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Chrétiens et Juifs et Usure Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 16-10-2011 23:22

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Amour, Anarchie, Argent, Banques, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Église, Esprit, Europe, Goulag, Homéopathie, Inquisition, Justice, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Médecine, Monarchie, Mondialisme, Mort, Nature, Opinion, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Terreur, Yokaï

 
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Chrétiens et Juifs et Usure
Les deux Pères-la-morale... à l’envers



L’usure au Moyen-Âge

La Bourse ou la Vie !


L’usurier, qui vend du vent enrobé de violence. Il va gonfler, gonfler et éclater. C’est inévitable.
 
 
 
[En haut de page : dessin d’Honoré Daumier : les tronches de cake des banquiers et des bourgeois enrichis]

Au cours des 12è et 14è siècles, l’usure s’installe et les juifs sont directement concernés par les questions de commerce d’argent.

USURE : 1138, du latin usura « intérêt de l’argent ».
INTÉRÊT : intéresser, FAIRE-FER ! AIMANT : passion de l’argent. Dommages et intérêts : préjudices. L’intérêt c’est « vendre de l’argent » : le revenu, la grosse commission (qui possède aussi le sens de se vider le ventre !!!). Et être dans le besoin évoque aussi l’aspect « merde », les excréments, les choses du ventre, la nourriture et les intestins (le mot intérêt commençant commerçant par inte, interne...).
La psychanalyse imaginaire de l’usurier médiéval associe l’argent injustement gagné à une sexualité orale ou anale.
 
L’usurier est un prêteur à gages, comme le tueur !!!
GAGE : ce que l’on dépose à un endroit et entre les mains de quelqu’un, à titre de garantie. C’est donc un contrat. C’est un SALAIRE : les gages de la femme de ménage ; la SOLDE du soldat à la solde de l’État, ou de nos jours de libéralisme, d’un lobby privé.

L’usure est corruption, violence, crimes. Qui dit pouvoir dit : cités, empire et corruption.

Page sur l’usure au temps des chrétiens et des juifs au Moyen-Âge (ici à partir du 12è siècle), en référence au livre de Gilbert Dahan : Les intellectuels chrétiens et les juifs au moyen-âge (livre de 1999 publié avec le concours du Centre national de la recherche scientifique, des Sœurs de Notre-Dame de Sion et de la Fondation du judaïsme français). Le mot juif est écrit ici sans majuscule, comme dans le livre, tout comme le mot chrétien. Autre référence sur l’usure : Un autre Moyen-Âge, de Jacques Le Goff.

Le dieu Dollar actuel ou le péché bourgeois de l’usure, « détrône à la tête des sept péchés capitaux la superbia, « l’orgueil », péché féodal - l’usurier, spécialiste du prêt à intérêt, devient un homme nécessaire et détesté, puissant et fragile », écrit superbement Jacques Le Goff, dans son livre : Un autre Moyen Âge.

Les documents de l’Église de Rome concernant l’usure sont très nombreux, et les mentions des juifs y sont rares. Il s’agit d’un problème de moral dans laquelle seront peu à peu impliqués les juifs et indirectement. Les théologiens se demandent si l’usure est interdite par l’Ancien testament. C’est à cette époque que le commerce occidental renaît et se développe, ainsi la circulation des monnaies devient une nécessité pratique. L’Église s’interroge sur le possible des revenus provenant d’une source déclarée illicite : l’usure. Pour certains, autant ecclésiastiques que laïcs, la lutte contre le commerce de l’argent devient une arme efficace pour porter atteinte au judaïsme (guerre idéologique ou de religions-opinions qui va se prolonger jusqu’à nous).
Déjà au 14è siècle des chrétiens on fait du mot Sabbat (samedi et fête juive du passage) le mot sabbat : bruit d’enfer, danse et assemblée bruyante de sorciers et de sorcières (on dit « une nuit de sabbat »).

Aux 12è et surtout 13è et 14è siècles, le commerce de l’argent devient pour beaucoup de communautés juives l’un des seuls, ou le seul, moyens d’échange avec le monde non juif. Les activités agricoles sont réduites (comme à partir du 19è siècle) du fait d’expulsions amenant l’obligation d’habiter dans les villes ; les activités artisanales (en dehors du microcosme communautaire) sont limités aux corporations chrétiennes. Le commerce lui-même est rendu difficile à cause de l’insécurité frappant particulièrement les juifs.
À cela s’ajoute le problème des croisades, les croisés ayant laissé des dettes et donc des intérêts. Ainsi se posa le problème de l’exonération de ces intérêts. Pierre le Vénérable déplore que les juifs s’enrichissent au détriment des chrétiens qui ont renoncé au confort, fait vœux de pauvreté et combattus pour reconquérir le tombeau du Christ (un argument terriblement dangereux pouvant frapper d’ostracisme toute une communauté aux époques modernes que nous connaissons).

Notons que des pogroms avaient lieu dès l’an 1000, puis au temps des croisades, perpétrés surtout par les masses en quête de boucs émissaires aux calamités : guerres, famines et épidémies, et des victimes expiatoires à leur fanatisme religieux.

Bref, les arguments entrant en jeux sont terriblement CONVENTIONNELS ! ou affaire d’OPINION !
Du côté de l’Église et des papes ont se plain : « Ils épuisent en peu de temps les ressources des chrétiens, sous quelques prétexte que ce soit, des usures lourdes et démesurées ». (Latran IV, canon 67, COD).
Évidemment : tout usure est immodérée ! Voir la page Les Dictateurs, la partie où il est question du choix des chasseurs-cueilleurs entre l’Horticulture et l’Agriculture et l’invention du mot « valeur ».

L’Église de Rome face à la modernité galopante a été obligé de tolérer chez les juifs le commerce de l’argent, à faible taux, comme c’était le cas de la part des autorités civiles.
Le grand thème reste tout de même : « Les juifs s’emparent grâce à l’usure des biens des chrétiens » (lettre de 1219 à des abbés de Soissons).
Sous Saint Louis, quelques seigneurs se demandent s’il est licite d’utiliser l’argent extorqué aux juifs, lequel provient de la pratique de l’usure. La réponse est positive, si les sommes recueillies servent pour la chrétienté, particulièrement la croisade !
La comtesse de Champagne en 1219 se plaint des autorités ecclésiastiques ayant mené une politique active de répression de l’usure.

Le concile d’Avignon 1209 possède un canon (4) sur les « juifs usuriers », où il est question d’empêcher les juifs de se livrer à l’usure en les privant de relations avec les chrétiens. On sens déjà poindre un futur exile...
En Angleterre, la City n’existait pas encore mais les juifs avaient l’habitude de conserver soit des sommes d’argent, soit des reconnaissances de dettes dans les églises ! (afin qu’elles soient gardées plus surement). Si de nos jours on mélange horriblement pouvoir politique et pouvoir économique, en Angleterre les juifs mélangeaient pouvoir spirituel et pouvoir économique ! Bien-sûr une constitution interdira de prendre les églises pour des banques !
Le concile de Trèves 1227 se préoccupe davantage des chrétiens, à qui il interdit de placer leur argent chez les Cahorsins (marchands et hommes d’affaires) ou les juifs.

Saint Louis en 1255 souhaite voir les juifs « cesser leurs usures et vivre du labeur de leurs mains ou de commerce, sans contrats ni usures ». (Canon 23 Grayzel). On voit en ce temps l’usurier comme un être oisif, et bien-sûr au sens chrétien, « l’oisiveté est la mère de tous les vices ».
Il faut tout de même dire que l’attrait et la mode de l’usure fait apparaître la menace d’un recul de l’occupation des sols et de l’agriculture, et avec elle le SPECTRE DES FAMINES ; jusqu’à l’arrivée de 1789, puis du 19è siècle qui verra s’installer notre civilisation industrielle, avec effectivement le largage en enfer du monde paysan et de son coq gaulois remplacé par les industries à bouffe et à bouches.
Rappel à propos du coq gaulois : il n’a pas vraiment de sens symbolique, les Romains en ayant fait un jeu de mots entre gallus (coq) et Gallus (Gaulois). Le coq est solaire, comme la république, il illustre le courage ; il est symbole maçonnique de vigilance et annonciateur de lumière initiatique, comme le coq chantant à l’aube.

On recommande aux chrétiens de ne pas placer leur argent chez les juifs, « Nul n’acceptera, sauf cas de nécessité, de prêts à intérêts de la part des juifs ». (Saintes 1280).
Selon le Deutéronome (voir plus bas) l’usure est interdite entre frères ; les juifs entendent cela de leurs coreligionnaires (même religion) et donc peuvent exiger licitement un intérêts à « ceux qui ne sont pas de leur paroisse ». Mais, comme le dit un chrétien, « nous sommes tous frères ! » Nous sommes tous fils d’Adam et, par conséquent, frères. (D’après Jesselin de Cassagnes, Bibliothèque Nationale). D’autres argument de l’époque vont dans le même sens, sauf qu’un passage du Deutéronome, voir plus bas, est très clair. Alors de nos jours il devrait en être de même à propos de fraternité humaine ! Surtout vis-à-vis de la franc-maçonnerie qui prône une élévation libératoire de derrière les fagots.

Exode (22, 24) :
Si tu prêtes de l’argent à un compatriote, à l’indigent qui est chez toi, tu ne te comporteras pas envers lui comme un prêteur à gages, tu ne lui imposeras pas d’intérêts.
Deutéronome (23, 20) :
Tu ne prêteras pas à intérêt à ton frère, qu’il s’agisse d’un prêt d’argent ou de vivres, ou de quoi que ce soit dont on exige intérêt. À l’étranger tu pourras prêter à intérêt, mais tu prêteras sans intérêt à ton frère.
Donc il y a frère et frère ! My God !!! Quelle OPINION...

Donc l’usure est un terrible problème pour cette fin du Moyen-Âge. La Chrétienté atteint sa vitesse de croisière autour de l’an 1000, et elle est mise en péril déjà à partir du 12è siècle avec la « flambée économique » et la multiplication des pièces de monnaies. Ainsi il se forme un nouveau système de valeur basé sur le PROFIT : le CAPITALISME nécessitant nombre de pratiques condamnées par l’Église de Rome.

Écclésiaste (31, 5) disait :
Celui qui aime l’argent n’échappe guère au péché,
Celui qui poursuit le gain en sera le dupe.
Matthieu poursuit (6, 24) : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon ». Mammon dans la littérature rabbinique tardive symbolise le fric et la richesse.

Le vol usuraire est un péché contre la justice. Thomas d’Aquin le dit bien (Somme théologique) :
« Est-ce un péché de recevoir de l’argent en prix pour de l’argent prêté, ce qui est recevoir une usure ? ». Réponse : « Recevoir une usure pour de l’argent prêté est en soi INJUSTE : car on vend ce qui n’existe pas, instaurant par là manifestement une INÉGALITÉ contraire à la JUSTICE ».

Que peuvent les lois, où l’argent est seul maître, et où la pauvreté ne peut avoir raison ? Ceux qui vont chargés de la méchante besace, plus d’une fois, ils vendent la Vérité. (Le Satyricon) Il est donc déjà question d’usure.

Ce qui compta plus au Moyen-Âge ce fut la CHARITÉ : prêter sans rien en attendre, qui s’exprime  à travers deux mots clés de la pratique et de la mentalité économiques médiévales : MUTUUM, qui repris en droit romain, désigne un CONTRAT qui transfère la propriété et consiste en un prêt qui doit rester GRATUIT. Et le second terme SPERARE, « l’espoir », qui au Moyen-Âge désigne l’attente intéressée de tous acteurs économiques engagés dans une opération impliquant le TEMPS CHRONOS, s’inscrivant dans une attente rémunérée soit par un bénéfice (ou une perte), soit par un intérêt (licite ou illicite).
Il vient donc une longue tradition chrétienne de la condamnation de l’usure. Dès l’aube de la Chrétienté les pères de l’Église interdisent l’usure aux clercs (canon 20 du concile d’Elvire, vers l’an 300). Puis ils étendent l’interdiction de l’usure aux laïcs.
Donc c’est effectivement au 12è siècle avec la vigueur retrouvée du commerce que l’usure s’installe durablement.

L’usurier ne vend que du vent : du temps. Il nous vend une CONVENTION, laquelle appartient à tous. L’usurier comme le marchand d’huile de pierre (pétrole) nous vend ce qui appartient à tous, comme l’eau appartenant à tous, comme l’air. Mais à notre époque de pollution on nous vendra bientôt de l’air pur.


« La Banque en est aujourd'hui explicitement au stade de liquidation des démocraties bourgeoises libérales, qui lui avaient permis de triompher de la société précédente du roi et du Dieu chrétien... », écrit Alain Soral dans son livre : Comprendre l’empire.
L’Islam interdit l’usure et la pure spéculation.
Je m’empresse de glisser ici le règne de l’OPINION institué par la révolution de 1789, et qui forme un tout avec le problème du fric :
Le règne des idées ou opinions : la raison immanente (sic) portée par la révolution française de 1789, met fin à l’ère de la transcendance pour inaugurer l’ère politique de l’opinion ; ouvrant après la Renaissance et les guerres de religions l’ère des guerres d’opinions !
La Trinité sociale du Moyen-Âge (dessin ci-dessous) fut détruite en 1789 par le groupe qui l’incarne : le Tiers-État qui n’était rien et qui veut tout, donc une classe sans privilèges liquidant les privilèges divins du Clergé et de la Noblesse au profit du dogme de l’égalité, c’est-à-dire d’elle-même. On inaugurait le temps mortel des philosophistes et de l’existentialisme à la Jean-Paul Sartre où désormais : les choses existent à cause des mots, alors que les mots devraient n’exister qu’à cause des choses. Nous entrions dans un monde désormais totalement CONVENTIONNEL, et renforcé par la technologie.
Le dogme de l’égalité deviendra plus tard tyrannique avec le marxisme léninisme des juifs bolcheviks, en passant antérieurement par la moulinette de l’humanisme qui prit corps à la Renaissance.
N’oublions jamais, au nom des millions de morts dans le Goulag, que cette institution de morts était une industrie comme n’importe quelle industrie américaine et capitaliste. Nous entrions effectivement sous la dictature du dieu ARGENT.


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En résumé : je vais faire simple : l’invention de la valeur et par conséquence de l’argent fait partie d’une CHUTE, et peu importe le sens qu’on donne à ce mot attaché à la chrétienté ou à une autre religion ou non ; une chute, dans la matière, tout simplement. L’usure n’est pas spécifiquement juif et ne peux pas servir d’arme contre cette communauté d’idées ou une autre. Cependant de nos jours on constate facilement que bon nombre de banquiers, d’industriels, notamment dans les médias et aux postes clés (notamment la franc-maçonnerie) sont juifs. Avec ce terrible problème qu’est devenu l’usure de nos jours, on peut aussi sentir ce qu’il se passa dans l’inconscient collectif dans la première moitié du 20è siècle (anti-juifs).
La franc-maçonnerie étant à 90 % en symbiose avec les « affaires » politico-religieuses, on comprendra l’acharnement des francs-maçons à installer leur république et sa laïcité.

Conclusion : l’usure doit mourir le plus rapidement possible pour ne laisser la place qu’à un ÉCHANGE, des DONS nécessaire à la vie. Évidemment Thomas d’Aquin ne peut dire que la monnaie a été inventée que pour les échanges (les rendre pratiques). L’ALCHIMIE est un moyen d’échange : LA TRANSMUTATION : changement ou altération de la FORME des corps, de manière qu’elle ne ressemble plus à celle qu’elle avait auparavant.
L’argent en tant que tel est idiot, improductif, ça ne pousse pas, ça ne se mange pas, ça ne chauffe pas, ça n’éclaire pas, etc. Mais dès le Moyen-Âge, en 827, on a cherché à « faire travailler l’argent ». C’est donc la stupeur dans les églises.
Maintenant si la civilisation devient plus sage et sait utiliser la vraie Télépathie, et sait même se passer de manger en utilisant la nourriture prânique, n’importe quel argent est totalement inutile.
 
 

Dernière mise à jour : 17-10-2011 00:25

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