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Peur, Ennuis Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 06-01-2018 00:19

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Appareil, Banques, Brighton, Cadeau, Capitalisme, Champignon, Chimère, Chrétien, Christ, Civilisation, Diable, Dieux, Dragon, Drogue, Dualité, Eau, Égalité, Ego, Empire, Épine, Estragon, Évolution, Fractale, Gentil, Goulag, Gratuit, Guerres, Histoire, Huile, Instant, Japon, Juif, Laïcité, Langage, Liberté, Loi, Loser, Lucifer, Lumières, Maçon, Mahométan, Médecine, Mental, Microbes, Multiculturalisme, Musiques, Opinion, Orgie, Ouvrier, Païens, Paix, Personne, Pierre, Peste, Peur, Porc, Porte, Radicalisme, Raison, Réalité, Religions, République, Réseaux, Sacrifice, Satan, Seuil, Simple, Socialisme, Société, Sommeil, Spiritualité, TAO, Technique, Templiers, Terrorisme, Thermodynamique, Train, Transhumanisme, Universel, Valeur, Vaisseau, Vérité, Vide, Vin, Winner

 
 
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Peur, Ennuis
ne surgissent que dans la dualité,
quand il y a un autre que soi-même.
Quand on réalise qu’il n’existe pas
de second, il n’y a plus de
raisons d’avoir peur.
Peur = peur de l’autre,
de ce qu’il peut faire,
dire ou penser, surtout penser !

L’être humain moderne, celui des
10.000 ans de la voie de l’Agriculture,
s’est enfermé dans la Chute :
obligation de travailler pour
« gagner sa vie », donc en esclave de l’autre.

Société du confort et du spectacle, société de la dictature EN MARCHE (1)
 

La Bhagavad-gîtâ fut enseigné pour l’action. Arjuna refusait de combattre. Krishna lui dit : « Aussi longtemps que tu refuses de combattre, tu éprouves le sentiment d’être l’auteur de tes actes. Qui es-tu donc pour agir ou refuser d’agir ? Renonce à l’idée que tu es l’auteur de tes actions [ce que j’appelle « Cour »(2)). Jusqu’à ce que cette idée disparaisse tu es obligé d’agir. Tu es manipulé par un Pouvoir supérieur. Tu le reconnais, d’ailleurs, en refusant de t’y soumettre. Au lieu de cela, reconnais ce Pouvoir et soumets-toi à lui comme son instrument. Autrement dit, même si tu refuse, tu seras forcément poussé vers Lui. Au lieu d’être un ouvrier récalcitrant [rebelle], soit un ouvrier docile [donc Cour, directe]. Reste plutôt établi dans le Soi et agis conformément à la nature sans penser que tu es l’auteur de tes actes. Alors, les conséquences de ceux-ci ne t’affecteront pas. Cela est virilité et héroïsme ».
Ainsi, « demeurer dans le Soi » est l’essence de l’enseignement de la Gîtâ. En référence à l’entretien 58, où R. Maharshi termine par : « Les mots possèdent une force qui agit immanquablement le moment venu [ce qui rappel Lao-tseu] ».
 
PEUR : coagulation ou fixité, paralysie, ARRÊT (comme une ”maison d’arrêt”). Peur : obnos en gaulois, voir le vieil irlandais essamain, le gallois ehofn, le breton ehaffn (hardi, sans peur), etc. Remonte à une forme ounos, cf. le vieil irlandais uath (effroi), issue d’un plus ancien pou-, d’où vient le latin pauor (peur). (Réf. Dict. Français-Gaulois, de J.-P. Savignac).
« En argot, on emploie parfois le terme « frigidaire » ou « frigo » pour désigner une cellule de prison ou un cachot » (wikipedia, article frigidaire).
PEUR : avancer à reculons, aller en avant sans aucune envie ou plutôt avec une envie de fuir.

La Peur dans l’entretien 96 : « Qui a peur ? Tout cela est dû à l’habitude d’identifier le corps avec le Soi. Si l’expérience de la séparation entre le corps et l’esprit se répète souvent, elle vous deviendra familière et la peur cessera ».

Dans l’entretien 146 : mental et peur n’existent pas : « Le mental ne peut pas se tuer lui-même [paradoxe de la Réalisation du Soi]. Par conséquent, ce que vous avez à faire, c’est rechercher la nature réelle du mental. Vous découvrirez alors qu’il n’y a pas de mental. Quand on est à la recherche du Soi, le mental n’est nulle part. Quand on demeure dans le Soi, on n’a plus besoin de s’inquiéter du mental. […]. La peur n’est qu’une pensée. S’il y avait quelque chose d’autre que le Soi, il y aurait lieu d’avoir peur. Qui est celui qui voit quelque chose d’autre, extérieur à lui-même ? C’est l’ego qui s’élève en premier et qui considère les objets comme extérieurs. Si l’ego ne s’élève pas, le Soi seul existe et reste sans second (sans manifestation extérieure). Toute chose extérieure suppose UN SPECTATEUR INTÉRIEUR [c’est moi qui souligne]. En cherchant à l’intérieur, tout doute, toute peur - non seulement la peur, mais toutes les autres pensées centrées sur l’ego - disparaîtront en même temps que celui-ci. […]. Toutes les mauvaises qualités gravitent autour de l’ego. Quand l’ego a disparu, la Réalisation se produit d’elle-même. Il n’y a ni bonnes ni mauvaises qualité dans le Soi. Le Soi est libre de toutes qualités. Les qualités ne relèvent que du mental. Le Soi est au-delà de toute qualité. S’il y a unité, il y a aussi dualité. Le nombre un donne naissance aux autres nombres. La vérité n’est ni un ni deux. Elle est comme elle est. […]. L’ego est comme notre ombre sur le sol. Tenter de l’enterrer serait une sottise. Le Soi n’est qu’un. S’il est limité, c’est l’ego. S’il est illimité, c’est l’Infini, la Réalité. […]. La Réalité, c’est simplement la perte de l’ego. Détruisez l’ego en cherchant son identité. Parce que l’ego n’est pas une entité, il disparaîtra automatiquement et la Réalité resplendira spontanément d’elle-même ».

Et plus loin : « Il n’y a pas de plus grand mystère [l’oubli du Cour (2)] que celui-ci : Nous cherchons à atteindre la Réalité alors que NOUS SOMMES la Réalité. Nous pensons que quelque chose nous cache notre Réalité et qu’il faut le détruire avant d’obtenir cette même Réalité. C’est ridicule. Un jour viendra où vous rirez vous-même de tous les efforts passés. Et ce qui sera le jour où vous rirez est déjà ici et maintenant. […]. Dans le Yoga-vâsishtha il est écrit : « Ce qui est réel nous est caché, mais ce qui est faux se révèle à nous comme vrai ». En fait, la seule chose dont nous faisons l’expérience, c’est la Réalité ; pourtant nous ne le savons pas. N’est-ce pas la merveille des merveilles ?
Le recherche « Qui suis-je ? » est le glaive  qui sert à trancher l’ego ».

« CESSEZ D’ÊTRE LE CONNAISSEUR, ET CE SERA LA PERFECTION ».
(R. Maharshi, fin de l’entretien 147)
Il dit dans le même entretien : « Le ”tout” relève encore du mental puisque c’est le connu et l’inconnu qui forment le ”tout”. Ce n’est que lorsque vous aurez transcendé le mental que vous demeurerez le pur Soi ».

Nirvana du Bouddha, c’est quoi ?
- Maharshi : La perte de votre individualité.
- Question : Je redoute cette perte [comme la peur de guérir]. Ne peut-il y avoir de conscience humaine dans le Nirvana ?
- Maharshi : Y a-t-il deux soi en votre cas ? Considérez votre expérience du sommeil et dites ce que vous en pensez.
- Question : Je pense qu’il serait possible de conserver la conscience individuelle en nirvana. La perte de l’individualité me fait peur [explique un Américain, le Dr. Hand].


Dans l’entretien 202 : « La peur de la mort se présente seulement après que la pensée ‘je’ est née. […]. La cause en est l’identification du Soi avec le corps. Tant qu’elle existera, il y aura peur.

Dans l’entretien 397 : « Le désir de dormir et la crainte de la mort naissent quand le mental est actif, et pas dans les deux états en question. Le mental sait très bien que le corps persiste pendant le sommeil et réapparaît à l’état de veille. Aussi le sommeil est-il accueilli sans crainte et la joie de l’existence non corporelle est-elle recherchée [s’envoyer en l’R ou dans les nuages…]. Par contre, le mental n’est pas sûr de réapparaître après la soi-disant mort, d’où son appréhension de celle-ci ».

Fin de l’entretien 423 : « La personnalité [si culte ou mode dans cette culture du narcissisme] est la cause première des activités extérieures [monde si matérialiste maintenant]. Elle doit disparaître pour que le Suprême puisse être atteint [ce qui évidemment ne rapportera pas au capitalisme et aux banques de la City de Londres…] ».

Dans l’entretien 567 : « Chacun sait aussi que le corps disparaît à la mort. En raison de l’idée « Je suis le corps », la mort est redoutée comme si elle était la perte de soi-même. La naissance et la mort ne relèvent que du corps ; mais elles sont superposées au Soi, créant l’illusion que la naissance et la mort sont en rapport avec le Soi.
Dans son effort à vaincre la naissance et la mort, l’homme s’adresse à l’Être suprême afin d’être sauvé. C’est ainsi que naissent la foi et la dévotion envers le Seigneur. […] L’abandon total est le seul chemin. C’est pourquoi l’homme s’abandonne à Dieu. L’abandon consiste à s’abandonner soi-même [être Cour (2)], et à renoncer à toutes ses possessions pour le Seigneur de Miséricorde. Alors que reste-t-il à l’homme ? Rien - ni lui-même ni ses possessions. Le corps, susceptible de naître et de mourir, ayant été offert au Seigneur, l’homme n’a plus besoin de s’inquiéter à son sujet. Naissance et mort ne peuvent plus dès lors engendrer la terreur. La cause de la peur était le corps qui désormais ne lui appartient plus. Pourquoi aurait-il peur ? Et où se trouve l’identité de l’individu pour qu’il soit encore effrayé ?
Ainsi le Soi est réalisé et la Félicité en découle.

Entretien 572 : peur de la mort commune à tous, et qui ne sert aucun but utile. « Au moment de la mort, l’homme est totalement dominé par les tendances latentes du mental, si bien qu’il meurt d’une mort ordinaire. La peur de la mort l’empêche d’arriver au détachement et de se livrer à une investigation appropriée ».
 
 
Notes.
1. C’est une évidence, monde de la peur (obsession du sécuritaire), monde du contrôle tout azimut des Terriens : La « liberté de penser » devenant la reine (depuis Galilée, la Réforme, l’imprimerie et l’apothéose de 1789), par ce fait, elle signait son arrêt de mort, car il est évidemment impossible à n’importe quel étatisme et son gouvernement d’accorder à chacun le droit de ne pas être d’accord. Alors, oui, en mode évolutionnisme, la dictature va se renforcer. La « démocratie » n’a JAMAIS EXISTÉ jusqu’à présent, elle est la plus fantastique illusion de toute l’histoire de l’humanité avec le « pouvoir du peuple ». Le sens réel du mot démocratie ne peut exister que s’il y a disparition totale et définitive de TOUT L’ÉTATISME et par conséquent de tout cancer du pouvoir.
La « liberté de penser » ou « libre arbitre » n’existe que par l’ego ou mental, ou corps, c’est pareil. « Mais la Sagesse transcende l’un et l’autre, car le Soi est au-delà de la connaissance et de l’ignorance ».
Un seul « chef » : le Soi, la Seule Réalité. C’est surement de « l’absolutisme », mais depuis des millénaires, il n’existe plus d’autre solution, vu que le Soi est notre état naturel…

2. ÊTRE VIDE OU COUR : être Maât, directe : « Dirigez donc votre regard vers l’intérieur et il deviendra absolu. Une fois cette conscience absolue réalisée, dirigez votre regard vers l’extérieur et vous découvrirez que l’Univers n’est pas séparé de l’Absolu réalisé », (R. Maharshi, entretien 311).
 
 

Dernière mise à jour : 06-01-2018 00:39

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