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Ecrit par Sechy, le 12-02-2009 21:10

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Analogie, Ensemble, Spiritualité, Tout, Un

 
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Analogie et Analogie


L’analogie ce miroir, qui peut être aux alouettes, ou un sac de nœuds.
Mieux vaut un cœur pur poli comme un miroir (contempler la vie spirituelle)


L’analogie, ou relation entre des mots ou des sons de même sens, par exemple le célèbre adage alchimique, surtout cher à Démocrite et Bernard le Trévisan : Nature esjoir Nature (Esjoir : avoir la joie de...), ou le semblable attire le semblable ; la Nature contient la Nature et la Nature vainc la Nature.
Il y a : similitude, coïncidence, correspondance (sens plus particulier), rébus, jardin (voir plus bas), Macrocosme, microcosme ; ces sept mots font partie de l’analogie. L’analogie est beaucoup employé en Astrologie, en Magie et surtout en Alchimie. Ainsi toute image, tableau, texte, peuvent-être déchiffrés sur deux plans : intérieur vers l’extérieur (au lieu de intérieur et extérieur).
 
- Exemple : 8 + 1 = 9 (Analogie avec le 6 + 1, à cause du 1). 6 + 7 (le septième jour de la semaine ou silence, ou repos est aussi en relation analogique avec le 6 + 1 = 7).

- Autre exemple : Le Cuivre est représenté par la planète VÉNUS, par analogie de nature.
La planète MARS représente le Fer, appelé OS DE TYPHON, le faire comme Fer sont redoutables, et aussi « croire dur comme fer ». Mars représente les forces guerrières et l’agressivité, et aussi la passion. Le fer est maudit dans beaucoup de traditions, et en plus il rouille ! et quand on voit le nombre d’armes qu’on a pu faire avec ce métal...

- Autre exemple : L’eau coule vers ce qui est humide. Le feu coule vers ce qui est sec. (Yi-King). Différent parce que deux Éléments mais semblable, car ils coulent tous les deux.
Un acier fabriqué en dehors de l’Égypte par exemple, va rouiller s’il est apporté en Égypte, tandis que l’acier du pays d’Égypte, lui reste inoxydé. (Fait constaté au 19ème siècle).
Un traitement médical dépend pour son efficacité non seulement de l’heure à laquelle on le prend mais avant tout du lieu que l’on habite, ainsi le traitement pour un malade à Marseille sera différent d’un malade séjournant à Lille. Ce protocole de soins révolutionnaire est exposé, en ce qui concerne le lieu de la maladie, dans le Mathnawî, de Djalâl-od-Dîn Rûmî, Livre premier, v147. (1)
Toute analogie est à double sens : + ou -, comme le REBIS des Philosophes : il est fait de 2 choses de sens contraires + et – ou mâle et femelle, c’est-à-dire du dissolvant et du corps dissoluble.
Dans le fond, ce n’est qu’une même Matière possédant une animation. (D’après A.J. PERNETY. Dictionnaire Mytho-Hermétique, page 426)
Il y a bien un moteur à deux sens.
Le – attire le + : pour garder un troupeau de moutons, il faudrait un autre mouton (similitude) ; et bien non, on place un BERGER pour garder les moutons, un conducteur. (Analogie hétérogène).
(Voir la Doctrine Secrète. Tome 3, page 467. H.P. BLAVATSKY)

- Autre exemple : « Quand je suis dans ma Bourgogne natale avec ma femme, il me suffit de sortir de mon village pour me sentir étranger dans celui d’à côté. Et c’est merveilleux ! Déjà j’ai l’impression de faire le tour du monde »
(Michel BOUQUET, Acteur Français).

- Autre exemple : L’HOMÉOPATHIE (contraire d’Allopathie)
A) Les corps n’ont pas d’action s’ils ne sont pas contraires (Fluide, Électricité). L’Homéopathie c’est un corps qui provoque chez l’homme sain une maladie semblable à celle qui est à combattre chez l’homme malsain. Soigner le mal par le mal.
Exemple : une plante dans laquelle vie un ver qui a fait son nid en enroulant une feuille autour de son corps. Les feuilles de la plante sont ternes et percées de petits trous, visiblement la plante est fatiguée/travaillée. En débarrassant la plante du ver et en coupant toutes ses feuilles malades on pourrait craindre le pire. Et bien non, elle renaît et explose toute sa beauté ; si le ver n’avait pas été là, aurait-elle été aussi belle ? !
B) Le chaud ne réclame pas le Froid son contraire, mais le Chaud son semblable ; seulement un semblable purifié. (D’après Jacob BOEHME).

LE RÉBUS : assemblage de dessins ou symboles qui PHONÉTIQUEMENT révéleront une phrase ou un mot. Le Rébus peut évoquer des choses obscures d’où est cachée la Lumière.

L’Âme se répand par analogie avec la Teintures des Teinturiers (ce qui se répand pour teindre, ce qui pénètre profondément. La teinture est parfois appelée venin, mais dans un sens positif : changer d’habit, détruire l’ancienne forme) ; tout comme deux mots « peuvent être dans le même jardin ».


Attention au sens des mots, car lire un texte mot à mot, c’est se lier au texte, c’est-à-dire se rendre pris au nier, se priver de lumière du texte ; lier est de la même étymologie que lire !
Ainsi le gros problème de l’analogie, c’est une source d’erreur d’interprétation. Dans l’inconscient collectif, nous avons les « mêmes bagages spirituels » valable de toute éternité, seulement dans le monde de la manifestation ou à trois dimensions, ce qui est grave, c’est que chaque mot « sonne » par sa vibration et répond à une image personnelle dépendant du passé héréditaire, de la culture et de l’éducation, du territoire et du cadre de vie et de l’aspect social de celui qui voit ou entend ce mot. D’où le sens symbolique de la parabole sur la Tour de Babel. Ce que Saint Paul explique : « Le Monde à été crée par la parole de Dieu, en sorte que les choses que l’on voit n’ont pas été faites de choses qui parussent ». Avant cette terrible parabole de la Tour, chacun avait un point de vue différent, et gardait DONC sa personnalité, mais faisait PARTIE DU MÊME ESPRIT, ou faisait corps avec l’Unité, ou était dans le MÊME JARDIN. Saint Paul dit la même chose dans le Premier épître aux Corinthiens, chapitre 12, Diversités et unité des charismes : Il y a, certes, diversités de dons spirituels, mais c’est le même Esprit ; diversités d’opérations, mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous. A chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun. En vue du bien commun, c’est la fin de la phrase qui est primordiale.
Ça correspond à VOIR L’ENSEMBLE :
- Si dix lampes sont réunis en un lieu, chacune diffère des autres par la forme.
- Lorsque tu tournes ton visage vers leur lumière, il t’est impossible de distinguer avec certitude la lumière de chacune.
- Si tu comptes cent pommes ou cent coings, ils ne restent pas cent mais deviennent un, quand tu les écrases ensemble.
- Dans les choses spirituelles, il n’y a ni division ni nombre ; dans ce qui est spirituel, il n’y a ni séparation ni individus. (Djalâl-od-Dîn Rûmî, Mathnawî, Livre premier, vers 680-684)
J’ajoute que c’est la même chose qu’un nuage d’éphémères volant dans un ciel d’été en fin de journée.

Une chose peut être EN MÊME TEMPS AUTRE CHOSE. Et une chose, mot ou symbole peut changer de sens au cours de l’avancement d’une expérience de la vie, par exemple le Mercure principe peut devenir le mercure Matière, ainsi un symbole n’est jamais figé.

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Pour vaincre au mieux la difficulté de s’y retrouver en analogie, IL FAUT CROISER, essayer de se placer au POINT FOCAL DU CROISEMENT, comme celui d’un petit trou percé et servant d’objectif dans une chambre noire.
Un bel exemple des erreurs pouvant provenir du raisonnement par analogie nous est merveilleusement donné par Djalâl-od-Dîn Rûmî, dans son Mathnawî, Livre premier, Histoire de l’épicier et du perroquet, v250 à 320 (extraits), d’après l’édition traduite par Eva de Vitray Meyerovitch, Éditions du Rocher. Dans le Mathnawî, il est souvent évoqué le perroquet, mais comme tout symbole n’est jamais fixe dans le flux du temps, le sens de perroquet varie : par exemples il peut évoquer un chercheur mystique, ou évoquer un homme naïf et imitateur comme dans les vers qui suivent.

250 - Un jour, il bondit (le perroquet) du banc et s’envola, et renversa les bouteilles d’huile de roses.
Son maître revint de sa maison et s’assit sur le banc, tout à son aise, comme le font les marchands.
Il s’aperçut que le banc était plein d’huile, et ses habits tachés de graisse ; il frappa le perroquet sur la tête : cela le rendit chauve.
Pendant quelques jours le perroquet cessa de parler ; l’épicier de repentir, poussa de longs soupirs,
S’arrachant la barbe et disant : « Hélas ! le soleil de ma prospérité est cachée sous les nuages.
« Que ma main ne s’est-elle brisée à ce moment ? Comment ai-je ainsi pu frapper la tête de cet oiseau à la voix douce ?
Il faisait des présents à tous les derviches, afin de retrouver la parole de son oiseau.
Au bout de trois jours et trois nuits, il était assis sur le banc, bouleversé, triste, tel un homme au désespoir.
Montrant à l’oiseau toutes sortes de merveilles, afin que peut-être il se mette à parler.
Entre-temps, un derviche tête nue, vêtu d’un jawlaq (habit en laine grossière) passait par là ; sa tête était aussi chauve que l’extérieur d’un bol ou d’un bassin.
260 - Là-dessus, le perroquet se mit à parler, appela le derviche en criant : « Hé camarade,
« Comment t’es-tu trouvé parmi les chauves, ô crâne chauve ?
Aurais-tu, par hasard, renversé l’huile de la bouteille ? »
Les assistants se mirent à rire de la déduction du perroquet, qui croyait que le porteur de froc était semblable à lui.
Ne juge pas les actions des saints par analogie avec toi-même,
bien qu’on écrive de façon semblable, shîr, le lion et le lait.
Pour cette raison, le monde entier est égaré ; presque personne n’est conscient de l’existence des Abdâl (Saints d’un très haut rang, ou Bienheureux en Chine).
Les gens se sont crus égaux aux prophètes ; ils ont supposé que les saints étaient semblables à eux-mêmes.
Ils ont dit : « Voyez, nous sommes des hommes, et ils sont des hommes ; eux comme nous sont asservis au sommeil et à la nourriture ».
Dans leur aveuglement, ils n’ont pas vu qu’il existe une différence infinie entre eux.
Deux espèces de zanbûr ont butiné au même endroit, mais de l’une (la guêpe) est venu le dard, de l’autre (l’abeille) le miel.
Deux espèces de daims ont mangé de l’herbe et bu de l’eau ; des uns sont venus des excréments, des autres du musc.

A partir du vers 270 s’en suit le même genre d’exemples que les deux vers précédents.
...

278 - Comparant la magie avec le miracle (l’ignorant) s’imagine que tous deux sont fondés sur la tromperie.
Les magiciens disputant avec Moïse montrèrent un bâton pareil au sien.
Mais entre ce bâton-ci et ce bâton-là, il y a une grande différence ; entre cette action-ci (la magie) et cette action-là (le miracle) il y a bien du chemin.
Cette action-ci est suivie de la malédiction de Dieu (2) ; cette action-là est rétribuée par la miséricorde de Dieu.
Les infidèles, dans leur prétention, ont la nature du singe ; la nature (mauvaise) est une calamité dans le sein.
Quoi que fasse un homme, le singe, à chaque instant, fait la même chose qu’il a vu faire à l’homme.
Il se dit : « J’ai agi comme lui ». Comment cet impudent connaîtrait-il la différence ?
L’un (le saint) agit sur l’ordre de Dieu, et l’autre (celui qui le singe) par désir de disputer. Jette de la poussière sur la tête de ces impudents.
...

299 - Sans la pierre de touche, tu ne distingueras jamais dans l’essai, par ton propre jugement, l’or falsifié de l’or pur.
Celui dans l’âme de qui Dieu a placé la pierre de touche distinguera la certitude du doute.
...

303 - Le sens physique est l’échelle pour ce monde ; le sens religieux est l’échelle pour le ciel.
Recherche le bien-être du sens physique auprès du médecin ; implore le bien-être du sens religieux auprès du Bien-Aimé.
...

306 - La Voie spirituelle ruine le corps et, après l’avoir ruiné, lui rend la prospérité :
Elle a détruit la maison pour y découvrir le trésor caché, et avec le même trésor la rebâtir plus belle qu’auparavant ;
...

316 - Étant donné que maint démon a le visage d’Adam, il n’est pas bon de donner ta main à chaque main (3),
Car l’oiseleur produit un sifflement pour leurrer l’oiseau,
Afin que l’oiseau puisse entendre la note de son congénère et descendre du haut des airs et trouver le piège et la pointe du couteau.
L’homme vil emprunte le langage des derviches, afin de pouvoir, grâce à cela, ensorceler celui qui est simple.
320 - L’œuvre des hommes saints est lumière et chaleur ; l’œuvre des hommes vils est tromperie et effronterie.

Michel Roudakoff


Notes.
1. C’est une question de rythme. Par exemple dans le dictionnaire d’Homéopathie de Louis Pommier, à l’article Rythme, il est rapidement décrit les expériences faites sur le gui par un laboratoire de recherche Suisse. En voici un extrait. Ce laboratoire a fait 70 000 expériences sur des parties de la plante, recueillie à une heure d’intervalle, de jour et de nuit. Le degré d’humidité a été mesuré, celui d’acidité, on a analysé les éléments constitutifs, essayé l’effet des préparations sur des souris blanches. Ce laboratoire n’a pas encore découvert un traitement efficace contre le cancer, mais il a constaté que les propriétés de la plante étaient radicalement affectées, non seulement par l’heure locale et les conditions météos, mais par des facteurs extraterrestres, comme la phase de la Lune et la survenue d’une éclipse.

2. Savinien de Cyrano de Bergerac est contre la magie puisqu’il écrit :
Or vous sçavez, Messieurs, que de tous les animaux il n'y a que l'homme seul dont l'âme soit assez noire pour s'adonner à la Magie, et par conséquent celuy-cy est homme. (L'autre Monde. Le Soleil : le Parlement des oyseaux)
Dans un sens opposé, Henri Corneille-Agrippa (1486 - 1535) nous dit de la Magie dans son livre : La Philosophie occulte ou la Magie :
La Magie est une faculté qui a un très grand pouvoir, plein de mystères très relevés, et qui renferme une très profonde connaissance des choses les plus secrètes, leur nature, leur puissance, leur qualité, leur substance, leurs effets, leur différence et leur rapport : d'où elle produit ses effets merveilleux par l'union et l'application qu'elle fait des différentes vertus des êtres supérieurs avec les inférieurs ; c'est là la véritable science, la philosophie la plus élevée et la plus mystérieuse, en un mot, la perfection et l'accomplissement de toutes les sciences naturelles, puisque toute Philosophie réglée se divise en Physique, en Mathématique et en Théologie.

3. Notamment attention au piège de l’opinion.
 

Dernière mise à jour : 17-02-2009 14:16

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