue le Roi les 2 mains sur les genoux, Nis s’affaisse à plat ventre et se traîne sur le sol vers Djeser, il reste à plat ventre un certain temps.
- DJÉSER : Qu’on le lève et qu’il me parle !
Yamourap vient relever Nis qui reste simplement accroupi.
- DJÉSER : Te voilà revenu ! À traîner en pays étranger et à jouer au transfuge, l’âge n’a pas trop attaqué ton corps, et tu as eu le temps de fonder une petite famille !… Tu ne te lèves pas ?… Réponds.
- NIS : Je n’ai pas appelé sur moi la main de Dieu, mais c’est la crainte, oui, la crainte qui s’est mise en mon cœur au point de rendre la fuite fatale. Maintenant, mon épouse morte, son cœur est en moi ; mes enfants Jeb et Sa et ton chanteur sommes devant toi. Tu es la vie, que ta Majesté agisse à son plaisir !
Arrivent alors les 5 enfants de Djéser (dont Neferi avec son époux Saky, munis tous deux de leur bâton de cérémonie).
Quatre enfants font quelques pirouettes avant de s’asseoir aux pieds de Djéser. Ils regardent Jeb et Sa.
Djéser se penche vers sa femme la Reine.
- DJÉSER : Voilà Nis qui vient comme un rustre avec la tournure d’un Siti (étranger à la Cour).
Les enfants de Djéser, Saky et les 2 courtisans éclatent de rire.
- SAKY : Ce n’est pas lui en vérité, Souverain, mon maître !
- DJÉSER (en colère) : C’est lui en vérité !
Alors Neferi, Saky, et l’aîné des 4 autres enfants enlèvent leur collier, leur bâton de cérémonie et portent le tous aux pieds de Djéser.

- NEFERI : Pose les parures de la Dame du ciel, soit clément, soit puissant comme maître des astres, parcours le firmament en barque céleste. Donne, que vive celui qui est dans l’anéantissement ! Donne-nous de respirer à l’aise. Nis le Siti né en
Tomiri, s’il a fui, c’est par crainte de toi ; s’il s’est éloigné du pays, c’est par terreur de toi ; la face ne blêmit-elle pas qui voit ta face ?
- DJÉSER : Qu’il ne craigne plus, qu’il engloutisse la terreur ! Lui et ses enfants seront parmi les gens du cercle qui sont admis dans le logis royal. Qu’on donne ordre de lui faire un apanage !
Le scribe prend note sur ses tablettes d’argile. Djéser se lève, il fait signe à ses 5 enfants et à Saky ; ceux-ci prennent par les mains Nis, la servante et Jeb et Sa.

SÉQUENCE 34.
(Installation près de la Grande Maison).
Le jour dans la cour de la Grande Maison. L’intendant Yamourap conduit Nis entouré des enfants, de Saky, Neferi, de Jeb et Sa avec la servante. Ils traversent une première cour avec quelques sycomores et arrivent devant une maison assez vaste. Un serviteur les attend et les salue.

De jour, dans la nouvelle maison de Nis. Le serviteur conduit la petite troupe à travers la salle de réception soutenue par 4 colonnes. Yamourap prend congé de Nis en le saluant les 2 mains sur les genoux.
Jeb et Sa commencent à se poursuivre derrière les colonnes avec les 4 enfants de Djéser. Entre-temps ; on a fait apporter les bagages de Nis et sa harpe que lui tend le serviteur. Nis s’assied sur un petit coffre revêtu d’un joli tissu. Le plus âgé des 4 enfants de Djéser :
- ENFANT DJÉSER : Tu sais jouer de la harpe ?
- NIS : Oui.
- ENFANT DJÉSER : Joues pour nous, joues quelque chose.
- NIS : Pour mon retour à la Cour de ton père, écoutes ceci :
Même le plus petit serpent a du venin
Même la petite vérité sauve son possesseur.
Même le petit mensonge cause le malheur de qui le dit.
Même le petit souci brise les os.
Même la petite joie fait vivre le coeur.
Même la petite rosée fait vivre le champ.
Nombreuses sont les petites choses qu’il faut craindre.
Rares les grandes choses qu’il faut admirer
.
(Référence à : Civilisation de l’Égypte pharaonique, de F. Daumas).
Les enfants frappent dans leurs mains et poussent des cris. Neferi est troublée et se rapproche de Nis.
- NEFERI : Seigneur Nis, j’ai appris du Grand Prêtre ce poème, veux-tu l’écouter ?
Nis acquiesce de la tête.
- NEFERI (seulement parlé) : Je descends le fleuve en barque au bruit des rames,
Ma botte de roseaux sous le bras,
J’irai à Mur-Blanc et dirai à Ptah, Seigneur de la vérité,
Donne-moi mon frère pour cette nuit… (Nis continue).
- NIS : Le fleuve est du vin,
Ptah ses roseaux, et la Puissante ses feuilles,
Ses messagers sont ses boutons,
Le dieu du lotus est sa fleur.


Neferti est sous le charme et embrasse Nis sur le front. Saky ne remarque rien car les enfants, surtout Jeb et Sa font du chahut, car le chat Miou vient de faire son apparition. Jeb lui court après et veut l’attraper ; un autre enfant de Djéser s’en mêle.
- NIS : Miou.
Nis se penche et Miou se précipite dans les bras de Nis pour échapper aux enfants.
- NIS : Je ne saurai jamais comment tu te débrouilles pour toujours me retrouver, brave et mystérieux Miou.
Miou miaule et ronronne. Les enfants continuent de chahuter malgré les remontrances de la servante. Neferi est de plus en plus sous le charme de Nis.

Le jour dans le jardin intérieur de la nouvelle maison de Nis. On suit un serviteur apportant des parfums et de l’huile à Nis. Celui-ci se lave dans le bassin. Le serviteur dépose le plateau à côté du bassin et s’en retourne.
Nis se parfume les cheveux, puis se verse de l’huile sur la poitrine et se frictionne. Il sort de l’eau et passe ensuite une robe de lin propre posé à côté du bassin, il met ensuite un collier au dessin assez simple. Sa harpe se trouve posée sur le sol. Le serviteur revient.
- SERVITEUR : Seigneur Nis, Neferi, la fille cadette du Roi réclame ta présence.
- NIS : Fait là entrer dans la salle de réception et apporte des boissons, du gâteau de miel.
Nis entre dans la maison en emportant sa harpe.

Dans la salle de réception aux 4 colonnes : quelques coffres et de jolis tissus aux murs. Neferi est assise et arrange ses cheveux serrés dans un ruban. Elle est habillée avec une longue jupe rouge vermillon, une tunique ocre jaune et ses épaules soutiennent un large collier. Sa taille est serrée par une longue ceinture bleutée.
Le serviteur apporte un plateau avec une cruche, des gobelets de terre cuite et du gâteau de miel. Nis arrive et s’assied près d’elle.
- NIS : Je ne me rappelais plus ta silhouette depuis ma fuite du pays de Kemit et ici, après mon retour, je retrouve ta beauté encore plus épanouie.
Nis lui offre du gâteau et un gobelet de vin. Elle boit le vin, mais refuse le gâteau.
- NEFERI : Cela peut faire grossir mon corps. (Elle montre la harpe). Si c’est à mon intention, veux-tu jouer pour moi ?
- NIS : Ne vient pas te plaindre, le son de cette harpe ne laisse pas indifférent !…
Je descends le fleuve en barque au bruit des rames,
Ma botte de roseaux sur l’épaule.
J’irai à Mur-Blanc et dirai à Ptah
Seigneur de vérité, donne-moi ma sœur, (une amante)
Donne-moi la sœur juste pour cette nuit…

- NEFERI (complice) : Le fleuve est du vin,
Ptah ses roseaux, et
La Puissante ses feuilles,
Ses messagers sont ses boutons.

(Presque les mêmes paroles qu’a la scène précédente mais avec la musique de la harpe).

Neferi ne peut achever, elle embrasse Nis et lui caresse les cheveux. Un instant après :
- NEFERI : Je voudrais me divertir avec toi.
- NIS : Chère Neferi, mon cœur est encore plein de la présence de mon épouse Sataï, il n’y a pas encore de place pour se parer de ton désir.
Et il l’embrasse tout de même sur la bouche ; il lui caresse les cheveux et le dos. Ensuite Nis essaye de donner du gâteau à Neferi, mais elle le refuse toujours.
Elle se penche à l’oreille de Nis et lui chuchote quelque chose. Nis rit.
- NIS : Oh ! non !… Viens dans mes bras, je ne sais plus quoi faire avec toi, j’ai presque envie que nous allions dormir ensemble l’un contre l’autre.
Ils s’étreignent un court moment. Neferi prend une main de Nis et la met sur son sein, elle prend l’autre main et la met sur sa cuisse.
Nis semble ému et heureux. Après un moment de nouvelles étreintes, Nis se dégage brusquement mais délicatement.
- NIS : Je n’aurai pas dû te jouer de la harpe. Non Neferi, malgré l’échauffement de mon sang, je redoute les complications perturbatrices de la suite. Respect mon refus.
- NEFERI : Oui, tu m’as piégé avec ta harpe !
- NIS : C’est toi qui m’as demandé de te faire vibrer les oreilles ! Je t’avais prévenu… On se reverra. Permets-moi de te quitter pour l’instant.
Nis se lève, salue Neferi les 2 mains sur les genoux, et sort de la salle de réception. Neferi semble déçu et un peu en colère.

De jour, grande salle de séjour familiale avec 2 colonnes, les murs sont en blocs de calcaire brut, il y a des tissus tendus par endroits et le mobilier consiste en 2 divans et 6 grandes jarres d’eau fraîche. (Il se trouve plein de perles d’eau sur les parois). Un escalier mène sur la terrasse du toit.
On suit l’arrivée de Nis qui regarde ses 2 enfants Jeb et Sa jouer avec Miou : ils font rouler une boule de raphia. La servante essaye de jouer avec eux, les enfants rigolent. Miou les emmènent dans le jardin intérieur. On les suit un moment.

Le jardin intérieur. Jeb et Sa jouent avec Miou (raccord). La servante les poursuit, Nis est plus loin derrière. Un instant après, on entend d’autres cris d’enfants : ce sont les 4 enfants de Djéser. Ils rejoignent Jeb et Sa, ce qui fait fuir Miou.
Les 4 enfants possèdent chacun une toupie et veulent faire jouer Jeb et Sa à la toupie. La servante prend Sa dans ses bras.
- SERVANTE : Il est trop petit, il ne saura pas.
Nis arrive près de la servante.
- NIS : Laisses le essayer au moins !
La servante repose Sa sur le sol et les 4 enfants de Djéser initient Sa au jeu de la toupie.

SÉQUENCE 35.
(Perturbation).
Le soir devant une maison un peu importante (celle de Saky et Neferi) : Neferi joue à la toupie (raccord avec la scène précédente), à ses côtés se trouve Saky.
- NEFERI (tout en jouant) : Les années n’ont pas trop altéré les membres et le visage du chanteur Nis, il est même plus beau qu’avant sa fuite de la Cour.
- SAKY : Mon père le maçon Sak l’avait aperçu et écouté ; moi je ne l’avais jamais vu.
- NEFERI : Il tire des musiques si troublantes avec sa harpe qu’elle doit en être magique… Et puis il possède un si beau visage.
Neferi rêve et s’amuse à triturer sa toupie. Saky l’embrasse.
- SAKY : Tu crois que sa harpe renferme des pouvoirs magiques ?
- NEFERI : Oh certainement, il suffit de savoir se servir de la harpe !
Nous avons chanté le poème : ”Donne moi mon frère pour cette nuit”, mais cela n’a pas trop bien marché ! Il est encore sous le charme de sa bien aimée partie dans la Douat.
Tous les deux se mettent à avancer vers la maison.

La nuit, sur les toits de la nouvelle maison de Nis. Saky enjambe les petits murs qui bordent les terrasses des différentes pièces de la maison. Il essaye de faire le moins de bruit possible car il y a des détritus de bois, de poteries, de ballots de tissus. Arrivé au-dessus de l’ouverture de la salle de séjour, il emprunte l’escalier et pénètre dans la salle où brûle une seule lampe à huile.

Dans la salle de séjour aux 2 colonnes, éclairage par une lampe à huile. Nis dort allongé sur le divan ou lit socle incliné ; il est presque nu. Miou est couché sur ses pieds.
Saky descend prudemment l’escalier, avance vers Nis et va saisir la harpe, lorsque Miou miaule. Nis saisit avec précision Saky par le poignet.
- NIS (à moitié réveillé) : Et quoi ? tu veux t’approprier cette harpe ? Saurais-tu en tirer des jolis sons ? Saky, la musique, ce n’est pas si facile !
Saky est fort troublée et sue à grosses gouttes. Le chat Miou le regarde en miaulant.
- SAKY (balbutiant) : Seigneur Nis, tu m’as… Troublé… Quand je t’es vu pour la première fois… Laisse-moi te regarder encore un instant.
- NIS : On est dans le domaine de la nuit, et mon corps réclame le sommeil. Mais tu peux rester quelques pincées de sable si tu désirs.
- SAKY (angoissé) : Eu, excuses ma témérité Seigneur Nis, je vais engloutir mes désirs et te laisser reposer.
Et Saky salue Nis les 2 mains sur les genoux, et remonte par l’escalier.
- NIS : Non, passe par la porte, réveille la servante, elle t’ouvrira.
Saky troublé sort de la salle de séjour.

Le nuit, la chambre de Djéser dans la Grande Maison. Le Roi est allongé sur un lit socle incliné. Il n’arrive pas à dormir, il se tourne et se retourne sur les tissus de lin de son lit. Soudain, il saisit un petit maillet en pierre placé à côté, et frappe un petit disque de métal suspendu à une potence. Un garde accourt et salue le Roi.
- DJÉSER : Vas me chercher l’Intendant Yamourap.
Le garde s’exécute ; Djéser torse nue se lève et enfile une robe.

Plan de coupe : la nuit, un sablier laisse écouler son contenu lentement.

La nuit nuit dans la chambre de Djéser. On suit Yamourap se dirigeant vers le Roi avec une lampe à huile. Djéser à l’air vaseux et somnolent.
- YAMOURAP : Tu m’as demandé Seigneur ? (il le salue).
- DJÉSER : Je n’arrive pas à dormir. Mon cœur est en train de faire de la place pour Nis. A ton avis Yamourap, que manque-t-il a mon chanteur ?
Yamourap réfléchit un instant puis se met à sommeiller debout.
- DJÉSER : Que lui manque-t-il ?
- YAMOURAP (sursautant) : Oui Seigneur… Attends, attends… Voyons, il lui manque quelque chose avant d’aborder l’autre rive.
- DJÉSER : Mais il a déjà été dans la Douat, et les Dieux l’ont fait revenir.
- YAMOURAP : Mais lui à la différence de nous tous, il abordera l’autre rive une deuxième fois. Je pense qu’il faut convoquer le chef dessinateur Sechy et le chef des architectes Imhotep.
- DJÉSER : Tu me donneras la suite demain. Je sens que je vais enfin pouvoir me rendormir.
Yamourap sort de la chambre.

La nuit dans une pièce quelconque (décor naturel) à la lueur de 2 lampes à huile (raccord lumière avec la scène précédente) ; Saky est assis et réfléchit tout haut :
- SAKY : Je ne me rappelle plus du poème… ”Donne-moi mon frère pour cette nuit… J’irai à Mur-Blanc…” Oui c’est ça ! (Il écrit en même temps sur un papyrus). J’irai à Mur-Blanc et dirais… Donne-moi ta harpe et un frère pour cette nuit… (Un amant). Non, pour la nuit prochaine.

Il attrape un bol de terre cuite, y verse de l’eau et un peu de vin, il verse aussi une goutte de parfum (qu’il renifle avec envie). Puis il se met à déchirer en fins morceaux le papyrus et mélange le tout.
Il attend un peu que le papyrus se dissolve et verse le liquide dans une petite jarre qu’il bouche soigneusement. (Confection d’un philtre magique). Il secoue la jarre plusieurs fois et a l’air satisfait. Il éteint les 2 lampes à huile et va se coucher sur un divan.

Un coin de la grande salle dans la Maison de Vie de Mur-Blanc (partie de décor naturel si possible). Yamourap accompagné d’un scribe est entouré d’un Grand Prêtre à jupe plissée, de 4 jeunes étudiants et de 2 personnes en robe avec un large collier sur les épaules et un bracelet aux deux poignets.
L’un est Sechy : le chef des dessinateurs, et l’autre est Imhotep, l’architecte de Djéser (rôle muet !)
Yamourap lève les mains pour imposer le silence.
- YAMOURAP : Je vous ai réunis pour vous dire le désire de notre Roi, vie santé force. Il veut faire construire une pyramide à degrés en briques pour son chanteur Nis. Avant de commencer, il reste à choisir l’emplacement dans le cercle des
pyramides funéraires, à côté de ta pyramide Imhotep (il se tourne vers lui). Tu devrais pouvoir en faire facilement une réduction pour le chanteur de Djéser ; et toi Sechy (il se tourne vers lui) tu peux dès à présent choisir tes dessinateurs et appeler Kerep le briquetier en chef. Qu’il soit fait ainsi.
Yamourap salue la petite assistance et va s’entretenir avec le Grand Prêtre et le scribe. Plus loin, Imhotep réunit Sechy et les 4 étudiants.

Le jour, sur la terrasse de la nouvelle maison de Nis. Nis prend le frais à l’ombre d’un dais de tissu au dessin très coloré. Il est assis sur un divan et essaye des accords sur sa harpe. Jeb et Sa joue à la toupie un peu plus loin.
Par le haut de l’escalier arrive un serviteur.
- SERVITEUR : Maître Nis, le Prince Saky voudrait te voir, il t’apporte une offrande.
- NIS : fais-le venir ici et tu vas chercher la servante.
Le serviteur redescend l’escalier.

Sur la terrasse, suite. Il n’y a que le chat Miou, Nis assis et Saky debout. Il tient son cadeau : la petite jarre avec le philtre magique. Il est habillé d’un pagne aux jolis dessins de bandes rouge vermillon sur fond jaune de Naples, et d’une tunique gris beige. Il a mis un ruban dans ses cheveux. Il salue longuement les 2 mains sur les genoux. Nis se lève, le redresse et le conduit près de lui. Ils s’asseyent.
- SAKY : Regarde Seigneur Nis, je t’offre ce vin de la vigne du jardin de la Grande Maison. Je suis sûr que tu n’as pas encore goûté cette cuvée.
Il tend la petite jarre à Nis. Celui-ci curieux enlève le bouchon et boit. Il veut en offrir à Saky.
- SAKY : Non c’est pour toi !
Nis vide la petite jarre.
- NIS : C’était délicieusement parfumé. (Inquiet) Dis-moi, qu’est-ce que tu as mis là-dedans, intrépide Saky ?
Le chat Miou se met à trottiner vers Nis.
- NIS : Lui aussi il doit se poser la question ! Je te présente Miou, c’est mon inséparable compagnon de chemins.
- SAKY : Laisse-moi toucher quelques sons avec ta harpe, cela serait agréable à mon cœur.
- NIS (il lui tend sa harpe) : La harpe est à moi, les sons appartiennent à tout le monde. Saurais-tu faire vibrer l’air de notre Dieu Chou ?
Miou remue électriquement la queue. Saky fait quelques accords maladroits.

À suivre… Si le Dieu Ptah le permet…

DISTRIBUTION (CAST) pour les séquences ci-dessus :

NIS L’ÉGYPTIEN : (25 ans) chanteur pour le Roi Djeser
LES SOLDATS (du mur d’enceinte de la frontière)
MEKI : officier de la garnison de la frontière
YAMOURAP : intendant du Roi Djeser
SERVANTE (de Nis)
JEB : le fils de Nis
SA : deuxième fils de Nis
GARDES (de la Grande Maison)
SCRIBE (de la Grande Maison)
COURTISANS (de la Grande Maison)
REINE (femme de Djeser)
ROI DJESER : (45-50 ANS)
CINQ ENFANTS (de Djeser)
NEFERI : fille cadette de Djeser, une des 5 enfants
SAKY : frère de Sakay et fils de Sak
ENFANTS (de Saky et Neferi)
CHAT MIOU
SERVITEUR (Maison de Nis)
GRAND PRÊTRE (de Mur-Blanc)
4 ÉTUDIANTS (de la Maison de Vie)
IMHOTEP (35 ans) : architecte du Roi Djeser
SECHY (30 ans) : Chef des dessinateurs
KEREP : briquetier en chef
PLUSIEURS PERSONNES
 
 

Dernière mise à jour : 16-07-2016 01:13

Citer cer article dans votre site Favoured Print Envoyer à un ami Articles associés

Commentaires utilisateurs  Fil RSS des commentaires
 

Evaluation utilisateurs

 

Aucun commentaire posté



mXcomment 1.0.8 © 2007-2019 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved
< Précédent   Suivant >