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Appa-rence = Constante, Paraître Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 31-03-2019 00:19

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Apocalypse, Apparence, Banques, Capitalisme, Carotte, Catastrophe, Chimère, Christ, Confort, Contrat, Corps, Démocratie, Dépendance, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Étoile, Gnostiques, Gratuit, Histoire, Humain, Information, Innocence, Instant, Intérêt, Jardin, Juif, Langage, Liberté, Lucifer, Maux, Méditation, Mental, Miroir, Morale, Mort, Mot, Nature, Occident, Oligarchie, Opinion, Orient, Panique, Paradis, Pierre, Plume, Porte, Ptah, République, Réseaux, Rien, Sagesse, Simple, Social, Soi, Sophisme, Souffrance, Spiritualité, TAO, Temps, Vérité, Vide, Vieux, Viol, washingtonisme, Yokaï

 
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Appa-rence = Constante, Paraître
le Paraître : le double.

S’il y a bien une chose à la mode du paraître,
ce sont bien les médias et leur politisme hystérique !
 
 
APPÂT : manne, mouche, amorce, carotte et appât du gain et du pouvoir d’achat. Appât des noms-les-formes, ainsi que l’on nomme ce que la conscience visuelle perçoit, de même que ce que perçoivent les conscience auditive, olfactive, gustative, tactile et mentale, soit ce qu’on appelle : sons, odeurs, saveurs, les tangibles et les objets mentaux. Tout ce qui est APPA-RENCE : Le magicien ne s’entoure d’illusion qu’aux yeux du social ou d’autrui, et non à ses propres yeux, a fortiori s’il n’est autre que la déité même (actuellement la City de Londres) ! Le « pouvoir d’achat » est ce magicien même, sa baguette ce sont les banques.
 
Ensuite vient le CONFORT, ce que j’appelle concept, constante : invention des noms-les-formes des apparences. Ainsi en nommant : éléphants, chiens, chevaux, hommes, femmes, expriment l’appa-rence dans un système qui tend à les FIXER SANS CHANGEMENT POSSIBLE (ça deviendra des constantes ou « vérité », ou des « faits », des « arguments », de « l'histoire », des « preuves » des « références », de l’historicisme ayant eu lieu une « première fois » (causisme). HISTORICISME = DESTIN (quelque chose DEPUIS).

Comme l’exprime si bien le Lankâvatâra : « Alors, comme les noms-les-formes et apparences, de même que les consciences, ne sont, DEPUIS TOUJOURS, JAMAIS ÉLEVÉS [c’est moi qui souligne], j’appelle cette réalité « Ainsité » [le EST, le CELA, sans temps, sans cause donc sans effet] ».

Ainsi le Réalisé vivant établi dans l’Ainsité atteint le Vide dégagé de toute représentation ou appa-rence, constante, par laquelle il peut s’élever jusqu’à la Félicité en s’éloignant à jamais des vues fausses (des copies et des causes) et des mauvaises destinées. IL ENTRE ALORS DANS LA RÉALITÉ EXTRAMONDAINE (hors de cette mode du social et de la dualité) où toute chose est transparence, pur et fluide et mûre ; constatant que tout ressemble à une illusion ou appa-rence magique, il réalise la nature des activités de sa Sagesse parfaite.
Par-delà toute conjoncture ou supposition, le Réalisé progresse jusqu’à la non-différence entre connaissance-ignorance. Un fois « là », l’Énergie libre se déploie dans son absolue et le Réalisé est devenu un Ainsi-Venu. Il manifeste alors des corps pareils à des reflets de la lune dans tous les plans d’eau et, se réglant sur les désirs et les goûts des êtres, il leur enseigne le TAO (Dharma). « Chacun de ses corps est très-pur, libre du mental et de la conscience mentale, et, revêtu de l’armure de l’immense serment [quatre vœux immenses de l’Éveil], il accomplit ses dix vœux inépuisables ».

NOMS-LES-FORMES = F(R)ICTIONS : constructions mentales temporaires (variant selon les époques). Ce ne sont que des opinions variants au grès des apparences dans le monde des accidents. Suivant ces accidents ou circonstances les ignorants à la vue des variétés et diversités des apparences imaginent qu’ils ont un moi, lequel « possède » toutes ces choses et s’y projette pour s’attacher à leurs « formes » (leur contact par les sens). Alors la sagesse du Soi s’en trouve recouverte par la couverture et sociale, et de l’opinion, d’où ne s’élèvent plus que désir, colère, impatience et ignorance, tous des poisons qui fabriquent et conditionnent tous les actes et de nos jours les pouvoirs d’achat.
À l’image du ver-à-soie qui tisse son cocon, ils s’enferrent dans leurs idées fausses et tombent dans les destinées de l’océan des morts et des renaissances (samsara). Ignorant que les choses sont comparables à des illusions magiques, à des mirages, des reflets de la lune dans les flaques et étendues d’eau, qu’elles ne sont que des perceptions au sein de leur cerveau qui s’y élèvent au grès des idées fausses ou opinions, et qu’en rien ne peuvent les affecter les opinions de sujet et d’objet, de même que la naissance, la durée et la cessation. Ils préfèrent croire que les choses sont des créatures de Dieu, du temps, des atomes ou de la Nature Primordiale qui évoluent en fonction de leur noms et de leur appa-rence.

Non, non, le mystique de la Connaissance ne se masturbe pas dedans ! (hénonisme), sinon, il est encore dans la dualité, dans l’ego (1). La connaissance n’est pas le spatio-temporel, même en nano-machin de seconde entre ceci et cela, car il faut être libéré de toute passion ou attraction, ou désir ; libéré de toute pensée qui font naître le désir ou l’excitent, MAIS MÊME DES PENSÉES PURES ; alors on atteint ou plutôt : ON RE-TROU-VE LE SOI-INSTANT. C’EST ALORS QUE LA NON-FIXATION SE PRODUIT : DÉPASSER CE POINT ET SE RETROUVER DANS LE VIDE ABSOLUE OU NUDITÉ ABSOLUE (que même un physiciste ne verra jamais à travers ses loupiotes). C’est une définition de la SIMPLICITÉ. Pour RE-trouver cette Simplicité, le Réalisé vivant doit AVOIR DÉPASSÉ TOUTE CONNAISSANCE D’UN NOM-LA-FORME PARTICULIER. DÈS LORS, CETTE PLONGÉE DANS L’INFINI DEVIENT UNE « IGNORANCE INFINIE ». On la retrouve aussi bien chez les Païens que chez les Chrétiens, donc aussi chez les Occultistes ou Hermétistes.

MENTAL QUI SE DÉPASSE LUI-MÊME ET AINSI EST COMME N’AYANT JAMAIS EXISTÉ = EAU PRIMORDIALE.

L’objet connaissable est indéfinissable par essence, non identifiable par essence. Si un humain tente de lui coller un nom-la-forme, C’EST LA CHUTE ; car on n’atteint quoi que ce soit que si on fait en soi la vacuité de la Vacuité (la non-pensée de la Vacuité). À cet Origine universel, l’Âme ne peut plus que rencontrer elle-même, C’EST-À-DIRE QU’ELLE N’EXISTE PAS OU N’A JAMAIS EXISTÉ (voir la page Maharshi 264).

Ce Rien du Tout est décrit dans cet entretien 264 de Ramana Maharshi. Ce ‘Je’ décrit par Coulonval et Olivier Clément : l’Ainsité. Si l’objet connaissable n’est jamais identifiable, on ne peut le « saisir » qu’en excluant du mental toute identification ou représentation particulière, toute forme, alors au terme de la retrouvaille du Vide, il faut bien que l’Âme s’identifie avec le ‘Je’, Dieu ou le Soi, la Vérité, la Foi, la Conscience infinie, le Centrum Centri, etc., selon le point de vue de chacun ici-bas L’Âme ne saisissant plus qu’elle-même, sa PURE ESSENCE, EST « COMME » DIEU. EST DIEU.

PAÏENS ET CHRÉTIENS ONT LA MÊME CONCLUSION : L’ÂME VOIT DIEU EN SE VOYANT, COMME UN MIROIR :
Le Libéré Vivant ou Réalisé Vivant est comparé au reflet dans un miroir sans tâche dans un autre miroir semblable. « Que peut-on trouver dans un tel reflet ? Le pur akasha [éther, ou Lumière de la Conscience]. De même, la Félicité reflétée du jnâni [Sage, Bienheureux] représente la véritable Félicité (ânanda).
Ce ne sont là que des mots. Il suffit que la personne devienne antamukti (tournée vers l’intérieur). Les shâstra [écritures sacrées] ne présentent pas d’intérêt pour ceux dont le mental est tournée vers l’intérieur. Ils sont destinés aux autres ». (Ramana Maharshi, entretien 513).

LUMIÈRE DE LA CONSCIENCE = BLANC DE L’INSTANT.

Comme le principe du Yoga Vasistha : « Détachement à l’intérieur et attachement à l’extérieur ou au appa-rence », les premiers Chrétiens ne faisaient pas de différence entre vie active et contemplation. Leur essentielle était d’imiter le Christ-Jésus, et de pratiquer la charité envers Dieu et envers les humains (Renoncement ou Putréfaction) comme le Christ-Jésus en avait donné l’exemple.
La contemplation ou méditation en l’état actuel de ce monde semble incompatible avec le social si collant actuellement (le macronisme est proprement du saint simonisme ou machinisme social inhérent au 18è siècle et à l’utilitarisme si développé dans l’Encyclopédie de Diderot, macronisme ou MÉRITOCRATIE [« À chacun selon ses capacités, à chaque capacité selon ses œuvres », dit St-Simon] ; le saint simonisme est le fils direct de l’Encyclopédie, tant y est décrite la technique de cette époque, qui ne pouvait que témoigner de l’intérêt que ce courant de pensée ou égrégore accordait aux choses de la production et donc du capitalisme et de cette mode du social).
Voir la page : Méditation et Pieu. Mais, comme dans le principe du Yoga Vasistha, la méditation ou contemplation ne doit pas être divisé entre elle d’un côté et la vie active de l’autre.

DANGER DU SOCIAL : L’UNIVERS ENTIER EST AMENÉ À L’EXISTENCE ET RECRÉÉ D’INSTANT EN INSTANT PAR LA PARTICIPATION DE CEUX QUI Y « VIVENT », DONC QUI LE FABRIQUE, SOIT PAR LES ACTIVITÉS MENTALES ET LES PENSÉES DE TOUTES LES FORMES DE VIE, Y COMPRIS PAR UN GRAIN DE POUSSIÈRE. À force de penser à l’eau, l’antilope finit par apercevoir et fabriquer un mirage. De même qu’un concept longtemps (temporel) entretenu intérieurement finit par devenir visible et par s’offrir à la vue des autres comme réelle, ainsi le nom-la-forme de ce monde surgit-il à partir des conceptions entretenues intérieurement par le mental.

Oui, je suis d’accord avec Cornélius Castoriadis (L'Institution imaginaire de la société) que le social est une BARBARIE, une sauvagerie même, quand on voit l’état de la civilisation humaine et son environnement !!! « Le monde moderne a fait une grande découverte avec le bulletin de vote. Il n’y a trouvé qu’un moyen de perpétuer les vicissitudes de l’histoire des relations humaines », dit avec ironie Hyacinthe Dubreuil, dans : J’ai fini ma journée. Le premier des « socialistes » n’est pas Claude-Henri de Rouvroy de Saint-Simon, mais le CHRIST-JÉSUS.

Ce RIEN qui va formant-former, noms-et-formes en univers et son social : l’âme individuelle qui va tomber dans l’ego, se trouve par la suite à se transformer dans la fascination de son auto-engendrement et en pire, en un corps grossier et lourd.
L’ÂME INDIVIDUELLE EST PLUS QUE JAMAIS PRISONNIÈRE DU COMMERCE MONDAIN, à la façon d’un corps tombé dans un puits profond, ou du cri d’une voix enfermée à l’intérieur d’une cavité en forme de cassette. L’âme individuelle sous l’emprise de l’ignorance qui lui fait oublier sa Vraie Nature, ne peut plus se rapporter à elle-même autrement qu’en se portant vers l’extérieur à la faveur de ce qu’elle va nommer « objectivité » qui va susciter la formation de la sensorialité qu’elle va pour son malheur investir toute entière, la pluralité et l’extraversion des sens. Voir la Katha Unanishad II, 1, 1 : « L’Être autonome ayant percé leurs orifices (khâni), a fragmenté les sens. Ils se portent VERS l’extérieur : la vision de l’homme se trouve détournée de par leur extraversion ; elle ne se porte plus vers l’intérieur, dans le Soi. Or, il arrive qu’un sage, épris d’immortalité, les yeux révulsés vers l’intérieur, contemple le Soi essentiellement tourné vers l’intérieur, résidant en son intime [Centrum Centri] ».

[En haut de page : dessin d’Honoré Daumier]


Note.
1. PHÉNOMÈNE OU ILLUSION DE L’EGO : se prend pour une unité auto-référée qui prétendra s’appartenir en propre, comme l’auteur et son « droit d’auteur » et s’affirmera comme un centre autonome, une individualité, en disant ‘je’, ‘moi’, OU QUI LE CROIRA, sans le dire, en agissant comme ‘je’, C’EST-À-DIRE DE LA PURE F(R)ICTIONS (frictions avant tout parce que seulement opinions et débats et polémiques qui par principe n’ont pas de fin… mais sont totalement stériles).
L’ego est une fiction de la conscience, un leurre. « Les mots ”mérites”, ”démérites”, ”rémanence”, ”âme individuelle active” sont des synonymes. Ils désignent un produit de l’imagination, non une réalité. Ils ont été imaginés spontanément dans un jugement d’existence de l’intellect lui-même imaginé à partir de et à l’intérieur de la Conscience infinie. LE « MOI » N’A AUCUNE RÉALITÉ, IL EST IMAGINAIRE. Aussi dans le Yoga Vasistha ce « moi » est dessaisi de sa fonction classique de principe d’individuation dans le philosophisme indien au profit de l’imaginal d’Henry Corbin : une imagination créatrice transcendantale en son inassignable jaillissement…
 
 

Dernière mise à jour : 31-03-2019 00:54

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