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Le COMME SI, la Vérité super Carotte Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 22-10-2023 09:38

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Administrateur, Aiguille, Amour, Carotte, Celtes, Conformité, Dragon, Banques, Consommateur, Dehorscratie, Eau, Ego, Fascisme, Gate gate, Gaulois, Homéopathie, Horticulture, Humain, Hiéroglyphe, Judéo-maçonnerie, Laïcité, Libération, Limite, Marxengelsisme, Nation, Or, Penser, Racine du mal, Réel, République, Robot, Saisie, Simplicité, Transparent, Trou, Utotalitarisme, Vacuité, Valeur, Washingtonisme, Westminsterisme, Winner, Woke, World Economic Forum, Xalemme

 
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Le COMME SI, la Vérité super Carotte
tel le messianisme comparable à un messie
qui ne doit jamais arriver ou être « mangée »
telle la carotte attachée à distance de
la tête de l’âne pour le faire avancer (1)
un COMME SI qui devrait, OH PARADOXE, bannir
le mot ”réalité” qui fait autant de ravages
que le mot ”liberté”, parce qu’ils se
résument au mot OPINION (2).
 
« ”Que penses-tu de ceci, Subhûti : le Tathâgata [ici signifie : ”Qui vient de nulle part et ne va nulle part”] se trouve-t-il en possession de quelque réalité de bouddha complètement révélée dans l’Éveil insurpassable, authentique et parfait ?
- Certes non, Bienheureux. Le Tathâgata ne se trouve pas en possession de quelque réalité de bouddha complètement révélée dans l’Éveil insurpassable, authentique et parfait”.
Le Bienheureux acquiesça :
”Il en est ainsi, Subhûti, il en est bien ainsi, car dans cet état on ne peut concevoir la moindre réalité. En conséquence, on ne fait que parler d’Éveil insurpassable, authentique et parfait” ».
(Soûtra du Diamant, chapitre 22).

Notes.
1. LE RAPPORT
Timour Leng (ou Timur Lang) a convoqué Nasr Eddin pour une affaire sérieuse.
- Nasr Eddin, tu as acquis, dit-on, la connaissance des mystères. Je voudrais donc que tu me dises ce qu’est une certaine science occulte appelée « ésotérisme », paraît-il.
- Par la barbe du prophète, seigneur, je n’ai jamais entendu parler de cette science-là !
- Eh bien, informe-toi, questionne. Je veux que tu me fasses un rapport là-dessus dans un mois.

Un mois plus tard, Nasr Eddin, qui entre-temps s’est borné à cultiver son jardin et à bichonner son âne comme d’habitude, revient à la cour, mais les mains vides.
- Nasr Eddin, je vois que tu as oublié ce que je t’avais demandé.
- Oublié ? Ô maître du monde ! J’ai parcouru des provinces entières, j’ai questionné les plus grands sages, j’ai lu des centaines de traités. Et qu’Allah me maudisse si je mens !
- Mais alors donne-moi ton rapport. Je ne le vois pas.
- Mon rapport tient en un seul mot !
- Comment ? fait Timour stupéfait, un seul mot pour expliquer toute une science secrète ! Dis-moi donc lequel.
- CAROTTE ! crie soudain Nasr Eddin aussi stupidement que glousse un dindon.
- Comment carotte ? Que signifie cette incongruité ?
- CAROTTE ! répète sur le même ton Nasr Eddin. J’ai appris deux choses sur « l’ésotérisme ». La première, c’est que beaucoup d’ânes s’y intéressent. Le deuxième est que, fort heureusement, la partie la meilleure en est cachée.

[D’après l’édition préparée et présentée par Jean-Louis Maunoury, Phébus Libretto]

RAPPEL :
Le Hodja (Nasr Eddin Hodja) serait un « fou voyant », car il s’ingénie à faire tomber les murs, à ouvrir des perspectives inattendues. Il révèle à tout un chacun des paysages inaperçus, quand bien même ces paysages se révèlent être, eux aussi, de notre monde. Le Hodja, fou non dément, est considéré comme un « illuminé », comme un Bienheureux. Je le vois proche des Taoïstes. La lumière dérangeante qu’il projette sur les choses lui vient d’ailleurs. Il peut alors apparaître dans certaines traditions comme divin. Par sa simple malice il donne la grâce de comprendre.
De plus il a toujours le dernier mot, personne ne peut en rajouter ! Même si c’est de la déraison, celle-ci prévaut sur la raison résonnante et trébuchante ! On ne peut être que pétrifié par son aplomb inébranlable. Même les plus puissants perdent tout leur pouvoir face à lui. Impossible de l’avoir, ou de lui faire la leçon ; il se charge de se la donner lui-même.

Les récits les plus forts de Nasr Eddin Hodja nous paraissent ceux qui jouent non pas du registre de la subversion sociale ou morale, mais sur celui, infiniment plus dérangeant, de la subversion du sens, présentant la raison ordinaire comme une aberration, voir comme une folie, et la folie apparente comme la raison suprême.
Le Hodja est souvent face au tyran de son époque : Timour (Tamerlan) en personne. Aux côtés de ce monarque absolu, le Hodja par son « apparente idiotie » en met plein la vue au souverain, à tel point qu’il échappe tout le temps au bourreau dont le menace Timour. Le vrai roi c’est le Hodja !

2. OPINION : « J’appelle OPINION toute conception de l’Être en soi issue de l’expérience de l’existant [dans le spatio-temporel]. Dans cette vision des choses, aucune doctrine ne peut être immuable [ou dite ‘universelle’] parce qu’elle a sa source dans la chronologie tueuse, dans l’histoire. Donc la doctrine communiste [et démocratique liée aux conflits d’intérêts] est perpétuellement fluante, souple, se pliant aux circonstances. De là ses contradictions toujours imprévues qui déroutent les Occidentaux, et qui pourtant n’en sont pas dans la morphologie de la pensée communiste. Doit-on conclure qu'elle n'est pas axée sur de l'immuable ? Non. Le communisme tourne toujours autour d'un postulat :

« Nos sens physiques et l'expérimentation scientifique étant les seules voies par lesquelles l'homme prend conscience de tout ce qui existe, et étant donné comme vérité de sens commun qu'il ne peut y avoir contradiction dans la vérité, les schèmes abstraits par lesquels nous intellectualisons le connu ne doivent pas être contradictoires. Là où deux opinions sont contraires, une seule est bonne et l'autre doit disparaître ; ou toutes deux ont tort et une troisième doit les éliminer par dépassement dialectique ». La méthode par laquelle s'accomplit cette sélection des opinions s'appelle le « matérialisme dialectique historique et scientifique ».

Pourquoi historique ? Parce que la perception de l'existant s'accomplit dans le temps, dans l'histoire. C'est le temps qui a créé l'univers.

Pourquoi scientifique ? Parce que la matière étant la source de toutes choses, l'homme est nécessairement, lui aussi, issu de la matière. La méthode scientifique qui vaut pour la matière, vaut donc également pour la connaissance de l'homme. L'homme devient donc un objet pour l'homme. L'homme qui possède comme objets un ou d'autres hommes est celui qui est reconnu comme possédant le mieux la doctrine, et l'homme-objet possédé est celui qui se reconnaît ignorant de la doctrine et qui consent à se laisser former, fabriquer, par son possesseur qu'il reconnaît comme ayant pénétré plus avant dans les arcanes de la matière et du temps. Ainsi, le communisme ne fait que conduire à ses dernières conséquences logiques le règne de l'opinion, aboutissant à une religion et une mystique renversées, en creux, au renoncement volontaire de l'homme à sa liberté propre.

Tout homme qui a foi en un terminus du processus dialectique, en des « lendemains qui chantent », et qui chanteront quand l'homme aura enfin trouvé sa vie communielle avec le cosmos, quand il aura enfin trouvé le contact vivant avec ses sources les plus profondes qui sont dans la matière, quand il aura bouclé la boucle, que l'Oméga aura rejoint l'Alpha, tout homme qui a la foi communiste est prêt à sacrifier, non pas son intellect, essence ontologique dont il ne peut pas plus se séparer qu'il ne peut se couper la tête, mais tout son savoir, c'est-à-dire tous les accidents-connaissance qui ont pris chair autour de l'intellect-essence ». (D’après Jean Coulonval : Synthèse et Temps Nouveaux, écrit de 1960).

OPINION = CROYANCE, LAÎCITÉ :
« Les êtres puérils ont des opinions qui les poussent à croire et à s’attacher [LOI DE SUCCION] à l’essence [cause] des phénomènes et à l’essence individuelle [”atteindre la libération”] dans ce corps de pesanteurs [le plomb, la gravité]. Ils se saisissent du ‘moi’ et du ‘mien’, ce qui leur permet de dire : ”je vois”, ”j’entends”, ”je sens”, ”je goûte”, ”je touche”, ”je connais”, ”je mange”, ”je fais”, ”je suis souillé”, ”je suis purifié”, et, plongés dans la confusion, ils produisent des facteurs de compositions.
Ceux qui ont parfaitement compris la réalité telle quelle se dégagent entièrement de ce corps de pesanteurs, et toutes les passions [possessions-opinions] ayant perdu leur soutien, ils atteignent un corps pur, libre d’élaborations [la fameuse amélioration, le ”mieux” qui actuellement débouche sur le transhumanisme anglo-américain], inconditionné et qui n’est le produit d’aucune action manifeste. Voilà, Manjushrî, l’essentiel de ce qu’il convient de retenir.
[…]
Ceux qui adhèrent aux opinions liées à ce corps de pesanteurs
S’attachent au ‘moi’ et aux objets [l’actuelle aliénation capitaliste marchandises]
Et pensent que leur ‘moi’ voit, mange, agit
Est affligé ou bien purifié [telle la mode actuelle du ”développement personnel”].
Ceux qui connaissent la réalité telle quelle
Se dégagent de ce corps de pesanteurs,
Et acquièrent un corps pur, libre de toutes élaborations et incomposé
Où les passions [opinions] ne trouvent plus d’appui ».
(Soûtra du Dévoilement du sens profond, chapitre 10).
 
 

Dernière mise à jour : 22-10-2023 09:53

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