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La Chute : ego et politique et USA Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 29-06-2014 17:52

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Amour, Anarchie, Argent, Banques, Bourgeois, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragons, Eau, Église, Esprit, Europe, Feu, France, Gaule, Goulag, Gouvernement, Guerre, Homéopathie, Illusion, Inquisition, Internet, Jardin, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Magie, Médecine, Merde, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Nature, Occulte, Opinion, Pagan, Paradis, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Rire, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Ténèbres, Terreur, Transformation, Vide, Volonté, Yokaï

 
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La Chute : ego et politique et USA
Origine de la mentalité politique du
pouvoir américain


Les Pères fondateurs des USA, ces perruques déprimés par le « péché originel » donnant naissance au « Désenchantement du monde » et en son retournement de l’après krack de 1929 sous la forme de l’American Way of Life.
 
 
 
 
RAPPEL : Nous sommes des animaux de culture : notre mental nous fait créer des symboles, et tout est symbole. Mais nous ne sommes aucunement enchaîné à notre mental ou ego. Ainsi nous devrions être capable de nous passer de gouvernement quel qu’il soit, monarchique ou républicain.

LA POSSESSION.

Un certain Helvétius à écrit : « Aimer, c’est avoir besoin ». PAUVRE : être DANS LE BESOIN, donc une conception DANS la CHUTE.
Excréments = produit de la DIGESTION RICHE, venant de la Transformation. (Merde riche en vitamines). Cela ramène directe à FÈCES,FESSES [MERDAS] ou EXCRÉMENTS. Or d’après la Radiesthésie les excréments ont la même vibration que l’Or métal. L’OR métal a un rapport avec la Merde, dans le sens où il sert d’étalon de paiement des marchandises, et où l’on se tue pour l’obtenir. C’est donc une forme d’énergie très dangereuse que la monnaie d’Or, qui a amenée à la religion de la Consommation : Produire, vendre, acheter d’où découle : pollution, tristesse, chômage, violence.
CHIER (1250) : faire ses besoins, ou se vider le ventre, faire CACARE.
AISANCE : cabinet d’aisances. L’aisance de la richesse matérielle (l’Or)
La « commodité », ou CONFORT, le contraire de gène.

Le précepte d’Helvétius est le parfait exemple de l’ego monté au pinacle : exploitez-vous les uns les autres : chacun s’associe à chacun pour son propre bénéfice, comme un moyen pour ses propres fins ou buts. On entre dans l’exploitez-vous les uns les autres comme moyen pour l’ego de l’individu de poursuivre ses propres intérêts, qui pour certains est le seul moyen de former une société. À cela ajoutons la fameuse CROISSANCE (dogme de la civilisation de consommation) liée aux désirs insatiables toujours régénérés et jamais satisfaits ; dogme qui fonde cette civilisation basée sur l’ego, l’égoïsme qui n’a jamais été aussi populaire que depuis l’après 1789.
De cet après 1789 allait surgir toutes les inversions possibles, dont le principal, l’ego : le pire en l’humain est devenu le meilleur.
Pour les « Pères fondateurs » des USA, l’égoïsme qui depuis longtemps ronge les humains lorsqu’ils « recherchent leur bonheur » allait être conçu comme un « droit émanant de Dieu ». Ainsi l’individualisme possessif ou American Way of Life devient un droit fondamental. Ce que Saint Augustin avait considéré comme un asservissement et un châtiment divin : la soumission perpétuelle de l’humain à ses désirs corporels, donc à son ego, les économistes néolibéraux, les politiques néoconservatrices et la plupart des habitants du Kansas le tiennent pour la base de la liberté.

Tout est donc inversé ! puisque la « liberté » est devenu la capacité pour chacun d’agir en vue de son intérêt, sans que le gouvernement n’y fasse obstacle, ce qui donnera le fameux LIBÉRALISME : « Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe de s’implanter où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales ». (Percy Barnevik, PDG d’ABB, 1995).

Donc l’opposition entre l’étatisme ou pouvoir d’État et l’intérêt personnel ou capitalisme et le « bon gouvernement » serait alors celui qui intervient le moins. Nous aurons alors l’arrivé du fameux « complexe militaro-industriel » dénoncé déjà en son temps par Dwight D. Eisenhower (vidéo en fin d’article). L’assassinat du Président John Fitzgerald Kennedy découle aussi de cette monté de l’ego et de son libéralisme. Cette idée de « l’amour de soi » ou amour du soi (ego) avec son s minuscule, a été renforcé tout au long du 19è siècle par la monté du darwinisme ou évolutionnisme, avec notamment la mode des jeux olympiques. 19è siècle qui verra le développement des banques et des « théories économiques rationnelles » en expliquant n’importe quel phénomène, depuis le taux de suicide jusqu’à la délinquance juvénile, en invoquant une répartition prudente du « capital humain » comme si ceux-ci étaient des patates dans un sac à code-barres, ce qui annonce le Nouvel Ordre Mondial.

Ce désenchantement du monde par les USA annonce le matérialisme où seul le corps, l’ego, compte. On ne considère le corps que comme une source de désir : la croissance, avec aussi un monde taillé sur mesure en suivant les « valeurs » matérielles et symbolique de la MERDE : L’OR MÉTAL, et ce qui va avec LA RATIONALITÉ censée ne pas s’oxyder, puisqu'elle est considéré comme un critère de vérité !
 
 
MENTALITÉ ANGLO-SAXONNE = EGO OU AMOUR-PROPRE et RELIGION DE L’HOMME (société fondée sur l’écrit et Luther et Calvin où la perte du mot Science fut dramatique).
 
 
Pour comprendre la naissance des USA, comme chez nous en France, il faut remonter à l’époque de la Renaissance : Luther et Calvin et la Réforme, Galilée et Descartes, le colonialisme et l'imprimerie, tout ces gens ayant une nouvelle façon de lire et interpréter des textes écrits. Nous entrions dans le règne de l’opinion et du rationnel : la recherche n’est plus celle de la révélation mais celle de la signification, annonçant bien le règne de l’opinion où tout le monde veut tout mesurer et contrôler. Le sens devient celui qui naît sur les lignes d’un texte, il ne s’agit plus de chercher des révélations divines cachées, occultes, entre les lignes et la sonorité des mots.
Luther effectua une tabula rasa sur les Anciens, en affirmant qu’ils écrivaient des fantasmes, des rêves, des extrapolations et des interpolations, qui sont là pour étayer les « dogmes de l’Église », ouvrant ainsi en grand les portes du protestantisme et du capitalisme.

Évidemment Luther se trompait lourdement : les textes créés au sein d’une culture et lus dans une autre, ne dévoilent jamais aussi clairement la signification qui a présidé à leur rédaction...
En résumé : Luther était un parfait rationaliste.

Les États-Unis sont en partie bâtit sur la religion de Calvin et Luther et sur le philosophiste Thomas Hobbes, donc sur l’aspect négatif ou inscrit dans la Chute de la nature humaine (péché originel).
L’idée du libéralisme du temps de la fabrication de la Constitution des USA était que les fermiers, financiers, artisans, commerçants, etc., tous allaient ensemble stabiliser les rivalités ; et plus il y aurait de rivalité : compétition, et plus le pays se développerait, et plus les intérêts seraient divers, puisque une région jouerait contre une autre région, et aucun parti ne pourrait obtenir la majorité pour s’imposer aux autres.
L’expansion-croissance comme remède à « l’esprit de complot » devient un argument pour justifier l’impérialisme continental. Un autre argument US consistait à dire que l’expansion des frontières agraires permettait d’agrandir le nombre de propriétaires exploitants de classe moyenne... Classe moyenne devant équilibrer entre riches et pauvres ou winners-losers.

L’enjeu US ou CAPITALO-SOCIALISTE : l’intérêt personnel dans l’intérêt commun, et l’intérêt commun dans l’intérêt personnel. Selon le rationnel David Hume, les hommes étaient tenus de réfréner leurs désirs en faveur du bien-être de la communauté qui avait tout à perdre si elle sombrait dans l’anarchie...

Nombre de Pères fondateurs des USA ont crus que si on veille et défend son propre bien, on défend celui de la communauté ; et quand on veille au bien commun on veille au nôtre ! Ce serait les meilleures garanties selon ce patriarcat fondateur des USA.
Le patriarcat fondateur des USA s’inspira aussi largement des recherches de Newton, où « les hommes auraient trouvé un ordre rationnel dans l’univers, et ont espéré pouvoir le transformer en ordre politique » (selon Hofstadter).

Au siècle des lumières ou des perruques poudrées, on considérait évidemment l’égoïsme comme étant naturel, et que ça permettait le maintien de l’équilibre social. Ainsi l’égo ou égoïsme devenait le principal moteur humain, puisqu’au 20è siècle certains déclaraient que c’était le plus grand des biens !!! Tout cela entre bien dans la Chute (Péché originel) où le capitalisme prend la forme d’un égoïsme « louable et intelligent » !!!
Ainsi la « science sociale » pourrait être un court-circuit entre l’intérêt personnel et la « moralité sociale ».

La mentalité anglo-saxonne serait que l’attention ou ego que l’individu porte à son propre intérêt est la base de la civilisation, et non un instrument de revanche contre elle, et devient ainsi la condition nécessaire de la « prospérité des nations ». On a là la définition du libéralisme donné ci-dessus par Percy Barnevik.

La mentalité anglo-saxonne ou système égoïste dont Montaigne fut un grand précurseur, et Hobbes le promoteur le plus connu. Y ajouter les Samuel Johnson, Jonathan Swift, Bernard Mandeville, et d’autres moins brillants, tous partisans d’un renforcement de l’ego où le désir naturel du pouvoir et du gain se cache derrière toute action sociale, même celles qui paraissent les plus vertueuses et désintéressées.
« Nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés » (La Rochefoucauld, Maximes, 1664).

Dans la Maxime 563 on lis : « L’amour-propre est l’amour de soi-même, et de toutes choses pour soi [ego] ; il rend les homme idolâtres d’eux-mêmes, et les rendrait les tyrans des autres si la fortune leur en donnait les moyens. Rien n’est si impétueux que ses désirs, rien de si caché que ses desseins, rien de si habile que ses conduites ; ses souplesses ne se peuvent représenter, ses transformations passent celles des métamorphoses d’Ovide, et ses raffinements ceux de la chimie. Voilà la peinture de l’amour-propre, dont toute la vie n’est q’une grande et longue agitation ».

Chez les Anglo-Saxons l’égoïsme est donc le « système social » et « la bonté de la nature humaine », surtout selon le Comte de Shaftesbury.

CAPITALISME = ÉGOÏSME = CONFORT MATÉRIEL ET FOLIE TECHNOLOGIE

Ici aussi en république française désormais liée à l’USionistan, le péché mignon de l’État est l’économie allant avec l’amour de soi ou ego : LE POUVOIR D’ACHAT, fondement de cette civilisation du Dieu Fric. Il est si loin le temps et la pensée gauloise qui ne pensait qu’à la TERRE et à l’Après-Vie ! Comme d’ailleurs les Anciens Égyptiens, mais c’était mondial à l’époque...

L’individualisme possessif est devenu dans le monde un droit fondamental, d’où la folie du copyright aux USA et ailleurs, avec l’imbécilité et la tyrannie mercantile de la « propriété intellectuelle ». On a donc le triomphe de l’ego, du matériel, du corps, du ‘m’as-tu-vu’ qui est devenu la base de la « liberté », en fait à son inverse : un camp de concentration mondial ! Et effectivement, ce capitalo-socialisme est le parfait désenchantement du monde, soit cette civilisation maintenant totalement matérialiste en sa religion du Saint Fric où l’humain est devenu « un capital » (voir le cas récent aux USA du « rehoming » ou business des enfants). Avec leurs Pères fondateurs, les Zaméricains font du fric avec absolument tout ! Et font tout en gros ! On est impérialiste ou on ne l’est pas !
 
Comme écrivait Jean Coulonval dans : Synthèse et Temps Nouveaux, L’américanisme comme le communisme ne peuvent conduire qu’à la pensée unique. « Cela précisément parce que l’un et l’autre prennent pour critères de valeur de leur civilisation des signes purement matériels, et comme moyens de persuasion politique des procédés qui visent uniquement le psychologique et les appétits sensibles, c’est-à-dire la part de l’âme la plus excentrique [l’ego], celle qui a le plus tendance à refuser, à refouler tout ce qui, dans le vrai sens, a vraiment valeur universelle. Car l’Universel est de l’Esprit, le général est de la terre.
Cette confusion entre le général (total quantitatif) et l’universel (unité dans la vision métaphysique et qualitative) est commune, bien que sous des formes différentes, au communisme et à l’américanisme. Le communisme identifie l’Esprit au psychologique et veut l’uniformisation des façons de vivre et de sentir. L’américanisme réduit la civilisation au seul aspect scientifique, technique et économique. Il ne nie pas officiellement l’Esprit mais le noie dans un flot de jouissances matérielles uniformément imposées à tous par l’American way of life, et aboutit également à l’uniformité psychologique et à l’étouffement de l’Esprit. L’un et l’autre peuvent résoudre les tensions et antagonismes du corps social, mais en réduisant l’homme à sa seule dimension psychologique et physique ». Tout est dit sur le PRAGMATISME américain qui sont les maîtres incontestés du sens pratique et de l’organisation, peut-être un héritage de pionniers, de défricheurs s’installant sur de nouvelles terres.

Le monde occidental et anglo-saxon en particulier et son impérialisme n’est absolument pas un modèle pour l’humanité, car depuis l’époque de la Renaissance il est un modèle marxiste en passant par un John Locke professant que la connaissance découle de l’expérience et que la connaissance est celui de nos sens communs. Beaucoup d’autres peuples sont aussi exemplaires, sinon plus, parce qu’ils voient l’ensemble, alors que l’Occidental ne voit que par petits bouts de machins.
Se souvenir que ce monde occidental est issu du judéo-christianisme qui condamna les Païens et leur attachement à la Nature ou Cosmos. Pour le judéo-christianisme la Nature n’est pas Dieu, ce qui donnera naissance au pur matérialisme (le judaïsme est total matérialisme).
D’autres peuples ne sont pas aussi égoïstes que les philosophistes Occidentaux américains. Les Maori, comme les anciens Pagans ou Païens, voient l’univers comme un ensemble de personnes : la Terre (Papa), le Ciel (Rangi). En pratique l’univers est une seule et grande famille. Toutes les choses environnantes sont des parents : les arbres, les pierres, les oiseaux, les insectes, les poissons, jusqu’aux éléments eux-mêmes. Dans un endroit de Sibérie, arbres, animaux et rivières sont « des hommes comme nous », car ils bougent, ils croissent, ils respirent...

Contrairement au marxisme et à John Locke, d’autres peuples puisent leurs connaissances dans les RÊVES. Vents, rochers, animaux étant des personnes, certains Occidentaux en adoptant des « animaux de compagnie » se comportent comme ces « Païens » cités plus haut. Ces animaux domestiques sont devenus des personnes, avec le business qui va d’ailleurs avec.
Ne pas oublier non plus la vraie chasse, fondée sur la sociabilité, le respect, la réciprocité, le tabou, la séduction, le sacrifice, la compassion, la domination, et autres combinaisons. La chasse s’étend au-delà de la différence des espèces.

[En haut de page : portrait de Thomas Edison, par Abraham Archibald Anderson, 1890, National Gallery].

[En référence à : La nature humaine, une illusion occidentale, de Marshall Sahlins ; L’univers de l’écrit, de David R. Olson]
 
 
 
 
 

Dernière mise à jour : 29-06-2014 18:42

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