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Xatemme et Lankâvatâra Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 14-03-2019 01:57

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Apocalypse, Banques, Béton, Capitalisme, Carotte, Catastrophe, Chan, Chimère, Christ, Confort, Corps, Cul, Démocratie, Dépendance, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Étoile, Gratuit, Histoire, Humain, Information, Innocence, Instant, Intérêt, Jardin, Juif, Klan, Langage, Liberté, Lucifer, Maux, Méditation, Mental, Miroir, Morale, Mort, Mot, Nature, Occident, Oligarchie, Opinion, Orient, Pagan, Panique, Paradis, Pierre, Plume, Porte, Puce, République, Réseaux, Rien, Sagesse, Serf, Simple, Social, Soi, Souffrance, Spiritualité, TAO, Temps, Toupie, Vérité, Vide, Vieux, washingtonisme, Yokaï

 
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Xatemme et Lankâvatâra
C’est comme la « flèche du temps »
qui soi-disant ne « circule » que
dans un seul sens et en ligne droite :
Xatemme recouvre le Pentatemme :
1 - Infini entre oui et non.
2 - Infini entre ni oui ni non.
3 - Infini entre ni non-oui et ni non-non.
4 - Circulus par le 5 :
5 - Les quatre sont en circulus entre eux à l’infini
et n’ont aucun rapport avec la limitée flèche du temps.

Avec la Flèche du Temps, TOUT EST RÉPANDU, VULGARISÉ,
CONSTANTÉ : C’EST ÊTRE AU COURANT (le vulgal ou vulgaire).
Si l’on donne une idée forte à un ensemble
de personnes non préparées cela est dangereux.
En ancien français vuglaire ou vulgaire (veuglaire)
est une MACHINE DE GUERRE….. Et vuitoier c’est
traiter mal et avec mépris (voir vilipendium).
Cette machine de guerre est l’OPINION, car le vulgaire
suprême consiste à ne jamais mentionner les choses réelles
dans leur signature ou Sans Pourquoi, mais seulement à
opinionner en faisant dans le sentiment qu’on en
renvoie à soi-même et à l’autre et les autres.
Au lieu que ce soit l’Eau Primordiale qui se soit
répandue, c’est la confort dégoulinant qui s’est
manifesté et étalé en flèche du temps ou chronologie
en apparence dans un seul sens et accompagné de l’opinion.
 
 
 
Le seul principe ou seule « constante » ne peut qu’être le Soi ou Instant, le Ici et Maintenant, Dieu ; Il ne tient qu’en un mot : FÉLICITÉ. « Il n’existe aucune réalité qui passe du présent au passé, mais seulement les produits de l’illusion créée par les causes qui, elles, sont l’effet karmique des actions », explique le Sutra du Riz en Herbe, Sutra du Grand Véhicule.


CONSTANTE EN PHYSIQUE OU EN LOI = FIXATION OU PSYCHOSE DE FIXATION SUR LA CONSTANTE APPELÉE « PHÉNOMÈNE ».

VOUS NE POUVEZ PAS ÉCHAPPER À LA FÉLICITÉ : « Vous ne pouvez pas échapper au Soi. Vous désirez voir Dieu en Tout, mais pas en vous-même. Si tout est Dieu, n’êtes-vous pas inclus dans ce Tout ? Étant vous-même Dieu, est-ce étonnant que tout soit Dieu ? Pour se livrer à cette pratique [méditer sur Dieu ou sur le Soi], il doit y avoir quelqu’un qui voit et qui pense. Qui est-il ? » (Ramana Maharshi, entretien 254 du 1er octobre 1936).

Le Xatemme se retrouve dans le Lankâvâtara, quand le Vénéré des Mondes explique à Mahâmati qu’il y a deux types d’intelligence : 1) l’intelligence analytique et 2) l’intelligence qui affirme ceci ou cela [intelligence de l’opinion] par attachement à la saisie de caractéristiques fictives.
« L’intelligence analytique désigne la vision de toutes choses comme se situant au-delà des tétralemmes et donc introuvables. Les tétralemmes disent que :
- Les choses sont une,
- Les choses sont multiples,
- Les choses ne sont ni une ni multiples,
- Les choses existent et n’existent pas.
Ou bien que les choses sont :
- Permanentes,
- Impermanentes,
- Permanentes et impermanentes,
- ni permanentes ni impermanentes.
J’enseigne que toutes choses sont libres PARCE QU’ELLES SE SITUENT AU-DELÀ DE TOUS LES TÉTRALEMMES POSSIBLES, et c’est cette vision des choses que tu devrais étudier.
L’intelligence qui affirme par attachement à la saisie de caractéristiques fictives consiste, pour sa part, à saisir les caractéristiques du solide, du fluide, du chaud et du mouvant, et à s’attacher à la réalité des fictions que cette saisie inspire pour produire de vaines affirmations à leur sujet sous forme de thèses, de raisonnements et de comparaisons ».

« Pour qui voit les choses ainsi [dans les trois mondes ou veille, rêve, sommeil profond], les éléments et leurs dérivés, n’ayant point d’essence, se situent au-delà des tétralemmes, au-delà du soi et du sien, dans un état de réalité qui est l’accomplissement même du néant de leur naissance. […] Mahâmati, la conscience surgit de l’attachement à toute une variété de monde verbaux [les opinions] pour enchaîner les existences dans les différentes destinées. Mahâmati, ce sont les dérivés de la terre et des autres éléments qui créent les grands éléments et non les grands éléments eux-mêmes. Pourquoi ? Parce que les choses et les formes sont celles des dérivés des éléments et non celles des éléments eux-mêmes, lesquels ne sont pas matériels. Mahâmati, ce sont les non-bouddhistes et non pas moi qui ont inventé la théorie des quatre éléments [terre, air, eau, feu] ».

TÉTRALEMME = TEMPS QUI COULE : entreprise dont la principale visée n’est pas de révéler, sinon APOCALYPSE, mais bien de faire oublier à l’être humain le Seul Réel par une infinité de remèdes, qui ramènent toujours en fin de compte à un exorcisme hallucinatoire du Seul Réel.
Vous pensez bien que le GRATUIT qui se donne dans l’Instant ne sera pas considéré comme réel ! Il faut donc inventer de la morale, du philosophisme, des religions, de la politique, tant le Seul Réel est Cru-EL : cru, brute de EL le Divin ! CROIRE LE FAUX C’EST TOUT CONFORT.

Un monde sous impression (samskara), sous tendance innée, les prédispositions qui enchaînent : la matière, les sensations, les représentations, les facteurs de composition, les consciences. Les samskara qui s’immergent dans le Cœur au moment de la mort et ne périssent pas. « Le moment venu, elles jailliront à nouveau du Cœur. C’est ainsi que les jiva [âmes individuelles] renaissent » dit R. Maharshi à l’entretien 108.

Le samskara est dans les quatre types de nirvana, est-il expliqué à Mahâmati : le nirvana où les réalités n’ont pas d’essence, le nirvana où les réalités n’ont pas de caractères différents, le nirvana qui consiste à réaliser que les choses n’ont pas de caractères particuliers, et le nirvana qui interrompt la continuité des caractères généraux et particuliers des agrégats.

« Mahâmati, en créant l’attachement à un monde d’objets fictifs, la conscience mentale produit les schémas habituels dont la conscience fondamentale se nourrit. Â partir de là, le mental se développe autour des notions de moi et de mien, qu’il croit réels, et il ne cesse de penser sans avoir ni essence ni attributs, sinon qu’il a pour cause et pour objet la conscience fondamentale. De ce fait, attachées au monde des objets qui apparaît à la conscience, les pensées se produisent en devenant causes les unes des autres.
Mahâmati, telles les vagues de l’océan, toutes ces consciences soulevées par le vent des objets perçus dans le mental se forment et disparaissent. C’est donc ainsi que, lorsque la conscience mentale s’arrête, les sept autres conscience s’arrêtent aussi ».

Il y a largement au dehors du tétralemme parce que tout sacré comme toute vérité profonde est en dehors du tétralemme en étant foncièrement ambiguïté et même paradoxale : étant à la fois reconnue par tout le monde et inconnue de chacun en particulier. Ce qui est au-delà du tétralemme ne peut qu’être irréfutable comme toute vérité incertaine (non fixé, non constante comme la saloperie thermodynamique : PARCE QU’IL N’Y A PAS ENCORE EU DE CRÉATION : LE MONDE N’A PAS PAS ENCORE ÉTÉ CRÉÉ !… Le doute est stérile contre le doute.
EN DEHORS DU TÉTRALEMME, DONC EN XATEMME, ON NE PEUT CONCEVOIR LA MOINDRE RÉALITÉ, ALORS ON PARLE SEULEMENT D’ÉVEIL INSURPASSABLE, AUTHENTIQUE ET PARFAIT.

Le Vénéré des Mondes reprit en vers :
Ce n’est pas à partir de l’essence des choses,
Ni dans leurs fonctions, ni par leurs caractéristiques
Que j’explique le nirvana, mais dans la cessation
Des conscience d’objets fictifs.

La conscience mentale est la cause des pensées
Et les pensées sont les objets du mental :
Avec cette cause et avec ces objets
Les consciences ont une « base d’émergence ».

Quand le courant est tari,
L’eau ne forme plus de vagues.
De même, quand cesse la conscience mentale,
Aucune autre conscience ne peut plus naître (1).
(Lankâvatâra, chapitre Compendium de tous les enseignements, paragraphe 53)


Note.
1. La plupart des Occidentaux croient que la perception des objets cesse avec la mort physique du sujet, ignorant qu’il ne s’agit là que de la fin des causes erronées, ils croient au terme du continuum des consciences. Or croire que ce continuum immémorial sombre dans le néant n’est qu’une opinion nihiliste, schéma habituel chez les Occidentaux laïcisés.
 
 

Dernière mise à jour : 14-03-2019 02:13

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