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Destruction de la Russie - Antisémitisme Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 16-04-2009 16:34

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Publié dans : Nouvelles Spéciales, Russie

Tags : Argent, Banques, Bolcheviks, Business, Cosaques du Don, Dictateurs, Destruction de la Russie, Israël, Juifs, Pouvoir, Révolution, Russie, Sionisme, Terreur, Terroristes


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Destruction de la Russie - suite 5
Pourquoi les peuples ne s’entendent pas ?
Simple : l’argent rend fou ! et les ismes aussi
!
 
 
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LES RACINES RUSSES D'ISRAËL

par Vladimir Beider

Les mots d’ordre socialistes et sionistes qui ont présidé à la colonisation de la Palestine puis à la construction de l’Etat juif sont cent pour cent d’origine russe.
 
La Russie sous sa neige épaisse et Israël sous son soleil ardent sont deux pôles qui se repoussent et s’attirent. Il n’y a pas deux pays plus différents au monde – que ce soit par leur taille, leur histoire, leur mentalité, leur composition ethnique ou leurs objectifs nationaux – qui soient en même temps aussi liés l’un à l’autre. J’ai découvert Israël guidé par Dina Roubina. Elle y était installée depuis trois ans et n’était pas encore devenue l’une des écrivaines les plus populaires de Russie, mais j’appréciais déjà son travail. Elle avait alors prononcé une phrase que j’ai retenue comme une explication primordiale : “Israël a été créé par des Juifs russes pour des Juifs russes.” J’étais loin de me douter que, quinze ans plus tard, c’est-à-dire tout récemment, j’entendrais cette même formule sous une forme plus directe. Shmoulik Eviatar, ancien agent du Mossad et ancien conseiller aux Affaires chrétiennes de l’ex-maire de Jérusalem Ehoud Olmert [de 1993 à 2003], m’a en effet déclaré : “Ce pays a été fait par les Russes.” Les Russes en général, et non les seuls Juifs russes.

En 1772, l’Empire russe dut intégrer parmi ses sujets les Juifs qui peuplaient les territoires rattachés à l’issue du partage de la Pologne. Leur société était très fermée, patriarcale. Ils furent cantonnés en deçà d’une limite géographique et il leur fut interdit de s’installer dans les régions de l’intérieur de la Russie. Les réformes d’Alexandre II autorisèrent les marchands juifs, les artisans et les spécialistes, les diplômés des établissements d’enseignement impériaux à s’installer dans l’intérieur de la Russie et dans les grandes villes. Il existait un quota limitant le nombre de lycéens et d’étudiants juifs, mais de plus en plus de jeunes gens aspiraient à une éducation laïque, et, bien sûr, plus ils étaient nombreux là où auparavant il n’y en avait pas, plus ils suscitaient l’exaspération.

Les plus frustrés étaient ceux qui avaient réussi à s’extraire de leur milieu patriarcal. Ces Juifs instruits, qui avaient échappé à une ambiance pesante et étroitement locale, trouvèrent une solution : comprenant qu’on les détestait parce qu’ils n’étaient pas comme tout le monde, ils décidèrent de faire accéder leurs compatriotes à l’éducation, de les ouvrir au monde. Les militants juifs de l’éducation tentèrent de s’intégrer à la société, de partager sa façon de vivre, de devenir des patriotes russes et de suivre toutes les grandes tendances. C’est ainsi qu’ils comptèrent dans leurs rangs beaucoup de libéraux et de populistes [narodniki]. Et de fidèles du culte de l’Etat.

La réaction fut double. En 1881, l’assassinat d’Alexandre II [1818-1881] marqua le début des pogroms, encouragés par le pouvoir. Les révolutionnaires narodniki, pensant récupérer la révolte populaire contre les Juifs pour la diriger contre le pouvoir, incitaient aussi à cette violence. Les militants juifs de l’éducation durent changer de tactique : les Juifs auraient la capacité et le droit d’être comme tout le monde, mais dans leur propre pays, pas en Russie. Le sionisme, mouvement en faveur du retour dans la patrie historique pour la création d’un Etat juif, n’a pas vu le jour en Russie.

Mais ce sont bel et bien les Juifs russes, tous ces hommes qui avaient été empêchés de devenir des patriotes russes, qui l’ont adopté comme plan d’action. Ironie de l’histoire, ils ont emporté dans leur patrie historique les idées de la patrie qui les avait rejetés. Tout ce qu’ils n’avaient pas réussi à réaliser en Russie, ils l’ont tenté en Israël. Le plus étonnant, c’est qu’ils ont obtenu beaucoup de bons résultats. Les révolutions russes ont provoqué des répliques tectoniques en terre d’Israël. La première aliya [“montée” ou “ascension”, le retour des Juifs de la diaspora en Israël] s’est produite dans les années 1880, à la suite de l’attentat – où a péri le tsar Alexandre II – perpétré par les révolutionnaires russes.

La vague de pogroms qui a alors déferlé dans le sud de la Russie a jeté sur les rives de la Palestine des Juifs qui voulaient sauver leur vie. C’était une aliya religieuse, dont les traces sont encore visibles : le premier quartier juif de la Jérusalem moderne, apparu presque en même temps que le fameux hospice orthodoxe russe ; la première vodka russe fabriquée en Israël, la Gold, que continuent à produire les descendants des rescapés des pogroms de Russie. Son étiquette comporte toujours l’aigle à deux têtes, emblème de la Russie tsariste.

La deuxième aliya a été un écho de la révolution russe ratée de 1905. Désespérant de parvenir à briser le régime tsariste, les socialistes juifs, dont les actions avaient entraîné une nouvelle vague de pogroms, partirent en Palestine afin de réaliser leur rêve. Amos Oz, auteur classique de la littérature israélienne inspiré par les idées de Tolstoï, a grandi dans un quartier de Jérusalem. Il m’a expliqué que les gens qui l’entouraient étaient incapables d’arroser un gazon, mais qu’ils rêvaient de travailler en tant que paysans sur une terre collective. A cette époque, de telles communautés existaient aussi en Russie et aux Etats-Unis. Mais ce n’est que sur la terre Israël qu’elles ont vraiment pu se développer, pour devenir les kibboutz, fondement économique et structurel du futur Etat. De fait, les kibboutz pratiquaient le communisme.
Suite de l’article sur Le Post.

Ainsi l’Union soviétique fut la première grande puissance à soutenir la création d’Israël.



Extrait de la page du site France-palestine

L’antisémitisme moderne : 1881

À L’Est, puis à l’Ouest, les classes moyennes et les couches liées aux PME, redoutant la concurrence de la petite bourgeoisie juive et des ouvriers artisans juifs, vont être amenés à relancer la xénophobie. Ce sera l’antisémitisme moderne, succédant/s’ajoutant à l’antisémitisme d’origine chrétienne.

À l’Est, l’événement déterminant est constitué par les pogromes en Russie des années 1881-1882. Déjà soumis par les tsars à un régime très discriminatoire (interdiction de posséder des terres, de séjourner dans de nombreuses villes, de pratiquer de nombreux métiers, etc.), les Juifs russes doivent faire face à un antisémitisme populaire souvent manipulé par les autorités : les pogromes. En 1881, dans deux cents villes et villages, des Juifs sont tués, battus, leurs maisons et boutiques sont pillées. Un bain de sang.

À l’Ouest, c’est l’affaire Dreyfus dans les années 1890. Désormais, l’ombre de l’antisémitisme tombe sur tous les Juifs d’Europe, qu’ils soient riches ou pauvres, qu’ils soient puissants ou faibles. Ces deux événements - pogromes en Russie et affaire Dreyfus - marquent la fin de l’illusion de l’assimilation, née du siècle des Lumières et de la Révolution française. Face à l’antisémitisme moderne nationaliste, les Juifs doivent, eux aussi, adopter une solution nationale.

Le choc de 1881 est à l’origine du nationalisme juif et en particulier de sa variante sioniste.

Le contexte idéologique européen et le sionisme

Le sionisme a surgi et triomphé - après avoir été long- temps minoritaire - à un moment particulier de l’histoire mondiale comme de l’histoire juive. L’origine géographique et chronologique du terme même de sionisme est très significative. C’est un journaliste juif autrichien, Nathan Birnbaum, qui en 1880 invente le terme. Ainsi le sionisme - qui se donne pour objet le regroupement des Juifs dans un État purement juif où l’antisémitisme serait par définition absent - est né à la fin du XIXe siècle en Europe centrale au point de rencontre entre l’Europe orientale et l’Europe occidentale. Or toute l’Europe a connu pendant tout ce siècle des bouleversements politiques et idéologiques révolutionnaires qui conditionneront l’idéologie nationaliste juive émergente.

Sur l’histoire du sionisme :
- http://www.ism-france.org/news/article.php?id=6700&type=analyse&lesujet=Sionisme
Juifs et Russes avant la Révolution :
- http://observatoiredesreligions.fr/spip.php?article265
 
 
 
Suite des extraits du « Journal de Kolia » : Installation des Cadets.

Rappel :
il s’agit ici d’extraits du journal de mon père : Kolia, diminutif de Nicolas. Suite à la Révolution Bolcheviks, l’école des Cadets de Novotcherkassk Новочеркасск (capitale des Cosaques du Don), école pour officiers où se trouvait mon père, elle a été évacué avec tous ses jeunes élèves pour essayer de gagner l’étranger, car l’avance des Rouges devenait trop dangereuse. Les jeunes élèves officier devaient être rapatriés en Angleterre, mais c’est finalement en Égypte qu’ils se sont installés, et sous la protection des Anglais du Roi George V. Kolia vient d’être sauvé du typhus.


Le séjour à l’hôpital se passa normalement, suivant le programme militaire anglais, la nourriture était excellente et les soins, parfaits. Après les crises de typhus qui durèrent près de deux semaines, commença la période de convalescence. Kolia se sentait presque en forme, il reprenait du poids et pensait déjà à se baigner, car la mer n’était pas loin, près de trois cents mètres, mais malheureusement cela lui était strictement interdit à cause de la maladie qu’il venait de contracter.
Un fait curieux est à noter, à cette époque, un des médecins Anglais et un Cadet avaient donné à Kolia un surnom : Napoléon. Cela l’avait intrigué, car il avait surpris des conversations entre le médecin et le Cadet Interprète, qui critiquaient son comportement et son caractère ainsi que ses cheveux.
Les pensées vers ses Parents et sa terre natale avaient repris leur cours et il recommençait à s’ennuyer, car les garçons ne savaient strictement rien des évènements qui se déroulaient dans le Sud de la Russie et aucune nouvelle ne parvenait jusqu’à eux.

Après un séjour de trois semaines à l’hôpital, tous les Cadets convalescents furent dirigés en camions vers un autre hôpital situé au Caire pour achever leur convalescence.
Pour atteindre cet hôpital, ils avaient traversé la ville et furent émerveillés par le pittoresque, les couleurs, les costumes des habitants. C’est dans cet hôpital que les garçons passèrent les fêtes de Pâques avec tristesse.
La convalescence terminée, les garçons rejoignirent le Corps des Cadets qui avait été dirigé depuis le débarquement à Alexandrie, dans un camp militaire Anglais à Tel-El-Kibir, situé à quarante kilomètres du Caire. Les garçons étaient très heureux de retrouver leurs camarades, ainsi que Kolia, sa classe. Tous ces évènements avaient causé un retard de quatre mois dans les études et cela était très difficile à rattraper, d’autant plus que les conditions étaient déplorables, il manquait cahiers, livres, papier....
Les conditions de vie dans ce camp parurent à Kolia plus dures et moins confortables.
Heureusement que ce camp était seulement de transit. Après quatre semaines, tout le Corps des Cadets avec ses professeurs, ses domestiques et le matériel, furent transférés dans un camp spécialement érigé à deux kilomètres de la ville d’Ismaïlia, au bord du canal de Suez. Là, les installations avaient été bien conçues, bâtiments pour les douches, le réfectoire, les classes, la chapelle, la salle de spectacles.
Les garçons étaient répartis dans des tentes de quatre places, il en était de même pour les professeurs et le personnel sanitaire.
L’emplacement de ce camp était agréable, d’un côté le désert, en face quelques palmiers au bord du lac Amer qui communiquait avec le canal. Une route goudronnée passait à proximité du camp et menait à un hôpital Français situé à une centaine de mètres. Cet hôpital avait été construit sous de Lesseps au moment de l’achèvement et de l’inauguration de ce canaI. L’installation des Cadets dans ce camp dura plusieurs jours.
Le Directeur, le Général Tcherïatchukine avait réuni tous les Cadets, les professeurs et le personnel attaché à l’école, pour leur annoncer que ce camp leur était attribué jusqu’à leur départ d’Egypte. En conséquence tout l’ensemble de l’école se trouvait sous la protection de l’Angleterre et du Roi George V, vu que ce territoire où se trouvait l’école avait été conquis par les Anglais.
C’était au début de juin 1920, il faisait très chaud. Les garçons étaient remis entre les mains de leurs éducateurs qui étaient en fait officiers-moniteurs. Ils les emmenaient à la baignade dans le canal et cela était un moment exquis, surtout avec cette chaleur.
Sur le point de vue administratif, le Corps des Cadets était considéré comme un régiment Anglais, et ils reçurent des uniformes appropriés aux conditions climatiques, c’est-à-dire tout le nécessaire que possède chaque soldat Anglais en campagne. Les garçons étaient intrigués par tous ces objets nouveaux, rasoirs mécaniques, savonnettes, différentes sortes de brosses, des serviettes, du linge de corps, tel que le « shorttrousers » (deux pairs chacun), etc .......

Avec tous ces changements, cette installation, les garçons avaient un peu oublié leur triste passé et l’ennui. L’année scolaire devait néanmoins reprendre le plus tôt possible.
Trois jours après, les cours avaient repris ainsi que toutes les activités se rapportant à une école. Étant donné le climat et les conditions de vie, presque militaire, tout ceci se répercutait sur l’emploi du temps qui se trouvait en fait bien rempli.
C’était très pénible de poursuivre les études, car les conditions étaient très dures, mais les garçons savaient que les vacances d’été approchaient et cela était une consolation.
Les contacts avec les habitants de la ville d’Ismaïlia étaient nuls, vu que la vie et toutes les activités de l’école étaient organisées à la manière d’une activité militaire d’un régiment Anglais. À cette époque, l’Angleterre occupant le territoire d’Egypte, les consignes n’étaient quand même pas entièrement les mêmes que celles des militaires Anglais. Le Directeur de l’école avait obtenu des autorités Anglaises, que les Cadets pouvaient se rendre à Ismaïlia pour se promener, mais en groupe. Cela une fois par mois et chaque classe à son tour.
Parfois en se promenant en ville, les garçons chantaient des chants russes et la population applaudissait et avait un comportement compatissant, car ils savaient que ces jeunes gens venaient de Russie et qu’ils avaient été victimes de la révolution et que beaucoup parmi eux ne reverront jamais leur terre natale.

La ville d’Ismaïlia et la région du canal étaient une ancienne colonie Française. La direction du canal ne trouvait d’ailleurs à Ismaïlia, et le Directeur et sa famille étaient venus visiter les installations du Corps ainsi que pour l’inauguration de l’église et du théâtre. Avec tous ces évènements, le mois de juillet était bien vite arrivé et c’était les vacances.
Entre-temps, les nouvelles de Russie commençaient à arriver par différentes voies.
Tout d’abord quelques lettres sont arrivées en Egypte via la Scandinavie, l’Angleterre, puis par quelques derniers rescapés de l’exode fuyant les armées rouges, racontant des faits horribles.
Les vacances se passaient sous un soleil éclatant, les baignades deux à trois fois par jour. La chaleur était insupportable (50) à midi. Cela obligeait tous les garçons à rester sous les tentes ou à l’ombre, de midi à 16h. De 18h à 19h, ils allaient à la plage au bord du canal. Pendant cette période, vers la fin de juillet, un soir, le cousin de Kolia, Vania, l’appela pour lui annoncer une bonne nouvelle, une lettre de ses Patents venait d’arriver. Au moment de prendre la lettre, son cousin lui donna un rouble en argent à titre de cadeau. Il lui annonça que son père était décédé. Le pauvre Kolia qui pensait avoir de bonnes nouvelles, mais cette annonce était tellement triste, qu’il ne pouvait trouver de mots pour exprimer sa tristesse. Il alla dans un endroit tranquille pour lire la lettre et se mit à pleurer.

Après le dîner, il se rendit sur la plage, seul, et marcha pieds nus. Le sable était brûlant encore, chauffé par le soleil qui avait dardé ses rayons toute la journée. Il s’assit, et se mit à penser à ses Parents, ses frères et soeurs, et ses pensées se plongèrent dans son enfance. Il commença à lire la lettre qui expliquait comment son père était mort.
Il avait été mobilisé par l’armée Blanche au moment où elle manoeuvrait dans la région où habitait la famille de Kolia. Il subit le même sort que les autres soldats, c’est-à-dire combattre les bolcheviques ou bien convoyer des prisonniers.
Lorsque l’armée blanche commença à se replier vers le sud de la Russie pour se réfugier et échapper au massacre, il suivit le mouvement et, par chance, il garda son cheval, cela lui permit de se déplacer plus facilement. Mais malheureusement au moment de l’hiver, où le thermomètre oscillait entre moins vingt et moins trente, l’armée devait traverser les steppes du Don-Kouban, et c’est là que le père de Kolia fut foudroyé par le froid. Il tomba de cheval, personne ne vint à son secours, il fut enseveli sous la neige. Une dizaine de jours après cette tragédie, des compagnons de son père réussirent à informer sa mère. Elle s’en alla à cheval à la recherche du corps de son mari, afin de l’enterrer dignement. Ce voyage dura près d’une semaine sous ce froid qui était très difficile à supporter.
 
M. Roudakoff
 

Dernière mise à jour : 10-06-2009 17:54

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