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Loi de succion le sexe c’est dans la tête Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 10-10-2023 10:18

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Administrateur, Aiguille, Amour, Celtes, Conformité, Dragon, Banques, Consommateur, Dehorscratie, Eau, Ego, Fascisme, Gate gate, Gaulois, Homéopathie, Horticulture, Humain, Hiéroglyphe, Judéo-maçonnerie, Laïcité, Libération, Limite, Marxengelsisme, Nation, Or, Penser, Racine du mal, Réel, République, Robot, Saisie, Simplicité, Transparent, Trou, Utotalitarisme, Vacuité, Valeur, Washingtonisme, Westminsterisme, Winner, Woke

 
trinite_humain.jpg
 
 
Loi de succion le sexe c’est dans la tête
et pas sous le ventre.
Loi de succion avant-tout phallique.
Illustré par le SYMBOLE :
Du Grec SUMBOLON, SIGNE/SIGNAUX/
SIGNIFIANT/SIGNIFIÉ/SIGNATURE/IMAGE/
PARABOLE/ALLÉGORIE/SIMILITUDE/
FIGURE ou FORME et MOT.
Ce sont des signes qui s’adressent au Sens
de l’oeil et autre, donc au CORPS-MENTAL.
Le croquis-image remplace le discours.
 
Le symbole ne se fige pas, c’est un Mouvement utilisable perpétuellement, comme un PHARE/Minéral-Métal en fusion.
Signe astrologique.
Signe de reconnaissance. le POISSON signe-symbole de la Foi Chrétienne.
Image qui évoque une association d’idées.
Image ou Forme ayant une valeur magique.
Signe selon les circonstances et correspondant à une opération ; le symbole mis en relation et selon sa situation à un instant donné entraîne tout l’être.
Le sens d’un symbole intemporel et universel dans l’imagination humaine peut être très varié selon l’époque, et selon les circonstances. (Lune, Mercure...)
On ne peut expliquer que difficilement un symbole, ni le “comment ça fonctionne” (Esprit + Matière). Peut-être est-ce bien ainsi.
Le Tout fait plus que la somme des parties : une entité contient des facteurs ([FACEON] du Latin Factionem : action de faire ; depuis 1699 : ce sont les éléments qui constituent la chose) que l’on ne peut identifier ; si l’on décompose cette entité pour analyser ses parties constituantes, cela n’indique pas son héritage génétique, ni sa valeur biologique, ni vraiment son fonctionnement.
C’est comme remplacer un symbole par un autre symbole : le pourquoi sera toujours là. Ou bien traduire un symbole ancien en langage clair actuel et rationnel. Le pourquoi, en fait l’attirance sera toujours là. (D’après E. Pfeiffer, Biochimiste, et J. W. Goethe, et René Alleau).

La chose se découvre, tout en se revoilant. « Ah ! elle est passé ». (Du conscient, elle est redevenu inconscient !)
Toute parole sera ÉMETTEUR vers un RÉCEPTEUR par son EST TRAVERSANT UN ESPACE-TEMPS QUI VA LA DÉFORMER EN AUTRE CHOSE, COMME EN MISE EN VALEUR DU TEMPS FAISANT DE LA CHOSE COMME SA « VALEUR  . « COMME SI » LA CHOSE AVAIT BESOIN D’UN ÉCART TEMPOREL : ÉMISSION-RÉCEPTION, ET CRÉATION D’UN BESOIN, PAR CETTE MISE EN VALEUR DU TEMPS EN ÉMISSION-RÉCEPTION LA CHOSE DÉDOUBLÉE DEVIENT DÉSIRABLE. À l’exemple du DOIGT QUI MONTRE LA LUNE :
Le mental ou la « vision » ne peut pas
se voir elle-même, comme l’exemple du
policier aussi voleur devant procéder
à sa propre arrestation, ou le bout du
doigt ne peut se toucher lui-même, ou
tenir un couteau par le manche et le
lame s’échappe et tenir le couteau par
la lame le manche s’échappe et on risque
de se couper. Bref, on ne peut pas tenir
la lame et le manche en même temps en ce
qui concerne la fonction du couteau.
De même la « vision » ne peut pas se « voir »
comme la Vacuité ne peut pas dire qu’elle
est la Vacuité sans aussitôt tomber dans
la racine du mal ou la cause-effet,
tomber dans la SAISIE, tomber
dans la copie : le Vrai devient faux
dès qu’il est vu ou possédé.
Comme le doigt qui montre la lune, si
on regarde le doigt qui montre, au lieu
de regarder directement la lune, on
tombe dans la cause et effet (lune-doigt)
et son spatio-temporel.

Le Sage dira : « Il y a », l’ignorant demandera :
« Où ? » et « AUGMENTERA LA LUNE OU LUI DONNERA
DE L’IMPORTANCE, IL L’A VALORISERA (c’est le
principe de la SAISIE, loi de succion, le
principe du POUR-VOIR).
[l’ignorant veut des « preuves », des « faits »(1),
il veut « voir » Dieu, c’est-à dire SORTIR de
l’Univers Pour-Voir icelui, mais aussi « sortir »
de la Caverne, si Caverne il y a donc si la
dualité Dedans-Dehors est fabriquée].
« Les habitudes acquises depuis l’absence de commencement
Forment comme des reflets dans le miroir du mental.
Pour qui peut s’y regarder selon le Réel,
Les objets perdent toutes leurs caractéristiques.

De même que le sot regarde le doigt
Qui désigne la lune et non la lune [que le doigt montre] ;
De même ceux qui s’attachent à mes paroles
Ne voient pas ma Vraie Réalité [même principe en
Alchimie…].

La conscience [conceptualisante ou raison] est comparable à un grand danseur,
Le mental est son assistant et son maquilleur,
Les cinq consciences sensorielles les accompagnent,
Et dans la conscience mentale [la raison] s’incarnent les spectateurs.
(Lankâvatâra, chapitre L’instantanéité).

DOIGT-LUNE = aucun Ici ne saurait être Lui-même sans la présence d’un
« Ailleurs », ce qui est aussi la définition de la RACINE DU MAL,
LA DUALITÉ DEDANS-DEHORS :
- Quelle est donc la racine du mal ?
- La « saisie » [loi de succion ou
Eucharistie (dans son sens en la
croyance au corps ou attraction
”universelle”, la ”valeur d’échange”,
la ”baisse du taux de profit”].
- La saisie de quoi ?
- La saisie du triple monde [de la Forme,
du Désir, du Sans-Forme, jusqu’à la
gloutonnerie spirituelle].
- Comment arrêter cette saisie ?
- En recourant à l’introuvable, car dans
l’introuvable il n’y a pas de saisie.
- Qu’est-ce que l’introuvable ?
- La fin du dualisme.
- Qu’est-ce que le dualisme ?
- La vision d’un dedans et d’un dehors,
lesquels sont introuvables.
(Soûtra de la Liberté inconcevable,
chapitre V, 14)

PARADOXE DE LA RÉALISATION :
« COMME SI » le Libéré, qui l’est par Nature,
avait besoin d’un « Ailleurs » pour devenir
un Éveillé authentique et parfait !
Avec des ”comme si” on invente l’évolutionnisme
et l’involution inverse en essayant de tuer le
mental parce qu’il gonfle gonfle gonfle et qu’il
va exploser !
Comme l’explique Ramana Maharshi, la seule manière
de « contrôler le mental » est d’en trouve sa
source, ET DE S’Y TENIR (sans augmenter par des
ailleurs en ”comme si”).

Le NON-AILLEURS OU ABSENCE DE SPATIO-TEMPOREL CHEZ MAZU :
« Le maître chan Wuye, de la préfecture de Fen [non loin du Fleuve Jaune], rendit visite à Mazu. Mazu, voyant son allure majestueuse et entendant le son de sa voix pareil au timbre d’une cloche, dit : « Quelle magnifique salle de Buddha ! Mais à l’intérieur il n’y a pas de Buddha ». Wuye se prosterna et dit : « En gros, j’ai épuisé le sens de la littérature des trois véhicules (auditeurs, Buddha, bodhisattva)). J’ai souvent entendu dire que, d’après l’école chan, le Cœur [le Soi] c’est le Buddha, mais vraiment je ne le comprends pas ». Mazu répondit : « Le Cœur qui n’a pas compris, c’est précisément cela et rien d’autre » [comme une allusion au policier-voleur devant procéder à sa propre arrestation]. Wuye demanda à nouveau : « Quel est le sceau du Cœur [le ”Gate gate” ou l’Ainsi Allé de l’Éveil] transmis secrètement par le patriarche venu de l’Ouest ? » Mazu dit : « Votre révérence est en train de faire du tapage ! Qu’elle s’en aille et revienne une autre fois ! » Au moment où Wuye allait sortir, Mazu l’interpella : « Votre révérence ! » Wuye retourna la tête, et Mazu dit : « Qu’est-ce que c’est ? » À cet Instant, Wuye comprit et fut éveillé. Il se prosterna. Mazu dit alors : « Quel gaillard obtus, pourquoi salue-t-il ? »
(Les entretiens de Mazu, introduction, traduction et notes par Catherine Despeux. Mazu Daoyi (709-788) est un des plus grands maîtres chan (Zen) de la dynastie des Tang (618-907)).

PARADOXE SUPRÊME faisant qu’un Ici ne saurait être identifié ou comme « rendu vivant » sans le ”comme si” d’un Ailleurs.
SANS AILLEURS se résume au mot SILENCE, parce que les NOMS-LES-FORMES sont dans leur EST, dans leur « Je suis ce JE SUIS ».

SOCIAL-SOCIALISME = LE MONDE SEMBLE EXISTER PARCE QU’IL Y A LA RACINE DU MAL : L’AUTRE, LE DEHORS. « Comme si » la question de l’existence du monde ou de la réalité ne saurait être lié à la SINGULARITÉ DU MONDE. ET LÀ S’INTRODUIT LA VIERGE NOIRE ET SON ENFANT FIGURANT DEUX SINGULARITÉS : la Vierge Noire DOUBLEMENT SINGULARITÉ puisque noire : invisible, et vierge : tout autant invisible ; elle a pourtant un enfant, qui peut symboliser l’Ailleurs, mais puisque c’est l’enfant d’une VIERGE qui par essence n’enfante pas, OU « D’UNE FEMME STÉRILE QUI NE PEUT PAS AVOIR D’ENFANT » : À NOUVEAU : INVISIBILITÉ. Ou plutôt le sens de : « La vérité tout entière ne peut consister en un puzzle de vérités partielles cueillies un peu partout. Le Tout est autre chose et plus que le total des parties ». Et c’est la VRAIE LOI DE SUCCION   L’EUCHARISTIE : L’OUTRE-DÉSIR, L’AU-DELÀ DU DÉSIR, L’INSAISISSABLE, L’ABSENCE D’ESPACE-TEMPS, résumé par le mot SILENCE.
LE « JE EST UN AUTRE » DE RIMBAUD NE FONCTION PLUS !!!
Le ‘je’ du monde ou du Dehors ou de Rimbaud ne parlera pas même si la condition de l’autre ou du Dehors renvoi des symboles soufflés par un autre, ou d’en haut !
« COMME SI » l’espace-temps prenait consistance seulement à la condition d’être pensé, habité ! (Toujours par la relation doigt-Lune marquant un espace-temps…).

SILENCE = VACUITÉ = ÉNERGIE : ON NE SAISIE MÊME PAS CE QUI SERAIT AU-DELÀ DE, ou CE QUI SERAIT AUTRE-OUTRE.

Tout ceci rejoint le CATÉCHISME OCCULTE.
“ Qu’est-ce qui est toujours ? “ - “ l’espace, l’éternel [Anupâdaka], le sans parents “ - “ Qu’est-ce qui fut toujours ?“ - “ le germe dans la racine “.
“ Qu’est-ce qui, sans cesse, va et vient ? “ - “ le grand Souffle “.
“ Il y a donc trois Éternels ? “ - “ Non, les trois sont un. Ce qui est toujours est un, ce qui fut toujours est un, ce qui est et devient sans cesse est un aussi : et c’est l’Espace “.

"Explique, ô Lanou (disciple)." – "L'Un est un Cercle (Anneau) sans circonférence, car il est partout et n'est nulle part ; l'Un est le Plan sans bornes du Cercle, manifestant un Diamètre pendant les périodes manvantariques seulement ; l'Un est le Point indivisible trouvé nulle part, perçu partout durant ces périodes ; c'est la Verticale et l'Horizontale, le Père et la Mère, le sommet et la base du Père, les deux extrémités de la Mère n'atteignant en réalité nulle part, car l'Un est l'Anneau comme aussi les anneaux qui sont dans cet Anneau. C'est la Lumière dans l'Obscurité et l'Obscurité dans la Lumière : "le Souffle qui est éternel." Il procède du dehors au-dedans, quand il est partout, et du dedans au dehors quand il n'est nulle part (c'est-à-dire Mâyâ; l’un des centres (1)) (2). Il s'épand et se contracte [exhalation et inhalation]. Quand il s'épand, la Mère se diffuse et s'éparpille ; quand il se contracte, la Mère se retire et se rassemble. Cela produit les périodes d'Evolution et de Dissolution, Manvantara et Pralaya. Le Germe est invisible et ardent : la Racine [le Plan du Cercle] est fraîche mais durant l'Evolution et le Manvantara, son vêtement est froid et rayonnant. Le Souffle chaud est le Père qui dévore la progéniture de l'élément aux nombreuses faces [hétérogène] et laisse ceux qui n'ont qu'une seule face [homogènes]. Le Souffle frais est la Mère qui les conçoit, les forme, les enfante et les reprend dans son sein, pour les reformer à l'Aurore [du jour de Brahmâ, ou Manvantara]."
(La Doctrine Secrète, H.P. Blavatsky, vol.1, Préface)

Page d’archive préhistorique

Un manuscrit archaïque - assemblage de feuilles de palmier rendues, par quelque procédé inconnu, inaltérables à l’eau, au feu et à l’air - se trouve sous les yeux de l’auteur. Sur la premier page l’on voit un disque blanc immaculé, sur fond noir.
Sur la suivante, il y a un disque semblable, avec un point au centre. L’étudiant sait que le premier représente le Cosmos dans l’Éternité, avant le réveil de l’Énergie encore assoupie, émanation de l’Univers en des systèmes postérieurs. Le points dans le cercle jusqu’alors immaculé, l’Espace et l’Éternité en “ repos “, indique l’aurore de la différenciation. C’est le Point dans l’OEuf du Monde, le Germe qu’il contient deviendra l’Univers, le Tout, le Cosmos illimité et périodique, ce Germe étant périodiquement et tour à tour latent et actif.
Le cercle unique est l’Unité divine, dont tout procède, où tout retourne : sa circonférence, symbole forcément limité de par les limites de l’esprit humain, indique le PRÉSENCE abstraite, à jamais inconnaissable, et son plan, l’Âme Universelle, bien que les deux ne fassent qu’un. La surface du disque est blanche et le fond est noir : cela montre clairement que ce plan est la seule connaissance qui soit accessible à l’homme.
(D’après La Doctrine Secrète, H.P. Blavatsky, vol.1, début de la Préface)

Pourquoi le langage devrait-il devenir « vivant » seulement s’il est entretenu par un Dehors, donc par la racine du mal, par l’espace-temps ? À la façon de re-connaître et être reconnu (d’où actuellement la folle mode des ”réseaux sociaux” et mode qui ne pouvait qu’être lancé par UN SPÉCIALISTE DES RÉSEAUX : LE YAHVISTE Mark Elliot Zuckernerg ; il faut être Juif pour socialiser, pour républicaniser…).
Réalisation du Soi = identification ou saisie de l’Être à sa propre Image-Symbole, soit LA PIRE DÉFINITION DE LA RÉALISATION ! CAR « IDENTIFIER » C’EST FABRIQUER LE SPATIO-TEMPOREL, FABRIQUER LES OBJETS : OBJECTIVER. « Ce qui porte le nom d’omniscience est associé à l’illusion, parce qu’en vérité, le fait de connaître de façon objective n’existe pas » (Ramana Maharshi, dans Padamalai). Et dans Padamalai citation de Guru Vachaka Kovai, strophe 926, Pozhippiurai : Comme nous ne connaissons aucun autre être en dehors de nous-mêmes ou nature véritable du Soi [Arma svarupa], seule la Pure Conscience libre des attributs qui brille en tant que plénitude, sans limitation aucune, est en vérité omniscience sans égal : elle n’est pas l’autre connaissance qui comprend l’entière et simultanée connaissance des trois temps (passé, présent et futur) et des trois mondes.
Vilakkam : Comme tou est uniquement pure Conscience et que cette pure Conscience est notre Nature propre et véritable, il n’existe en vérité aucun autre être excepté Soi-Même. Étant donné que le savoir divisé et individualisé cesse dans cet état-Soi puisqu’il n’y a aucune place [aucun espace-temps], seule la Conscience libre d’attributs ou autrement dit, la Réalité qui brille sans divisions et dégagée de l’acte de savoir [et loi de succion si actuelle], est omniscience. […] Étant donné qu’il n’existe rien en dehors de la Conscience, l’omniscience est ignorance puisque par nature elle implique les différences.
[…] En vérité Nous sommes ce qui EST, mais à travers une méprise d’identité Nous nous imaginons être quelqu’un qui sait et qui constate quelques scène illusoires. L’omniscience n’est réelle que pour de tels êtres. Pour le Connaissant [jnani], qui ne se méprend jamais, l’omniscience n’est qu’une connaissance pervertie [ce que les Google-transhumanistes veulent mettre dans une puce informatique…] ».
Et dans le texte de Ramana Maharshi, Ulladu Narpadu, strophe 28 : « Sans se considérer comme étant séparés des autres, sans dévier d’un iota de notre état véritable, si l’on demeure en permanence en notre Soi, qui nous est étranger ? Quelle importance ce que disent les autres de nous ? Quelle importance que l’on se complimente ou que l’on se condamne soi-même ? »

Définition de la Réalisation du Soi par Ramana Maharshi au jour le jour, le 17-8-1946, à la question d’un visiteur à propos des matérialistes qui disent qu’il n’existe ni Dieu ni Soi, qui vivent surtout dans la racine du mal le Dedans-Dehors et qui voient le monde, l’Univers :  « Dehors » :
« Vous considérez alors que le ‘Je’ n’est pas le corps, mais quelque chose à l’intérieur du corps. Voyez alors d’où s’élève ce ‘Je’ dans le corps. Voyez s’il apparaît et disparait ou s’il est présent en permanence. Vous allez admettre qu’il y a un ‘je’ qui se manifeste dès que vous vous réveillez, qui perçoit le corps, le monde et tout le reste, et qui cesse d’exister quand vous dormez ; et aussi qu’il y a un autre ‘Je’ qui existe indépendamment du corps et qui est toujours là, même quand le corps et le monde n’existent pas pour vous, par exemple dans le sommeil profond.

Demandez-vous alors si vous n’êtes pas le même ‘je’ dans le sommeil (profond) et dans les autres états (rêve et veille). Existe-t-il deux ‘je’ ?
Vous êtes toujours la même personne. Alors, lequel des deux est le ‘je’ réel, celui qui apparaît et disparaît ou celui qui est là en permanence [dans l’Instant ou Ici et Maintenant] ? Ainsi vous découvrirez que vous êtes le Soi. C’est ce que l’on appelle Réalisation du Soi.
La Réalisation du Soi n’est pas un état qui vous est étranger ou qui est loin de vous et que vous devez atteindre. Vous êtes toujours dans cet état. Vous l’oubliez et vous vous identifiez au mental et à tout ce qu’il crée. Vous devez simplement cesser de vous identifier au mental. Nous nous sommes identifiés depuis si longtemps au non-Soi qu’il nous est difficile de considérer que nous sommes le Soi [le ‘Je’-‘je’].
Ce qu’on entend donc par Réalisation du Soi n’est rien d’autre que RENONCER [PUTRÉFACTION] à cette identification au non-Soi. Comment réaliser, rendre réel le Soi ? Nous avons réalisé, considéré comme réel, ce qui est irréel, le non-Soi. Abandonner cette fausse réalisation est la Réalisation du Soi. […] Tout le monde recherche uniquement ce qui lui procure le bonheur [la loi de succion ou attraction ”universelle” copiée par Newton]. Pensant que le bonheur vient de tel ou tel objet [donc du DEHORS], vous cherchez à obtenir cet objet [racine du mal Dedans-Dehors et tentative de ”sortir” de l’Univers et évidemment COMMERCE]. Voyez d’où vient réellement le bonheur, y compris le bonheur qui vous semble provenir des objets des sens [et du capitalisme et de la création de besoin]. Alors vous comprendrez que la seule source du bonheur est le Soi [Instant, le Blanc du Silence…] et vous demeurerez à jamais dans le Soi ».

- Q. : En quoi consiste cette réalisation du Soi qui met un terme à l’insatisfaction ? Je suis dans le monde où il y a des guerres. La réalisation du Soi peut-elle y mettre un terme ?
- M. : Êtes-vous dans le monde ? Ou bien le monde est-il en vous ?
- Q. : Je ne comprends pas. Le monde est, sans aucun doute, autour de moi.
- M. : Vous parlez du monde et des événements qui s’y déroulent. Ils ne sont que des idées en vous. Ces idées sont dans le mental. Et le mental est en vous. Donc le monde est en vous.
- Q. : Je ne vous suis pas. Même si je ne pense pas au monde, il n’en existe pas moins.
- M. : Voulez-vous dire que le monde est séparé du mental et qu’il peut exister en l’absence de celui-ci ?
- Q. : Oui.
- M. : Le monde existe-t-il dans votre sommeil profond ?
- Q. : Il existe.
- M. : Le voyez-vous dans votre sommeil ?
- Q. : Non, pas moi. Mais les autres qui restent éveillés le voient.
- M. : Dans votre sommeil, en étiez-vous consciente ? Ou ne serait-ce pas plutôt maintenant que vous savez que les autres voient le monde ?
- Q. : Oui, dans mon état de veille.
- M. : Vous parlez donc de votre perception du monde à l’état de veille et non pas de votre expérience dans le sommeil. Vous admettez l’existence du monde dans les états de veille et de rêve parce qu’ils sont le produit du mental. Le mental se retire durant le sommeil profond et le monde se trouve dans la condition d’une graine. Au réveil, le monde se manifeste à nouveau. L’ego s’élance, s’identifie avec le corps et voit le monde. Ainsi, le monde est bien une création du mental.
- Q. : Comment cela se peut-il ?

- M. : Ne créez-vous pas un monde dans votre rêve ? L’état de veille est également un rêve, mais prolongé. Il faut qu’il y ait quelqu’un qui voie les expériences du rêve et du sommeil. Qui est-il ? Est-ce le corps ?
- Q. : Il ne peut pas l’être.
- M. : Est-ce le mental ?
- Q. : Ce doit être lui.
- M. : Mais vous existez aussi en l’absence du mental.
- Q. : Comment ça ?
- M. : Oui, en sommeil profond.
- Q. : Je ne sais pas si j’existe alors.
- M. : Si vous n’existiez pas, comment pourriez-vous vous souvenir de vos expériences d’hier ?
Est-il possible qu’il y ait eu une cassure dans la continuité du ‘je’ durant le sommeil ?
- Q. : C’est possible.
- M. : Si c’était le cas, un Johnson pourrait alors se réveiller comme un Benson. Comment l’identité de l’individu est-elle alors maintenue dans ces conditions ?
- Q. : Je n’en sais rien.
- M. : Si cet argument n’est pas clair, suivez alors un autre raisonnement. Vous admettez « J’ai bien dormi », « Je me sens reposé après un bon sommeil ». Vous avez donc fait l’expérience du sommeil. Celui qui a fait cette expérience s’identifie maintenant avec le ‘je’ de celui qui parle. Ce même ‘je’ doit avoir existé aussi durant le sommeil.
- Q. : Oui.
- M. : Donc le ‘je’ a existé durant le sommeil. Si le monde s’y trouvait aussi, vous a-t-il dit qu’il existait ?
- Q. : Non. Mais le monde me prouve maintenant qu’il existe. Même si je nie son existence, lorsque je me heurte à une pierre et blesse mon pied, la blessure me prouve l’existence de la pierre et donc celle du monde.
- M. : C’est cela. La pierre blesse le pied. Le pied dit-il qu’il y a une pierre ?
- Q. : Non, moi ‘je’ le dis.
- M. : Qui est ce ‘je’ ? Il ne peut être le corps, ni le mental, comme nous l’avons déjà vu. Ce ‘je’ est celui qui fait l’expérience des états de veille, de rêve et de sommeil profond. Ces trois états sont des changements qui n’affectent pas [l’identité de] l’individu. Les expériences sont comme des images qui défilent sur un écran de cinéma. L’apparition et la disparition des images n’affectent pas l’écran. Ainsi, les trois états alternent successivement laissant le Soi non affecté. Les états de veille et de rêve sont des créations du mental. Le Soi les englobe toutes. Savoir que le Soi demeure heureux dans sa perfection est la réalisation du Soi. C’est la réalisation de la Perfection et ainsi du Bonheur.

- Q. : Le bonheur de la réalisation du Soi peut-il être complet si l’on ne contribue pas au bonheur du monde ? Comment peut-on être heureux quand il y a une guerre en Espagne, une guerre en Chine, etc. ? N’est-ce pas de l’égoïsme que de rester dans l’état de Réalisation sans aider le monde ?
- M. : On vient de vous démontrer que le Soi englobe tout l’Univers et le transcende aussi. Le monde ne peut rester séparé du Soi. Si la réalisation d’un tel Soi est appelée égoïsme, cet égoïsme doit aussi englober le monde. Il n’y a là rien de méprisable.
- Q. : Les êtres réalisés ne continuent-ils pas à vivre comme les êtres non réalisés ?
- M. : Oui. Avec cette différence que l’être réalisé ne voit pas le monde comme séparé du Soi. Il possède la véritable connaissance et le bonheur intérieur d’un Être parfait. Tandis que l’être non réalisé voit le monde comme séparé, ressent son imperfection et en devient malheureux. Autrement, leur comportement extérieur est semblable.
- Q. : L’être réalisé sait donc, comme les autres, que des guerres font rage dans le monde.
- M. : Oui.
- Q. : Comment peut-il alors être heureux ?
- M. : L’écran de cinéma est-il affecté par des scènes d’incendie ou d’inondation ? Il en est de même avec le Soi.
L’idée « je suis le corps ou le mental » est si enracinée qu’il est difficile de s’en défaire, même quand on est convaincu du contraire. Quand on a fait un rêve, on sait au réveil qu’il était irréel ; et l’expérience de veille devient irréelle dans les autres états. Par conséquent, chaque état contredit les autres. Ils ne sont donc que des états changeants qui se déroulent dans la conscience de celui qui les perçoit. Ce sont des phénomènes apparaissant dans le Soi qui, lui, ne change pas et reste non affecté par eux.
Tout comme les états de veille, de rêve et de sommeil profond ne sont que des phénomènes, la naissance, la croissance et la mort ne sont, elles aussi, que des phénomènes dans le Soi, lequel continue à demeurer inchangé et non affecté. Naissance et mort ne sont que des idées. Elles relèvent du corps ou du mental. Le Soi existait avant la naissance de ce corps et demeurera après la mort de celui-ci. Il en est de même de tous les corps qui ont été pris successivement. Le Soi est immortel. Les phénomènes changent et sont mortels. La peur de la mort relève du corps, pas du Soi. Une telle peur est due à l’ignorance. Réalisation signifie vraie connaissance de la perfection et de l’immortalité du Soi. La mortalité n’est qu’une idée qui cause la souffrance. Vous pouvez vous en débarrasser en réalisant la nature immortelle du Soi.
(FONDAMENTAL entretien 487 le 2-5-1938 avec une jeune Anglaise).

PUNITION DES DIEUX POUR L’HUMAIN :
Une fois largués dans le monde, l’humain, comme la mouche, comme la pierre, ont à s’y retrouver !!!
Reconnaître et être reconnu = se RE-connaître soi-même par soi-même.


Notes.
1. Mâyâ :  illusion, pouvoir inhérent au brahman, l’Absolu, par lequel icelui manifeste le monde.

2. Centre veut dire un centre d'énergie ou un foyer cosmique lorsque la prétendue "création" ou formation d'une planète est accomplie par cette force que les Occultistes appellent VIE et les, Savants "énergie", alors le processus a lieu du dedans au dehors, chaque atome, paraît-il, contenant, en lui-même l'énergie créatrice du Souffle divin. Aussi, tandis qu'après un Pralaya Absolu, ou quand le matériel préexistant ne consiste qu'en UN Elément, et que le SOUFFLE "est partout", ce dernier agit du dehors au-dedans, après un Pralaya mineur, tout étant resté en statu quo – à l'état réfrigéré, pour ainsi dire, comme la lune – au premier frisson du Manvantara, la planète ou les planètes commencent leur résurrection à la vie du dedans au dehors. (Note de La Doctrine Secrète, vol.1, de H.P. Blavatsky).

Dans l’entretien 20 du 30-1-1935, Ramana Maharshi dit que la Mâyâ « n’est rien d’autre que la Réalité. Le terme de mâyâ est utilisé pour désigner les manifestations de la Réalité. Par conséquent, la mâyâ n’est rien d’autre que la Réalité ».
« La Création est le fait d’une seule divinité qui se divise en Dieu et Nature (maya ou prakriti). Cette maya est constituée de deux éléments : le para, qui est l’Essence-support, et l’apara, qui comprend les cinq éléments, le mental, l’intellect et l’ego (l’octuple manifestation).
La perfection de l’ego est tout à coup brisée, suscitant un besoin qui donne naissance au désir d’obtenir quelque chose ou de faire quelque chose. Quand ce besoin est satisfait par l’accomplissement de ce désir, l’ego est heureux et la perfection originelle est rétablie. C’est pourquoi on peut dire que le bonheur est notre condition naturelle ou notre nature. Le plaisir et la douleur sont relatifs ; ils tiennent de notre état limité et se développent en fonction des satisfactions des désirs. Si ce développement relatif est stoppé et que l’âme s’immerge dans le brahman – dont la nature est la paix parfaite – cette âme cesse d’éprouver un plaisir relatif temporaire et jouit d’une paix parfaite : la Félicité. Ainsi on peut dire que la réalisation du Soi est Félicité ; c’est le Soi réalisé en tant que l’oeil spirituel sans limites (jnanadrishti) et non pas la clairvoyance ; c’est l’abandon de soi à son plus haut niveau. Tandis que le samsâra (le cycle du monde) est souffrance ». (Ramana Maharshi, entretien 28 du 4-2-1935).
 
 

Dernière mise à jour : 10-10-2023 10:50

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