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L'opinion fabrique les partis politiques Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 20-03-2011 23:44

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Amour, Anarchie, Argent, Banques, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Église, Esprit, Europe, Inquisition, Justice, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Monarchie, Mondialisme, Opinion, Politique, Pouvoir, Prisons, Pyramides, Religions, République, Révolution, Russie, Sagesse, Satan, Sexe, Supplices, Synarchie, Temps, Terreur, Tortures, Travail

 
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L'opinion fabrique les partis politiques

Sainte Opinion priez pour nous !
 
 
 
Parti : Groupe de personnes défendant la même opinion. Association de personnes unies pour défendre des intérêts, des buts communs ; faction, ligue. Organisation dont les membres mènent une action commune à des fins politiques.
 
Opinion : Manière de penser, de juger ; attitude de l'esprit qui tient pour vraie une assertion ; assertion que l'esprit accepte ou rejette (généralement en admettant une possibilité d'erreur) (sic).
Ensemble des attitudes d'esprit dominantes dans une société (à l'égard de problèmes généraux, collectifs et actuels) ; ensemble des opinions d'un groupe social sur les problèmes politiques, moraux, philosophiques, religieux.
C'est une logique en forme de croyance. Une inversion : la démonstration ou analyse engendre la science, et l'argument probable engendre l'opinion. Parmi les choses qu'on ne sait pas, il y en a qu'on croit sur le témoignage d'autrui, c'est ce qu'on appelle la foi ; il y en a sur lesquelles on suspend son jugement, avant et après l'examen, c'est ce qui s'appelle le doute. Et quand dans le doute on penche d'un côté plutôt qu'un autre sans pourtant rien déterminer absolument, cela s'appelle OPINION.
L'opinion est une connaissance douteuse qui n'est pas sans apparence et sans fondement mais qui n'a point de certitude.
Et à propos de la révolution de 1789 qui institua le régime de l'opinion, il y eut même une fête de l'opinion, la 5è des fêtes instituées par la Convention, pour être célébrées pendant les jours "complémentaires".

Adhérer - Adhésion : Donner son accord à une doctrine et au programme qu'elle engendre, au groupe humain qui se crée pour l'appliquer, et à un maître ou plusieurs maîtres doctrinaux de ce groupe.
Adhérer à un parti politique, c'est se fondre dans un corps psychologique, mental et donc intellectuel, différent d'autres corps politiques dont on se fait l'ennemi. Adhérer c'est participer à la nature profonde des antagonismes sociaux, à quelque niveau qu'ils se situent, et donc à les entretenir, les nourrir. C'est consentir à se faire malaxer l'âme par des maîtres à penser du parti. C'est une attitude laïque, de nature masochiste, une singerie de la passivité mystique devant les impulsions divines sur l'âme.
On retrouve cette lutte des partis chez Voltaire, emballé sous le dogme de l'opinion, lorsqu'il écrit : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire ». C'est une phrase typiquement "Fête de l'Opinion" de 1789. Il emballe bien la "guerre de l'opinion" qu'il dénonce d'ailleurs lui-même, dans une libéralité faisant carrément une Sainte Opinion. Le religieux éjecté s'est déplacé où il pouvait !

En principe un parti politique, tout comme la laïcité si chaire à la France, souhaite que les français s'intéressent à la vie politique, sous réserve qu'ils soient d'accord avec ses principes (républicains). Ainsi ce parti souhaitera n'avoir pas d'ennemis doctrinaux, essentiellement socialistes et communistes s'il est de droite ; libéraux s'il est de gauche. De là à souhaiter qu'ils n'existent pas et, en conséquence, de pouvoir leur retirer le droit d'avoir voix au chapitre, il n'y a qu'un souffle, par enchaînement naturel.

Un parti professe des opinions, face à d'autres opinions. Or, le propre de l'opinion, quand elle est une tension vers la vision globale des choses du monde, est de nier la validité de ses concurrentes (on le voit ou l'entend tous les jours dans les médias), et donc aussi, espérer la disparitions des cadres intellectuels et mentaux où elle naissent et mûrissent.
Le Littré dit que l'opinion est un terme de logique, une croyance probable, une connaissance douteuse, qui n'est n'est pas sans apparence et sans fondement, mais qui n'a point de certitude, cela est valable pour l'opinion scientifique, où la science reste l'objet devant le sujet pensant ; mais non pas pour l'opinion politique, qui est une tension vers la vision globale du Tout, et donc vers une fusion du sujet et de l'objet.

Là encore, à entendre ou voir les personnages s'occupant de politique, on se rend compte que toute opinion politique sous-tendue par le besoin d'absolu qui hante normalement tous les êtres humains. Même chez Ceausescu et Kadhafi ou Saddam Hussein.

Pour un individu donné, plus ses opinions sont fermes (ceux qui n'ont jamais de doutes) plus elles ont pour ferment le besoin d'absolu, plus elles sont chargées d'affectivité religieuse, et plus elles sont dogmatiques et refusent d'êtres révisées. Inversement, plus elles sont floues, sans fondations sentimentales et intellectuelles, et plus elles sont insignifiantes et inoffensives.

Ainsi, plus une opinion est ferme, plus elle tend à s'imposer, à exercer sa dictature sur les esprits. Il ne faut pas s'étonner si les régimes de dictature politique (nazisme, communisme, laïcité, etc.) n'admettent pas la pluralité des partis. Ce sont des démocraties arrivées à leur terme logique, à leur maturité.

Les opinions politiques sont ennemis entre elles, par nature (voir les joutes, critiques et attaques dans les médias), et donc tout État qui prétend admettre la pluralité des opinions et donc des partis (comme la France par exemple), est foncièrement hypocrite, faux jeton.
Parmi ceux qui tirent les ficelles dans tel régime, il en est nécessairement qui sont parfaitement lucides, mais qui ne cherchent pas à résoudre ce problème de l'ambiguïté des régimes d'opinion (style occidentale ou chinois ou récemment soviétique), ou même l'entretiennent, parce qu'elle est utile à leur SOIF DE POUVOIR. Pouvoir nécessairement occulte (genre franc-maçon), parce ces gens-là ne peuvent pas dirent au public : "Vous savez, je vous couillonne". En régime démocratique, de multi ou de mono-opinion, la politique ne peut être autre chose que l'art d'agiter les êtres avant de s'en servir, d'où une guerre ou tension permanente non productive, au sens ou devrait se comprendre le mot 'politique'.

La Révolution de 1789 a bien foutu la merde dans le monde entier : préparer le Nouvel Ordre Mondial (NOM), on le voit aujourd'hui par exemple avec les évènements dans la Libye et les phrases prononcées par quelques politiques du parti au pouvoir (UMP), le mot VALEUR revenant comme un refrain issue tout droit de 1789, surtout s’il est associé avec « nos soldats », alors là, ça fait carrément TERREUR façon George Bush.

(Référence à Jean Coulonval : Synthèse et Temps Nouveaux)
 
 

Dernière mise à jour : 20-03-2011 23:50

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