Accueil arrow News arrow Dernières news arrow Soi Supérieur ou Sachant
Soi Supérieur ou Sachant Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 09-04-2010 17:57

Pages vues : 5130    

Favoris : 480

Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Philosophies, Religions, Sacré, Spiritualités

 
motif_entre.png
Soi Supérieur ou Sachant
Vase et Contenu et Opérateur


Sachant :
Le Jihad de l’Islam, qui est proche de la réalisation du Soi (le sens actuel est totalement faussé).
Être toujours “ en guerre ” ou éveillé, en Chaos.
“ Quel problème suis-je ? ”
Celui qui a souffert dans les profondeurs les plus intimes de l’Âme, et qui a été conduit a être à lui-même le propre objet de sa connaissance devient SACHANT. (Je sais que je sais). (Jean Coulonval).
Dans la Trinité le Verbe s’est fait homme pour être MÉDIATEUR entre le Cercle et la Carré (Toujours le 1 + 2 = 3).
Découvrir SA VÉRITÉ pour être LIBRE : JE SUIS CELUI QUI SUIS.
À propos du MOT PHILOSOPHE : en Alchimie, les termes : NOTRE Mercure, NOTRE Feu, se comprennent comme Mercure Philosophique, Feu Philosophique.
 
Vase et Contenu, sacralisation.
[SACRARE] / Secret, ce qui est caché est Sacré.
Accomplir un rite quelconque, c’est retrouver le Temps SACRÉ.
Au niveau archaïque de culture, l’être se confond avec le Sacré.
Pour les civilisations primitives, c’est l’expérience religieuse qui fonde le monde. (D’après Mircea Eliade).

Mais il y a un CHOIX :
1) Faut-il embrasser complètement et sans retour le Sacré ou
2) Avoir une attitude : j’embrasse, j’embrasse pas ??
Le Sacré est double, alors CRAINTE ou VÉNÉRATION.
Attire/Repousse, le Saint est craint, car sa Sagesse vient de ce qui est en haut.
 
 
Le labourage, les travaux métallurgiques et miniers, mettaient dans les temps lointains les humains face au Sacré.
Un objet n’est pas simplement lui-même, c’est-à-dire limité, il est Infini.
Le marteau sert à enfoncer des clous, mais aussi à une multitude de choses ; il a été tenu par un père, un fils et rappelle ceux-ci. Il rappelle des souvenirs, des situations. Cet objet ne renferme des vertus que parce qu’il incarne, il y a échange entre l’objet et la personne sujet, qui croit à ce qu’elle voit, fait, entend.
 
 
Marcelin Berthelot juge chimérique l’Alchimie, le plus grave, il juge son résultat négatif.
« La notion du miracle et du surnaturel s’est évanouie comme un vain mirage, un préjugé suranné. Il n’en a pas toujours été ainsi ; cette conception purement rationnelle n’est apparue qu’au temps des Grecs ; elle ne s’est généralisée que chez les peuples européens, et seulement depuis le XVIIIè siècle... Aux débuts de la civilisation, toute connaissance affectait une forme religieuse et mystique ». (D’après Marcelin Berthelot : Origine de l’Alchimie)

La sacralité est triplement perdue par l’AGRICULTURE et l’Agriculture perdue par l’industrie et les techniques (qu’on appelle improprement science, alors que la technique ne peut découler que de la science), et en plus par le labeur désacralisé. (D’après Mircea Eliade).
Un lieu est Sacré parce qu’il signifie autre chose que lui-même *Symbole*, il participe à un ensemble, un Tout ; parce qu’il répète le paysage cosmique, c’est un microcosme. C’est le centre du monde parce qu’il se trouve au coeur de l’Univers.
Sacré : pas modifié, donc DEMEURÉ (Idiot ou Fou du Roi qui était Sacré).

[ Extrait d’un projet de Glossaire, par M.R. ]


Maintenant, nous avons un explication proche du sacré, en forme de Vase et de Contenu, ce qui peut laisser entrevoir l’utilité de la recherche alchimique, et venant de Ramana Maharshi.

Questions-Réponses du 4 février 1935, enseignement 24.

Comment peut-on connaître et réaliser réaliser ce Soi ?
Réponse : Dépassez le plan de la relativité [balancement positif-négatif]. Un être séparé (le Soi) paraît connaître quelque chose (le non-Soi) qui est distinct de lui-même. Autrement dit, le sujet est conscient de l’objet. Le sujet percevant est dénommé drik, l’objet perçu drishya. [Drik et drishya sont alternativement vase et contenu]
 
 
Entre ces deux éléments doit exister un lien fondamental qui se manifeste comme « ego ». Cet ego est de la nature de chit (conscience). L’achit (l’objet non conscience) n’est que la négation de chit. Par conséquent, l’essence fondamentale est apparentée au sujet et non  à l’objet. En cherchant le drik, jusqu’à ce que tout drishya disparaisse, le drik deviendra de plus en plus subtil jusqu’à ce que seul le drik absolu subsiste. Ce processus est appelé drisha-vilaya (la disparition du monde objectif).

Question : Pourquoi les objets (drishya) doivent-ils être éliminés ? La vérité ne peut-elle être réalisée en laissant les objets tels qu’ils sont ?
Réponse de Maharshi : Non. L’élimination de drishya signifie l’élimination des identités séparées du sujet et de l’objet. L’objet est irréel. Tout drishya, y compris l’ego, constitue l’objet. [Le vase en quelque sorte] Lorsqu’on élimine l’irréel, la Réalité subsiste. Quand une corde est prise par erreur pour un serpent, il suffit de détruire la fausse perception du serpent pour que se révèle la vérité. Sans élimination des fausses perceptions, la vérité n’apparaît pas.

Question : Mais quand et comment la disparition du monde objectif (drishya-vilaya) peut-elle être effectuée ?
Réponse : Elle est accomplie lorsque le sujet relatif, c’est-à-dire le mental, est éliminé. Le mental est le créateur du sujet et de l’objet et la cause de la conception dualiste. C’est donc lui qui provoque la fausse notion d’un soi limité de toute la souffrance qui en découle.

Question : Qu’est-ce que le mental ?
Réponse de Maharshi : Le mental est l’une des formes sous lesquelles la vie se manifeste. Un morceau de bois ou une machine compliquée ne sont pas appelés mental. La force vitale se manifeste comme activité de vie et également comme phénomène conscient, nommé mental.

Question : Quelle est la relation entre le mental et l’objet ? Est-ce que le mental entre en contact avec quelque chose distinct de lui-même, c’est-à-dire le monde ?
Réponse : Le monde est appréhendé par les sens dans les états de veille et de rêve ; il est l’objet de perceptions et de pensées, les deux étant des activités mentales. Si l’activité mentale du rêve et de l’état de veille n’existait pas, il n’y aurait pas de perception du monde ni la conclusion u’il existe. Dans le sommeil profond cette activité est absente ; donc les objets et le monde n’existe pas pour nous dans cet état. [Comme pour le temps : s’il n’y a personne pour observer l’ombre du Soleil sur un cadran, la chronologie n’existera pas. Et si l’observateur est conscient de relever l’indication de l’heure, celle-ci n’existera que pour lui]
En conséquence, la « réalité du monde » ne peut être créée que par l’ego, par son émergence du sommeil ; et cette réalité est engloutie ou disparaît lorsque l’âme reprend sa propre nature dans le sommeil profond.
L’apparition et la disparition du monde sont comparables à l’araignée qui tisse sa toile et puis la résorbe [ou est résorbé par le vent ou autre cause]. Dans cet exemple, l’araignée est sous-jacente aux trois états, ceux de veille, de rêve et de sommeil profond. Une telle araignée en l’homme est appelée âtman (le Soi), tandis que la même en rapport avec le monde (considéré comme issu du Soleil) est appelée brahman (l’Esprit suprême).
« Celui qui est dans l’homme est le même que Celui qui est dans le Soleil » (c’est le même être qui, ici-bas, est dans l’homme et qui là-haut, est dans le Soleil).
Le mental est nommé sûkshma-sharîra ou « corps des pensées », et le jîva, c’est l’âme individuelle. Le jîva est l’essence qui permet la croissance de l’individualité. On l’appelle aussi personnalité. La pensée, ou le mental, est considérée comme une phase ou une des formes dans lesquelles le jîva se manifeste, la phase antérieure de cette manifestation étant la vie végétative. Le mental se manifeste toujours en rapport avec - ou agissant sur - quelque chose qui est non mental ou matière ; il ne se manifeste jamais seul. Par conséquent, mental et matière coexistent.


La dernière phrase de Maharshi est somptueuse de simplicité et là encore, révélatrice de la réalité et de la justesse de l’Alchimie ; laquelle n’a rien à voir avec la chimie de Lavoisier et de ses suiveurs, une chimie industrialisée avec l’aide des banques en pleine essor la dernière moitié du 19è siècle et jusqu’à notre époque.

M.R.
 
 
schema_humain_dimension800.jpg
 
 

Dernière mise à jour : 09-04-2010 18:32

Citer cer article dans votre site Favoured Print Envoyer à un ami Articles associés

Commentaires utilisateurs  Fil RSS des commentaires
 

Evaluation utilisateurs

 

Aucun commentaire posté



mXcomment 1.0.8 © 2007-2019 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved
< Précédent   Suivant >