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Compétition pour le divin Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 18-12-2014 19:20

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Amour, Anarchie, Argent, Banques, Bourgeois, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragons, Eau, Église, Esprit, Europe, Feu, France, Gaule, Goulag, Gouvernement, Guerre, Homéopathie, Illusion, Inquisition, Internet, Jardin, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Lumière, Maffia, Magie, Médecine, Merde, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Nature, Occulte, Opinion, Pagan, Paradis, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Rire, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Ténèbres, Terreur, Tradition, Transformation, Vide, Volonté, Walt Disney, Yankee, Yokaï

 
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Compétition pour le divin
L'erreur humaine ne date pas de nos jours !
Par contre la haine du corps est ancienne,
à l’époque des anciens travailleurs du chapeau.
Chez ces cocos là le vin et la rhétorique
était nécessaire pour sortir de la déprime !
Ça donnera plus tard la psychanalyse de Freud
ou confessionnal à l’horizontal.


Haine du corps ou déprime profonde de certains de nos Anciens ?
Des plantes qui manquent d’eau et de Lumière…

Page dédiée à tous mes Grands Ancêtres et bien plus cités dans cette page.
 
 
Faut dire que le rationalisme grec faisait déjà des ravages en Occident bien avant les perruques poudrées du siècle des « lumières » et leur « raison ». Plotin fut un ardent défenseur de ce rationalisme.


Ce rationalisme grec qui produira la fameuse « république » de nos jours considérée par les judéo-francs-maçons spéculatifs comme « universelle », symptôme de laïcité et de matérialisme général bouffant une grande partie de cette planète.
 
Haine du corps surtout de la part des Chrétiens : la foi de nombreux Chrétiens contient des exigences, des « normes », qu’il n’est pas possible d’accomplir entièrement ; le remord est donc fréquent. Aussi leur religion n’est-elle qu’opinion !
Chez les Païens en revanche, le remords est relativement rare. Par exemple l’examen de conscience est recommandé chez les pythagoriciens : « Blâme-toi pour tes mauvaises actions ; réjouis-toi pour tes bonnes actions ».

La haine du corps se retrouvait chez le déprimé Marc Aurèle : il se considère n’être pas à la hauteur de ses idéaux ; il ressent le désir d’être autre que ce qu’il est ; il dit qu’il est difficile pour un homme de se supporter soi-même. Aujourd’hui un psychiatre modèle Freud dirait que Marc Aurèle était en « crise d’identité », ou en crise du « faux soi ». Mais chez Marc Aurèle aucun lien avec l’idée « d'une torture de l’âme pour être agréable à Dieu » (idée carrément masochiste, matérialiste voir mercantile !)

Compétition pour le divin à la façon d’un concours de cours de récréation d’une école primaire du judéo-maçon Jules Ferry : « Je suis plus mort que toi ! ».
Certains Chrétiens et certains Païens entraient en compétition pour le divin.
Certains Chrétiens et certains Païens maltraitaient leur corps à plaisir ; corps qui était « de la boue et du sang, en un sac dégoûtant d’excréments et d’urine » ; l’être humain est donc plongé dans un bain d’eaux usées.
Plotin éprouvait de la honte d’avoir un corps ; d’autres rougissaient toutes les fois qu’ils mangeaient… La vie du corps était cause de la mort de l’âme (mort du Soi ou Instant). Ainsi certains « tuaient le corps parce qu’il les tuaient ». L’opinion de « la résurrection des corps » à peut-être tempérée la haine du corps chez les Chrétiens.

L’ascétisme chez les Païens : il est modéré, voir banal : la maîtrise de soi est la base de la ferveur spirituelle ; il ne faut manger que quand on a faim ; dormir quand on le doit ; éviter de s’enivrer et n’avoir des rapports sexuels que pour la procréation d’enfants. Sur ce dernier point les Chrétiens sont beaucoup plus sévères : « si on prend le risque de se marier, le mariage doit être ‘une rivalité en matière de continence’, et l’auto-castration vaut mieux que l’impureté » Mais toutes ces opinions étaient largement répandues.
Pourtant la virginité était considéré comme « l’acte suprême ». Les Marcionites refusaient les sacrements aux personnes mariées ; et dans le Christianisme primitif l’adultère étaient assimilé au meurtre, comme un péché sans rémission.

Un Justin le Martyr approuve un cas d’auto-castration. Origène se serait castré lui-même quand il n’était qu’un jeune garçon. Bref, ces auto-mutilations devenaient si importantes qu’un canon apostolique décida de les interdire. Les tortures personnelles étaient nombreuses et variées : vivre une année au sommet d’une colonne ; s’enfermer dans une caisse où l’on ne peut pas se tenir debout ; demeurer constamment debout ; se charger de lourdes chaînes, etc. Bref, le concours de cours de récréation cité plus haut : « Je suis plus mort que toi ! » (sous entendu : je suis plus purifié que toi).

C’était aussi l’actuelle division entre winners et losers, ou entre les chastes et les non-chastes, avec tortures après leur mort pour les losers, soit les adultères, les fornicateurs et les homosexuels. Il est probable que la haine du corps et le désir dépressif de se détruire soi-même à été un élément déterminant dans quelques cas volontaires par auto-dénonciation : le plaisir de se faire bouffer par les lions ou de se faire crucifier selon le bon plaisir de l’empereur.
Ces pratiques de compétitions et de folie étaient condamnés par les moralistes Païens.

Cette haine du corps étaient la mode et la déprime des temps des premiers Chrétiens et des Gnostiques. Cette maladie était moins sévère chez les Païens d’éducation grec, qui avaient le culte du « beau corps ».
La haine du corps selon moi est une composante uniquement occidentale ; elle n’existe pas en Asie. Par exemple chez les Taoïstes l’accès au divin ne nécessite pas le haine et le masochisme du corps. La méthode de purification du corps consistait à le rendre « comme une pure lumière » : dissoudre l’âme inférieure et restaurer l’intégrité de l’âme supérieure. Pour ce faire des Taoïstes pratiquaient ce qu’ils appelaient « Le Retournement de la Lumière » : secret qui permet de dissiper les ténèbres et de maîtriser l’âme inférieure. Le seul moyen d’y parvenir est le Retournement de la Lumière : Lumière qui est principe créatif, et c’est en la retournant qu’on la restaure. Un exemple est donné avec le fameux Scarabée qui avait tant de succès chez les Anciens Égyptiens : il fabrique un cocon de bouse d’où émergera la vie, grâce à un pur effort de concentration de l’esprit. « Si la vie peut émerger d’une bouse, pourquoi ne serait-il pas possible de produire un corps en concentrant la pensée sur l’endroit où demeure l’esprit céleste quand l’embryon a quitté la matrice ? Là on approche du Soi-Instant en forme de Trinité : Le Yang ou âme supérieure, et le Yin ou âme inférieure, le troisième terme est invisible en tant qu’union des contraires et peut s’appeler Conscience. « Retourner la Lumière » c’est le Principe alchimique ou Fixation Cavalante : non seulement tout bouge tout le temps, mais les énergies Yin et Yang (Volatil et Coagule) se « figent » : il n’y a plus de dualité, c’est la « Pensée pure », L’ÊTRE DANS LE NON-ÊTRE (chapitre 3 : Retourner la Lumière et rester au centre ; Le secret de la Fleur d’Or).
En résumé : Retourner la Lumière c’est réaliser le Soi-Instant, soit s’approcher de l’Instant pour aller vers la spontanéité, ne pas tomber dans la rhétorique, l’analyse et la spéculation en évacuant le plus possible les pulsions de l’habitude, une habitude qui conduit à l’endormissement et à la routine et à tout « isme » ou système.
Réaliser le Soi-Instant c’est chercher mon esprit, en comprenant qu’il était insaisissable [le propre du mental étant de vagabonder]. « Eh bien, je te l’ai pacifié ! ».

Retournement = Arrêt.
Lumière = Vision.
Arrêt sans Vision = Retournement sans Lumière
Vision sans Arrêt = Lumière sans retournement.
(Les termes arrêt et vision sont inséparables et signifient : Centrum Centri)
Le mariage de la Vision et de l’Arrêt s’appelle Retourner la Lumière… C’est simple, et c’est notre état naturel, comme dirait Ramana Maharshi ! S’éloigner du Soi-Instant c’est effectivement tomber dans la matière, tomber dans le corps, donc tomber dans l’histoire ou Chronologie tueuse, tomber dans la durée ! Le corps ça vieillit, comme une fleur qui se fane et ses pétales tombent.

Bien avant les Freud et les C.G. Jung et la psychanalyse, les rêves chez les Anciens avaient une importance fondamentale. C’est là où apparaissaient Dieux et Dieu et les Démons et autres Yôkai. Chrétiens comme Païens éprouvaient le besoin d’un guru accessible entre eux-mêmes et l’Invisible, le Soi, l’Instant. Et le rêve c’est gratuit et accessible à tous, aussi bien au riche qu’à l’esclave ; un tyran ne peut interdire le rêve que s’il empêche ses sujets de dormir ! Des pratiques divinatoires, seul le rêve fut toléré par l’église chrétienne ; de plus, le rêve ça faisait « biblique », c’était vendeur…
Le rêve est une composante fondamentale de l’Alchimie, du symbolisme : jeux de mots et langage des Oiseaux (le beau son) ; ou mots révélateurs dans la psychanalyse. Les rêves si étudiés par le psychiatre Carl Gustav Jung. Le problème est que du rêve on peut passer aux délires et à la psychose (avec ou sans drogues). Sous le prétexte de « l’obéissance à Dieu » on peut en faire des choses… jusqu’à tuer quelqu’un ! et avec le prétexte que « Tout est folie à côté de l’obéissance à Dieu » ; une sorte de porte de sortie de la psychose pour certains comme l’hypocondriaque Aristide.
Un Marc Aurèle remerciera les Dieux pour des « rêves bienfaisants » qui l’ont guéri du vertige et du crachement de sang. Un médecin comme Galien croit avoir sauvé des vies en exécutant des conseils reçus dans ses rêves.

Mircea Eliade écrit dans son « Mythe de l’éternel retour », que : « Comme le mystique, comme l’homme religieux en général, le « primitif » vit dans un continuel présent. (Et c’est dans ce sens que l’on peut dire que l’homme religieux est un « primitif » ; il répète les gestes de quelqu’un d’autre, et par cette répétition vit sans cesse dans un présent atemporel) ».
M. Eliade ne s’attache qu’aux « primitifs » ou mystiques, alors que Ramana Maharshi dit que c’est l’état naturel de chacun de nous : l’éternel présent ou Soi, ce qui est bien plus probant, car ça correspond au message christique du « Royaume des Cieux qui est en chacun de vous » SANS CONDITIONS.

[En haut de page : lancé de Divin au cours de jeux olympiques antiques]

[En références à : Païens et Chrétiens dans un âge d’angoisse - Aspects de l’expérience religieuse de Marc Aurèle à Constantin, de Eric Robertson Dodds ; Le Secret de la Fleur d’Or, texte authentique traduit par Thomas Cleary ; Le Mythe de l’éternel retour, de Mircea Eliade]
 
 
 
 
 

Dernière mise à jour : 18-12-2014 19:48

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